Élections municipales turques de 2014

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Élections municipales turques de 2014
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Recep Tayyip Erdogan.PNG Parti de la justice et du développement – Recep Tayyip Erdoğan
45,31 %
Kemal Kilicdaroglu.png Parti républicain du peuple – Kemal Kılıçdaroğlu
25,59 %
Devlet Bahçeli VOA 2015 (cropped).jpg Parti d'action nationaliste – Devlet Bahçeli
17,63 %
Selahattin Demirtaş (cropped).jpg Parti de la paix et de la démocratie – Selahattin Demirtaş
4,64 %
Carte électorale
Carte

Les élections municipales turques de 2014 (2014 Türkiye Cumhuriyeti Yerel Yönetimler Seçimi) se sont tenues le afin d'élire les maires (Belediye başkanı) des 3 000 communes de Turquie.

Le premier ministre Recep Tayyip Erdoğan a donné au scrutin une envergure nationale en appelant les électeurs à trancher à cette occasion le différend qui l'oppose aux défenseurs du Parc Gezi[1].

À Ankara, une cinquantaine de partisans de l'AKP ont débarqué dans un bureau de vote de Keçiören. Armés de barres de fer et de couteaux, leur attaque fait une dizaine de blessés. Leurs véhicules ont ensuite été retrouvés devant le siège de campagne de l'AKP[2].

Avec 45 % des voix, l'AKP est en recul par rapport aux élections législatives de 2011 (50 %). Mais la formation islamo-conservatrice fait mieux qu'au scrutin municipal de 2009 (38 %). Le zones de forces de l'AKP recoupent le plateau anatolien et les grandes métropoles. À l'inverse, le Parti républicain du peuple (CHP), héritier du kémalisme, conserve ses bastions sur le pourtour de la mer Egée et de la Thrace. Sur la troisième marche du podium, le Parti d'action nationaliste (MHP) consolide son implantation en Anatolie centrale. Tandis qu'au sud-est du pays, le parti kurde accentue son hégémonie[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. AFP, « Erdogan relance l'épreuve de force face à la détermination des manifestants », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  2. « Grâce à « Melih le fou », l’AKP garde la haute main sur Ankara », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 23 juin 2019)
  3. Tancrède Josseran, « Erdogan en vert et contre tous », Conflits : histoire, géopolitique, relations internationales, no 2,‎ , p.6.