Abbaye de Mormant

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Abbaye de Mormant
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbaye / Commanderie
Protection Logo monument historique Classé MH (1989, bâtiment)
 Inscrit MH (1989, hopital, vestiges)
Géographie
Pays France
Région Champagne-Ardenne
Département Haute-Marne
Ville Leffonds
Coordonnées 47° 58′ 46″ N 5° 07′ 19″ E / 47.979455, 5.12196247° 58′ 46″ Nord 5° 07′ 19″ Est / 47.979455, 5.121962  

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Abbaye de Mormant

L'abbaye de Mormant (également orthographié Morment) est une ancienne commanderie située au lieu-dit du même nom, entre les communes françaises de Richebourg et de Leffonds, dans l'actuel département de la Haute-Marne.

Plus qu'une abbaye, par essence même lieu fermé au monde extérieur, Mormant se place dans la lignée des hôpitaux-hôtellerie de chemin que comptait la France du Moyen Âge.

L'origine étymologique probable du terme « Mormant » viendrait du latin mollimentum, adoucissement, soulagement.

Bien qu'isolé sur le grand plateau calcaire aride du centre haut-marnais, ce site est très ancien.

Placé en effet le long d'une route très fréquentée depuis l'antiquité, Mormant a, au cours des âges, toujours eu vocation de maison hospitalière, servant de relais pour les voyageurs.

L'abbaye de Mormant, dont les premières mentions remontent au début du XIIe siècle, a connu bien des vicissitudes au cours de son existence. Gérées par les moines augustins pendant presque un siècle, elle passera brièvement entre les mains des Templiers puis à celles des Hospitaliers.

Transformé en centre agricole de rapport par ces derniers, le site tombe peu à peu en ruine à l'époque de la Renaissance. Comme bien national, il sera enfin vendu en plusieurs lots sous la Révolution française.

Malgré cette histoire complexe et le peu de bâtiments encore existants, le site de l'abbaye de Mormant reste un des sites majeurs des hôpitaux de chemin en France.

Un site, le long d'un chemin riche en histoire : de la Via Agrippa à la Via Francigena[modifier | modifier le code]

Le site de l'abbaye de Mormant est longé, dès l'époque gallo-romaine par un des axes antiques majeurs du nord de la France, la voie romaine MilanLyonBoulogne-sur-Mer, appelée Via Agrippa.

Cette viae publicae, voie publique ou prétorienne, attribuée à Agrippa, gendre de l'empereur romain Auguste, aurait été mise en chantier vers 40 à 37 avant J.-C. Elle passe par Besançon, Langres et Reims et figure sur la célèbre Table de Peutinger, copie moyenâgeuse des itinéraires romains. Pour faciliter les déplacements des voyageurs, de l'administration et du service des postes, l'administration romaine mit en place sur ces grands axes des relais permettant l'accueil et le gite : les mutationes (tous les 10 à 15 km) et les mansiones (tous les 3 mutationes).

Bien qu'aucune découverte ne l'atteste, l'abbaye de Mormant tient peut-être son origine dans une de ces haltes, tombées en ruine à l'époque des grandes invasions. Une grande majorité de ces bâtiments n'a pas survécu au temps, victime du vandalisme mais surtout de la désaffection par les voyageurs de routes devenues fortement dégradées et dangereuses à cause du brigandage incessant.

Mais, à l'époque carolingienne, le retour à un calme relatif contribuant à un essor des échanges va voir à nouveau les gens voyager.

L'Église va alors, par l'intermédiaire de ses monastères, s'approprier ces chemins et transformer en grande partie les infrastructures restantes en hôpital-hôtel afin de pourvoir au bien-être de ces nouveaux voyageurs, les pèlerins.

Vignerius cite ainsi dans ses Chroniques Lingones « quelques unes des stations érigées par les empereurs sur les levées romaines pour abriter les légions prétoriennes avaient été converties en hôtellerie pour les pacifiques pèlerins du christianisme ». La vieille voie romaine qui longe le site de Mormant devient alors le chemin emprunté par l'un des trois grands pèlerinages catholiques d'alors : le Pèlerinage de Rome, sur le Tombeau de Saint Pierre.

Cette route, c'est la Via Francigena. Elle s'appelle également le chemin de Rome ou cheminum Romered, le chemin romeret emprunté par les romets.

