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7e régiment de tirailleurs sénégalais

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7e régiment de tirailleurs sénégalais
Image illustrative de l’article 7e régiment de tirailleurs sénégalais
insigne régimentaie du 7e régiment de tirailleurs sénégalais

Création 1926
Dissolution 1958
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment de tirailleurs sénégalais
Rôle Infanterie
Garnison Dakar
Guerres Seconde Guerre mondiale

Le 7e régiment de tirailleurs sénégalais (7e RTS) était un régiment français, faisant partie des troupes coloniales. Il est stationné au Sénégal de 1926 à 1960.

Création et différentes dénominations

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  •  : création du 7e régiment de tirailleurs sénégalais (7e RTS)[1]
  •  : devient 7e régiment mobile de tirailleurs sénégalais (7e RMTS)[1]
  •  : redevient 7e régiment de tirailleurs sénégalais (7e RTS)[1]
  •  : renommé 67e régiment d'infanterie de marine (67e RIMa)[1]
  •  : dissous[1]
  •  : formation du groupement d'administration des personnels isolés/67e régiment d'infanterie de marine (GAPI/67e RIMa)[1]

Colonels/chef-de-brigade

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  • 1947-1949 : colonel Bazillon

Historique des garnisons, combats et batailles du 7e RTS

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Entre-deux-guerres

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Le régiment est créé le [1] à partir du 4e RTS stationné au Sénégal. Il est en garnison à Dakar et Rufisque et parmi ses missions figure la défense du point d'appui de la flotte à Dakar[2].

Seconde Guerre mondiale

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Le il devient 7e régiment mobile de tirailleurs sénégalais puis reprend son nom le [1]. Il est conservé au sein de l'Armée d'armistice, loyale au régime de Vichy[2].

Après le ralliement de l'Afrique française aux Alliés, il reste au Sénégal[2] mais fournit des troupes pour l'Armée de la Libération : ainsi son IIe bataillon passe tout entier au 18e RTS[3]. Fin 1944, le 7e RTS, toujours cantonné à Dakar et Rufisque, participe à l’opération de répression de la manifestation du camp de Thiaroye[4].

De 1945 à nos jours

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Le 7e RTS n'est pas dissous et conserve ses garnisons après la guerre. Le , il est renommé 67e régiment d'infanterie de marine. Il est finalement dissous le [2] et incorporé dans la nouvelle Armée de terre sénégalaise[5].

Le , le groupement d'administration des personnels isolés (GAPI) reçoit ses traditions et prend l’appellation de groupement d'administration des personnels isolés/67e régiment d'infanterie de marine[1]. Cette unité, stationnée à Rueil-Malmaison, est dissoute au début du XXIe siècle et devient le groupement de soutien du personnel isolé, cessant de garder les traditions du 67e RIMa/7e RTS[6].

« Un fort du Sénégal bistre à deux tours parlongues dont l’ouverture en trapèze laisse apparaître une carte de l’AOF d’argent, une mer bleue et cinq têtes contournées de Sénégalais coiffés de la chéchia rouge, flanquées de quatre baïonnettes d’or. Le fort brochant sur l’ancre de la coloniale d’or et portant en chef les signes 7e RTS »

La porte symbolise Dakar, porte de l'Afrique, gardée par cinq tirailleurs sénégalais[1],[2].

Approuvé par le commandement en août 1939, l'insigne est mis en fabrication en mars 1941. Il n'est homologué qu'en octobre 1952. Les couleurs varient selon le fabricant[1].

Après avoir conservé cet insigne[1], le GAPI/67e RIMa fait homologuer un nouvel insigne en 1994[7].

Personnalités ayant servi au régiment

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Notes et références

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  1. a b c d e f g h i j k et l Henri Vaudable, Histoire des troupes de marine, à travers leurs insignes : Des origines à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, Service historique de l'armée de terre, (ISBN 978-2-86323-092-3, lire en ligne), p. 51
  2. a b c d et e Jacques Sicard, « Les tirailleurs sénégalais et leurs insignes, 1919-1946 », Militaria Magazine, no 114,‎ , p. 45-51
  3. Gilles Aubagnac, « Le retrait des troupes noires de la première armée à l'automne de 1944 », Revue historique des Armées, vol. 191, no 2,‎ , p. 34–46 (DOI 10.3406/rharm.1993.4244, lire en ligne, consulté le )
  4. Julien Fargettas « La révolte des tirailleurs sénégalais de Tiaroye », Vingtième Siècle. Revue d'histoire 4/2006 (no 92), p. 124
  5. Alassane Dramane, « Armées sénégalaises : Le pas cadencé des premières troupes », sur KEWOULO, (consulté le )
  6. Antoine Champeaux, « Le patrimoine de tradition des troupes indigènes », Revue historique des Armées, no 271,‎ , p. 89–106 (ISSN 0035-3299, lire en ligne, consulté le )
  7. Gervais Cadario, « Terre : Insignes homologués de juillet 1994 à septembre 1995 », Revue historique des Armées, vol. 201, no 4,‎ , p. 136–139 (lire en ligne, consulté le )
  8. chap. III « L’École militaire préparatoire africaine (EMPA) de Dakar-Bango », dans Abdoulaye Bathily, Passion de liberté : Mémoires, Éditions Présence Africaine, , 758 p. (ISBN 9782708709898, lire en ligne), p. 121-178

Liens externes

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Articles connexes

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