Abbaye Saint-Pierre-les-Dames

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Abbaye Saint-Pierre-les-Dames
Image illustrative de l’article Abbaye Saint-Pierre-les-Dames
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbaye
Rattachement Bénédictines
Début de la construction VIIe siècle
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne
Département Marne
Ville Reims
Coordonnées 49° nord, 4° est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Abbaye Saint-Pierre-les-Dames

Géolocalisation sur la carte : Marne

(Voir situation sur carte : Marne)
Abbaye Saint-Pierre-les-Dames

L'abbaye Saint-Pierre-les-Dames est une ancienne abbaye féminine bénédictine de Reims aujourd'hui disparue. On attribue sa fondation à saint Remi[1], au début du VIe siècle et les premières constructions d'importance à saint Nivard au siècle suivant.

Historique[modifier | modifier le code]

En haut à gauche : l'enceinte de l'abbaye en 1776.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le premier monastère féminin de Reims, dû à sainte Clotilde et saint Rémi, date des débuts du VIe siècle. C'est probablement dans celui-ci que sainte Beuve entame sa carrière religieuse un siècle plus tard avec l'appui de son frère saint Baudry. Ce monastère étant hors les murs, celui-ci fait construire une maison intra-muros pour mettre les nones à l'abri des agressions. Vers 655, saint Nivard, évêque de Reims et beau-frère de Childéric II roi d'Austrasie qui siège en cette ville[réf. nécessaire], fait rebâtir l'abbaye dédiée à la Vierge et à saint Pierre[2].

À son décès, son frère, saint Gombert, fonde un autre monastère Saint-Pierre, également féminin, à une autre extrémité de la ville[3] dit monastère d'en-bas par opposition au précédent. En dépit de travaux consacrés à la question[4], les historiens peinent encore à dissocier les destinées des deux institutions[5]. Cependant, l'histoire ne retient qu'une abbaye Saint-Pierre parmi les trois abbayes bénédictines de Reims au Moyen Âge à côté de Saint-Remi et Saint-Nicaise pour les hommes[6].

Malgré ces incertitudes, les sources s'accordent pour faire de sainte Beuve puis sa nièce sainte Dode les deux premières abbesses du monastère féminin.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Stèle de Cécile de st-Lambert décédée le 13 septembre 1340, Musée Saint-Remi de Reims.

Marie de Guise (1515-1560), reine d’Écosse, y fut enterrée. Sa fille Marie Stuart y fait de fréquents séjours après la mort de son époux, François II, roi de France, alors que sa tante, Renée de Lorraine en est l’abbesse. C'est de là qu'elle part pour embarquer définitivement vers l'Écosse depuis Calais le 15 août 1561[7].

Elle avait manifesté le désir d'être enterrer à Saint-Pierre-les-Dames mais, après son accession au trône, son fils Jacques VI d'Écosse le fit déplacer à l'abbaye de Westminster où il repose à dix mètres de celui de sa cousine Élisabeth.

Catherine de Lorraine (1552-1596) reposait en l'église de l'abbaye.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'église de l'abbaye est détruite pendant la Révolution et les derniers vestiges des bâtiments abbatiaux sont dispersés en 1919 lors de la reconstruction de Reims. L'abbaye se situait à environ 300 mètres au sud-est de la cathédrale[8].

Une des rues qui longeaient l'abbaye porte encore le nom de rue Saint-Pierre-les-Dames ; elle débouche sur l'actuelle place Godinot (dédiée au chanoine Godinot) anciennement place Saint-Pierre-les-Dames.

Possessions[modifier | modifier le code]

Depuis le moyen-age, l'abbaye possède une seigneurie à Hermonville, composé en 1749 de 24 à 25 maisons répandues dans différents endroits et mêlées avec les autres seigneuries. L'église est dans l'étendue de sa juridiction, ainsi que la place au-devant et le cimetière et la maison seigneuriale, à main gauche de l'église[9].

Quelques images[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste François Géruzez, Description historique et statistique de la ville de Reims, Reims, Paris, Châlons, 1817, p. 196.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Ancien plan de l'abbaye sur le site de la médiathèque de l'architecture et du patrimoine du ministère de la Culture.

Notes et références[modifier | modifier le code]