Église protestante de Spa

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Église protestante de Spa
Image illustrative de l’article Église protestante de Spa
Présentation
Culte Protestant
Rattachement Église protestante unie de Belgique
Fin des travaux 1877
Style dominant Néogothique
Protection Bâtiment de grande valeur du Centre ancien protégé
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Ville Spa
Coordonnées 50° 29′ 40″ nord, 5° 52′ 04″ est

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Église protestante de Spa

L’église protestante de Spa, située rue Brixhe, est un édifice religieux protestant, classé comme « bâtiment de grande valeur du centre ancien »[1] de la ville de Spa, dans la province de Liège.

Historique[modifier | modifier le code]

Les premières réunions de protestants à Spa sont mentionnées en 1562. Elle se tiennent chez la famille Collin[2]. Les idées nouvelles se propagent rapidement dans la région, à Liège, dans le duché de Limbourg, à Verviers, dans le Pays d'Outremeuse et le Marquisat de Franchimont [3]. En 1562 Thomas Watlet, du village de Becco près de Theux, à 10 km de Spa, partisan du réformateur Zwingli, est brûlé à Liège[4]. Il avait été arrêté quatre ans plus tôt. En 1565 les organisateurs du Compromis des Nobles, alliance formée dans les Pays-Bas espagnols pour atténuer les ordonnances de Philippe II contre le protestantisme, se réunissent discrètement à Spa sous prétexte d'y prendre les eaux. Mais leur requête est rejetée par le roi, des troubles éclatent, prélude à la guerre de Quatre-Vingts Ans contre la monarchie espagnole, aboutissant en 1581 à l'indépendance des Provinces-Unies au nord, les Pays-Bas du sud restant espagnols et catholiques. Une petite enclave protestante subsiste avec les villes d’Olne et de Dalhem, dans la partie du duché de Limbourg restée sous le contrôle des Provinces-Unies.

En parallèle de ces événements politiques et religieux, le thermalisme se développe fortement à Spa et attire des personnalités de toute l’Europe : Louis IV de Gonzague-Nevers en 1576, Montaigne en 1580, le roi Henri III en 1585, Alexandre Farnèse en 1589, Descartes en 1645, le roi Charles II d’Angleterre en 1654. Suivent le prince et la Princesse d'Orange, la reine Christine de Suède en 1655, le roi du Danemark. Les Anglais sont si nombreux à Spa qu’en 1626 le roi d'Angleterre Charles Ier décide de créer une paroisse anglicane, ce qui ne se concrétisera qu’en 1876. Cette affluence de monarques de différentes confessions chrétiennes est tolérée par le prince-évêque de Liège qui y voit une source de revenus, mais en même temps pour faire face au développement du protestantisme, il fait appel aux Frères mineurs capucins qui installent des communautés à Malmedy en 1617 et à Spa en 1623. Une première chapelle est construite à Spa, puis en 1643 un couvent plus grand. 

Temple de Spa, après ravalement et avec ses nouveaux vitraux (Façade Nord) (2 septembre 2014)

En 1715 les Pays-Bas du Sud passent des Habsbourg d'Espagne aux Habsbourg d'Autriche. Le tsar Pierre le Grand est à Spa en 1717. Ce 18e siècle, âge d’or de Spa, voit des touristes catholiques, protestants et anglicans, fréquenter les thermes en bonne intelligence. Comme le décrit le baron von Pöllnitz dans ses "Amusemens des eaux de Spa", ils parlent entre eux de sujets religieux de manière éclairée et courtoise. Cependant les curistes protestants et anglicans n'y disposent pas de lieu de culte. En juillet 1781 l'Empereur Joseph II passe trois jours à Spa et la décrit comme le "Café de l'Europe".