En 990, Sigéric le Sérieux, archevêque de Cantorbéry, de retour de Rome où il a reçu le palium du pape, décrit avec détail dans un manuscrit cet itinéraire de 1 700 km qui le ramène en Angleterre. Mormant se situera alors entre l'étape qu'il fera à Humes, près de Langres et celle de Blessonville, à l'époque grosse bourgade, à 12 km du site.

La création de l'abbaye : Hubert de Broyes et les chanoines[modifier | modifier le code]

À l'époque des premières croisades, entre 1095 et 1099, Hugues (Herbert) II Bardoul de Broyes-Chateauvillain gratifie de nombreuses donations cet hôpital-église de chemin destiné à recevoir les pèlerins et à secourir les pauvres : il devient la Maison-Dieu Sainte Marie de Mormant, en 1121.

Il est placé sous le contrôle spirituel de l'évêque de Langres, Hugues de Montréal et confié à une communauté de chanoines observant la règle de Saint Augustin.

Il est constitué à l'origine d'un long bâtiment, l'hôpital réfectoire. Il servira provisoirement d'hôpital pour les malades et d'hôtellerie pour les pèlerins, en attendant la construction, vers le milieu du XIIe siècle de la Maison Dieu qui abritera sous le même toit la chapelle Saint-Nicolas et la salle des malades (« sous le même toit étaient placés le Christ et ses membres souffrants, les pauvres »), avec un cimetière attenant.

À la fin du XIIe siècle existait un logement des convers indépendant, en dehors de l'enclos monastique. Un domaine agricole permet alors de subvenir aux besoins en nourriture des chanoines, des frères et sœurs convers, des malades et des hôtes de passage.

Des difficultés surviennent assez rapidement et conduisent l'évêque de Langres Hugues de Montréal, avec l'autorisation du Pape Honorius III à donner à Guérin, maître des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem la relève de la gestion du site en 1225, sous le mandement du comte de Champagne Thibaud IV. L'accord prévoyait la promesse de continuer à exercer l'hospitalité et à respecter les droits de l'église de Langres.

Les Hospitaliers n'ayant pas tenu cette promesse, le Chapitre de Langres et le maître de Mormant entrent en conflit. Ce dernier porte l'affaire en cours de Rome. Le Pape Grégoire IX est obligé d'annuler cette cession en 1227.

L'hôpital de Mormant reprend sa règle antérieure. En 1263, le Pape champenois Urbain IV demande une réforme et le maître devient abbé.

Malgré ces volontés de changement et ces tentatives de réforme, l'échec du fonctionnement pousse le pape Boniface VIII, le 7 avril 1300, dans une lettre envoyée du palais du Latran à confier les destinées de Mormant à l'ordre des Templiers. Leur mission est de « restaurer la maison de Morment, ruinée par la négligence et l’incurie de ses abbés et chanoines, ruinée tant au spirituel qu'au temporel ».

Les templiers à Mormant : un court passage[modifier | modifier le code]

Les templiers mettent alors en place ce système qui leur est propre et qui a prouvé son efficacité dans une multitude d'autres sites. Leur mission à Mormant se rapproche beaucoup de celle qui était la leur à la création de l'ordre, en 1120 : la garde des voies et chemins et grandes routes de pèlerinage, « contre les brigands, pour le salut des pèlerins ».

La commanderie était gérée par un précepteur, le frère chapelain assurant quant à lui le service divin dans les chapelles, participant à la réception de nouveaux frères et les guidant spirituellement.

À Mormant, comme dans chaque commanderie, on pouvait trouver une chapelle, un logis avec cuisine et réfectoire, un dortoir, une salle du chapitre et des communs, avec plus spécifiquement ici l'hôpital hôtellerie.

En octobre 1307, sur ordre du roi Philippe IV le Bel, les Templiers sont arrêtés et leur procès commencera deux ans plus tard. Un des précepteurs de Mormant, Laurent de Beaune, sera ainsi jugé et subira le supplice du feu aux côtés du grand maître de l'ordre, Jacques de Molay, le 18 mars 1314.

Entre temps, le 2 mai 1312, au regard de la bulle Ad Providam, le pape Clément V ordonne le transfert des biens et terres de l'ordre du Temple à l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Mormant redevient une possession des hospitaliers.

Certains auteurs attribuent la possession de Mormant aux Templiers dès la mise en place de la Milice des Pauvres Chevaliers du Christ, en 1120. Lors du commencement de son procès, Jean de Chateauvillain déclare effectivement avoir été reçu en la maison de Mormant – Domus templi de Mormentum per fratum de Belna, la maison templière de Mormant par frère de Beaune. Cette déclaration mentionne cependant des évènements tardifs dans le temps car les actes de l'abbaye ne mentionnent nulle part, entre 1120 et 1135 les termes templi, fratibus, milicie templi, couramment usités chez les templiers.

D'autre part, le témoignage d'un des frères Templiers reçu en cette maison en 1304, interrogé lors d'un procès en 1311, indique à propos de Mormant que les templiers venaient de l'acquérir de novo acquisita lors de son passage.

Mormant, maison hospitalière[modifier | modifier le code]

À la chute de l'ordre du Temple, les Hospitaliers prennent possession de l'abbaye de Mormant et y établissent leurs religieux. Ils la conserveront jusqu'à la Révolution française.

L'ensemble des anciennes propriétés des Templiers dans la région de Champagne du sud sera alors réorganisé et regroupé en 10 grandes commanderies (Mormant, le Corgebin, Thors, Esnouveaux, Bonnevaux, Braux, Arbigny, Beauchemin, Ruetz et Saint-Nicolas de Langres).

Pendant la guerre de Cent Ans (1337 – 1453), le site, isolé et mal protégé est abandonné par ses occupants pour le site plus sécurisé de l'actuel Leffonds-le-Haut sur lequel ils avaient bâti une forteresse.

Ils assurent le service religieux de Leffonds et Mormant mais abandonnent leurs fonctions premières, l'accueil et le soin des pauvres et des pèlerins, moins nombreux en ces périodes incertaines.

À la fin du XVe siècle, avec la fin des troubles, les Hospitaliers réinvestissent le site, complètement ruiné. Ils donnent une autre orientation au site en y créant un domaine foncier de rapport dont l'objectif est de pourvoir au financement de l'ordre des Hospitaliers.

L'hôpital servira un temps d'écurie puis une restauration et une rénovation complète vont alors transformer le site.

Il est d'abord fortifié, divisé en deux cours ceinturées par de hauts remparts avec canonnières : la petite cour (la partie conventuelle et la maison forte) et la grande cour (le domaine agricole).

On trouvait dans le domaine agricole des granges et écuries, le logis des métayers, un colombier, un four à pain. On y accédait par un grand portail avec entrée charretière et piétonnière.

Une maison abbatiale est érigée entre l'hôtellerie–réfectoire et la Maison-Dieu. Bâtisse à étage sur deux caves, flanquée d'une tour carrée et défendue par des bouches à feu, c'est une véritable maison forte qui communique avec l'étage de la Maison-Dieu, avec ses cellules et autres pièces.

Au début du XVIe siècle, une vaste église est également reconstruite par le nouveau commandeur Pierre de Bosredon, l'église Sainte-Marie avec deux chapelles (Saint-Marcoul et Saint-Antoine). L'ancienne Maison-Dieu est alors reconvertie en cellier.

La Révolution française et la fin de l'abbaye[modifier | modifier le code]

La première étape du démantèlement de l'abbaye intervient entre 1772 et 1775, quand les Hospitaliers décident de diviser les biens entre les commanderies de Beauchemin et Bonnevaux.

Le mauvais entretien de l'église entrainera, lors de ce démembrement, la disparition de sa nef. Il ne restera plus que le chœur qui sera lui aussi détruit ultérieurement.

Sous la Révolution française, l'abbaye et ses biens sont confisqués pour être loués ou vendus comme bien nationaux. À cette même époque, en 1792, le grand Prieuré de France est dissous.

La Maison forte, symbole de la puissance des Hospitaliers, sera détruite au début du XIXe siècle.

L'abbaye de Mormant se transforme alors en exploitation agricole privée, ce qu'elle est encore aujourd'hui.