Le 12 novembre de la même année il signe l’Edit de Tolérance, en vertu duquel "il est permis aux protestants de bâtir des églises dans les emplacements au choix desquels les Magistrats ou Gens de Loi auront donné leur approbation, à condition, néanmoins que ces édifices n'aient aucune apparence extérieure d'église... et qu'il n'y ait ni clocher, ni cloches, ni sonneries en manière quelconque...Les Protestants jouiront tranquillement dans ces édifices de l'exercice privé de leur culte, et leurs Ministres pourront librement se transporter chez les malades de leur communion, pour les consoler et assister pendant leurs maladies. Les Protestants seront admis désormais à la Bourgeoisie de toutes les villes, ainsi qu'aux corps des Métiers ; et enfin aux grades académiques des Arts, du Droit et de la Médecine dans l'Université de Louvain, sur le même pied que les autres sujets de Sa Majesté à l'effet de quoi les Magistrats, ainsi que les différentes facultés de l'Université, sont autorisés à accorder pour chaque cas, les dispenses requises... Ces résolutions de Sa Majesté... tendent directement au bien public en général, à l'avantage du commerce en particulier et surtout à étendre les limites de la charité chrétienne". En 1782  un nouveau cimetière, plus grand est à construire. "Le magistrat prenant en considération le concours des différentes nations qui séjournent chaque année à Spa" y annexe  "un cimetière particulier et des caveaux" pour les Réformés[5]. En réalité ce cimetière en comprenait trois : un pour les catholiques, un pour les protestants et un mausolée pour le protestant William Cockerill (qui s'était établi à Spa à la fin du XVIIIe siècle), son épouse et six de leurs descendants[6]. (Le plus célèbre d'entre eux, leur fils John Cockerill, qui avait installé à Spa une usine de cardes, fut cependant enterré à Seraing[7]

Mais déjà les idées révolutionnaires arrivent à Spa. Dès le mois d'août 1789 des troubles éclatent, le Prince-Evêque s'enfuit, c'est le début de la Révolution liégeoise. En 1797 l'ordre des Capucins est supprimé à Spa et le couvent, désaffecté. Une partie de ce couvent est alors mise par les Français à la disposition des Réformés et des anglicans pour leur culte.

En 1815 le Congrès de Vienne réunit les Pays-Bas du Sud aux Pays-Bas du Nord. Pendant cette période hollandaise, le couvent des Capucins est vendu[8] et transformé partiellement en hôtel (hôtel Bel Œil). Les protestants y tiennent leur culte et études bibliques, tandis que les anglicans disposent d'une salle au Waux-hall[9]. En 1818 le pasteur Roediger des paroisses de Verviers-Hodimont, Dalhem et Olne, dessert aussi la paroisse protestante de Spa[10]. En 1823 le pasteur Milner Wheeler est installé à Spa pour les offices en anglais. Les cultes en français et en anglais sont alors hebdomadaires.

Stèle à la mémoire de Frédérica Perceval, scellée dans l'entrée de la nef
Stèle scellée dans l'entrée de la nef à la mémoire de Frédérica Perceval

La révolution belge (1830) marque un tournant en matière de liberté des cultes. En 1834 le roi Léopold Ier invite son gouvernement à subventionner le culte anglican. Le 22 & 23 avril 1839, les églises protestantes de Belgique s'unissent et fondent le "Synode des Églises protestantes évangéliques de Belgique"[11] qui comprend les églises d'Anvers, Bruxelles, Dalhem, Dour, Gand, Huy, Liège, Maria-Horebeke[12], Mons, Olne, Pâturages, Rongy, Spa, Termonde, Tournai, Verviers-Hodimont[13]. Le 18 mai 1839, Léopold Ier signe la reconnaissance de ce Synode comme seule autorité ecclésiastique des églises protestantes de Belgique[14][1]. L'église de Spa n'y apparaît plus dans la liste des paroisses membres, cependant que dans l'Almanach administratif et statistique de la Province de Liège et de la Cour d'Appel de Liège elle figure nommément mais comme dépendant de Verviers de même que les églises de Dahlem et d'Olne[15]. Le président de ce synode est alors le pasteur Roediger, pasteur de "l'église française-allemande de Verviers".

Dans les années qui suivent la reconnaissance du culte anglican et celle du culte protestant, les deux communautés vont se développer et chercher à bâtir un lieu de culte.