Principaux maîtres, précepteurs et abbés de Mormant[modifier | modifier le code]

Nom du maître, abbé ou commandeur Dates
AUGUSTINS
Herbert ou Hubert 1121
Raimbaud 1126 - 1136
Ebrard 1150
Nicolas I 1157
Guyard 1176
Nicolas II 1190
Colin 1202
Pierre 1204
Arnaud 1217
HOSPITALIERS
Guérin 1225
AUGUSTINS
André 1231
Josselin 1247
Laurent 1260
Amédée 1266
TEMPLIERS
Laurent de Beaune[1] 1300-1303
Guillaume de Lorraine[2] 1305-1307
HOSPITALIERS
Jean de Lalandelle[3] 1331
Pierre de Bosredon[4] 1506-1513
Robert d'Achey[5] 1547
François Pied-de-Fer[6] 1547

Les possessions et dépendances de l'abbaye de Mormant[modifier | modifier le code]

Outre ses propres propriétés foncières de rapport (forêts, terres cultivables) et son bâti, Mormant a possédé, hors de ses murs et à divers moments de son existence, plusieurs maisons, hôpitaux et autres biens et parmi lesquels :

La maison de Beauchemin est placée sur l'axe antique Langres / Reims, à l'embranchement de la voie qui part vers Sens. Elle connut une évolution au fil des siècles. Probable mansio gallo-romaine, c'était déjà un hôpital sous Charlemagne. Elle dépendait de Mormant, tant par l'investiture du prieur que pour la juridiction spirituelle et sa garde. Elle sera templière au XIIe siècle avant que l'évêque de Langres Joceran de Brancion ne la confie aux Hospitaliers.

  • Bonnevaux

La ferme de Bonnevaux, à Jonchery, près de Chaumont, est située sur l'abord immédiat d'un carrefour de voies romaines. Probable ancien mansio, Mormant y construit un hospice qui a connu des donations dès 1140.

La commanderie y possédait une carrière exploitée au XIIIe siècle.

Une seigneurie, la Genevrouse, est confiée aux Templiers en 1150. Après 1240, elle deviendra dépendante de Mormant.

L'hôpital Saint-Nicolas, hôtellerie et hôpital fondé en 1170, dépend de Mormant en 1213. Construit hors de l'enceinte au début du XIIe siècle, il intègrera celle du XIVe siècle. Il sera annexé en 1269 à la commanderie de la Romagne.

Les hospitaliers de Mormant ont construit au XIVe siècle une forteresse à Leffonds-le-Haut.

Pendant la période templière de Mormant, l'abbé de Saint-Étienne de Dijon, Milo, leur attribut une maison seigneuriale et ses dépendances, l'église et les dîmes de Marc et d'Ormancey. Une légende rapporte que, sur le territoire de Marac, une forteresse templière, La Vesvres, fut également donnée en 1188 par Milo à Mormant. Elle se situait à peu de distance de l'embranchement des deux grandes voies de Langres vers Bar-sur-Aube et Auxerre. Elle fut détruite sous les ordres de Philippe IV le Bel. Elle constituait un ensemble de 44 mètres sur 55, avec 4 tours d'angle, avec douves et pont-levis. Mais ce n'est qu'une légende totalement erronée[7].

Le village d'Epillant, en ruine aujourd'hui, se situait entre Richebourg et l'abbaye. Cette dernière en récupérera les dîmes au début du XIIe siècle. Suite à la récupération de l'usage de ses bois par Mormant, le village sera le centre d'un conflit entre l'abbaye et celle de Molesmes.

  • Rochevilliers

Lieu-dit de la vallée de la rivière Suize, vers Chaumont. Grosse exploitation agricole.

  • Ferme de Bugey

Exploitation agricole donnée aux religieuses de Vauxbons en 1374.

L'abbaye de Mormant aujourd'hui[modifier | modifier le code]

En 1982, une association a été créée : L'Association "L'abbaye de Mormant revivra".

Son objectif est de mieux faire connaître et de valoriser le site de Mormant. Au-delà de la poursuite des recherches historiques, elle s'attache également à organiser des fêtes à thématique moyenâgeuse, des visites guidées ou des découvertes pédagogiques pour les scolaires, à présenter des expositions et à publier des revues et brochures.

Elle est à l'origine de la création d'un sentier de découverte du site qui amène le promeneur sur les points importants de l'abbaye. Fléchage et bornes thématiques lui permettent de mieux appréhender l'importance historique du lieu. Ainsi, de nos jours, les visiteurs peuvent voir sur le site de l'abbaye :

  • Le bâtiment de la Maison-Dieu, appelée encore « grange dîmière ». Elle est remblayée sur environ 1,80 mètre et est composée de quatre travées. Les trois travées primitives sont voutées sur croisée d'ogive sculptées de 3 tores retombants sur des chapiteaux à la corbeille sculptées de symboles végétaux et géométriques. La dernière est voutée d'ogive, sa clef étant historiée aux armes de l'Ordre des Hospitaliers.

Au premier étage du bâtiment, on trouve des cellules et un dortoir. Dans l'une de ces cellules, on trouve sur l'un des murs une fresque datée de la fin du XVIe siècle et représentant une Vierge de Piété.

  • Le bâtiment de l'hôtellerie-hôpital, constitués de deux longues nefs voutées en berceaux cintrés reposant sur 21 colonnes. Les arcades, formées d'un seul rouleau en pierre de taille, déterminaient les espaces pour les malades. Sa face nord est éclairée par cinq fenêtres et compte trois portes.
  • Le caveau du commandeur, originellement creusé sous l'église, à l'est de la Maison-Dieu. Il présente quelques fragments du cénotaphe, débarrassé de ses ornements.
  • Les ruines de la maison forte.
  • Les ruines de l'enceinte, avec quelques pans assez bien conservés, avec porte et bouche à feu.

Le site est classé : Le bâtiment de la Maison-Dieu fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [8]. Il est la propriété de la commune de Leffonds.

L'ancien hôtellerie-hôpital, les vestiges du mur d'enceinte et le caveau du commandeur de Bosredon sont inscrits en totalité à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques par arrêté du 21 juillet 1989[8]. Ils sont propriété privée.

Galerie de photographies de l'abbaye de Mormant

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent de Beaune, précepteur sergent et Julien de Dinisel, frère Chapelain
  2. Guillaume de Lorraine, précepteur frère chevalier et Étienne, frère chapelain
  3. Jean de Lalandelle, maître de Mormant et de Grosse Sauve
  4. Conseiller du Roi Louis XI et de Charles VIII. Chevalier de Rhodes, neveu du grand maître, il est désigné commandeur de la Romagne, en Bourgogne. En 1511, il devient Prieur de Champagne et commandeur de 16 commanderies (Avalleur, Beaune, Bures, Castres et Nancy). Ses armoiries sont bien visibles à Mormant où il meurt en 1513. Il est alors enterré dans un caveau visible à ce jour.
  5. grand prieur de Champagne
  6. commandeur de Beaune, Bures et Epailly
  7. Alain Catherinet, « La maison-forte du bois des Vaivres à Marac », Bulletin de la société de Sciences Naturelles et d'Archéolgie de la Haute-Marne, vol. XIV, no 84,‎ , p. 206 à 215
  8. a et b « Notice no PA00079132 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • Brochure de l'association L'Abbaye de Mormant revivra
  • Le site Web de cette association.
  • « Mémoires de la [[Société académique d'agriculture, des sciences, arts et belles-lettres du département de l'Aube]], 1894. Notes sur la commanderie de Thors et la seigneurie de Vernonfays par Henri Labourasse. », sur gallica BNF (consulté le 29 mai 2014)
  • Collectif, Chroniques de Champagne, mémoire sur les archives de la Haute-Marne, p. 169.
  • Cahiers Haut-marnais, N° 62 et 63, Archives départementales de la Haute-Marne.
  • Bulletin de la Société des sciences naturelles et d'archéologie de Haute-Marne, n° 167.
  • Écho du Val de Gris, les Templiers de Mormant et sa région N°2/3/4 de 1969 et N° 1/2/3/4/5 de 1970.
  • COURTEPEE, Description générale et particulière du Duché de Bourgogne, tome IV, 1781, p. 573.
  • Delphine MARIE, Les Templiers dans le diocèse de Langres – des moines entrepreneurs au XIIe et XIIIe siècle, éditions Dominique Guéniot, 2004 (ISBN 978-2-87825-260-6).
  • Abbé DUBOIS, Histoire de l'abbaye de Morimond, diocèse de Langres, 1852, p. 360.
  • Jean RICHARD, Les Templiers et les Hospitaliers en Bourgogne et Champagne du sud au XIIe et XIIIe siècle, Thorbecke éditeur, 1980.
  • Jean-Claude CZMARA, Sur les traces des Templiers en Haute-Marne, Saint Paul Imprimeur, 2005.
  • P. Jacobus VIGNERIUS, Chronicus lingonense, p. 111.
  • Base Mérimée, ministère de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]