En 1866 des personnalités anglaises écrivent une requête au Collège des bourgmestre et échevins de Spa pour que soit mise à disposition une parcelle de terrain afin d'y édifier une église anglicane. Diverses suggestions sont émises et finalement, en avril 1872, la commune acquiert un terrain de 61 ares situé au boulevard des Anglais. Les travaux sont adjugés le 10 juin 1872, les architectes sont Habershon and Fawckner (en) de Londres. Mais les subsides promis tardent, et les travaux s'arrêtent en 1873. Quand le problème est résolu et avant que les travaux ne reprennent, un état des lieux est dressé, en mai 1875, par l'architecte et le bourgmestre Peltzer de Spa, lui-même protestant. La construction s'achève en 1876, l'église est consacrée le 3 août de la même année et dédiée à St Pierre et Paul. Ce temple anglican, de style Tudor, était le plus grand de toute l'Europe continentale : parvis, grand portail, des nefs, un chœur avec stalles, baptistère, sacristie, chaire de vérité en marbre, grands vitraux gothiques, rosace et  vitrail monumental flamboyant sur le pignon. Cependant, après la guerre 14-18 les curistes anglais deviennent nettement moins nombreux et le temple est officiellement désaffecté en juin 1956, la paroisse rendant alors à la ville de Spa la disposition du terrain et du bâtiment. Mais on ne lui trouva pas de destination nouvelle. Après l'effondrement du toit en 1966, et celle de la façade principale en 1968, le coût d'une restauration est estimé à 2 millions de francs belges. Le temple est alors démoli, tandis que le lendemain arrive l'avis de son classement par la Commission des Monuments et des Sites[16]

Stèle à la mémoire d'Esther Beamish, scellée dans l'enrtée de la nef
Stèle à la mémoire d'Esther Beamish, scellée dans la nef

Du côté des protestants réformés, l'Église chrétienne missionnaire belge - ECMB, née du Réveil à Genève[17],[18], envoie en 1844 à Spa un colporteur de bibles (JG. Cormeaux) et un prédicateur (M. Sumikrast). En 1846, le Comité de l'ECMB constate qu'"il est difficile d'évangéliser les habitants des petites villes. Quelle tyrannie, le qu'en-dira-t-on exerce sur eux, et dans quelle dépendance ils sont placés les uns vis-à-vis des autres. Ils sont tous, par quelque côté, par quelque intérêt, clients les uns des autres. Le sentiment religieux y est beaucoup plus affaibli que dans les villages et les villageois sont, en général, plus indépendants que les citadins. Ajoutons que la population d'une ville de bains et de jeux, habituée à une dissipation ardente en été, au désœuvrement et à l'ennui en hiver, est particulièrement inaccessible aux choses sérieuses."[19] En 1874 Jean Nicholet (né le 8 août 1819 au Landeron, canton de Neuchâtel en Suisse), pasteur de la paroisse de Verviers-Hodimont, dessert également Spa, secondé par Claire Perceval, une Anglaise, petite-fille de Spencer Perceval, premier ministre de Grande-Bretagne, assassiné en 1812. À partir de 1874 une autre Anglaise, Esther Beamish, qui a entendu parler de son travail, vient régulièrement la rejoindre à Spa. Elle est la fille de Henry Hamilton Beamish, recteur de Lillingston Dayrell[20] en Angleterre. Elles animent des études bibliques et des réunions de prière. La salle de l'Hôtel Bel Œil devenant trop petite pour abriter la communauté, le besoin d'un lieu de culte propre devient pressant. Des fonds sont alors collectés en Grande-Bretagne par Esther Beamish[21]. Pendant cette période, le 3 août 1875, Fr. Perceval décède d'épuisement à Bruges. Le 14 janvier 1876 le terrain est acheté par les consorts Gandry de Londres, Pagny, Anet, Coppeaux et Alexander. M. Anet est le secrétaire général de l'Église chrétienne missionnaire belge. Une église de style néo-gothique est bâtie sous la surveillance de Jean Legros, architecte, inspecteur des travaux de la Ville de Spa. L'inauguration aura lieu le 2 décembre 1877. En 1879 des travaux sont entrepris dans le porche de l'église pour des raisons peu claires. L'artisan signe et date son intervention : Rogister Antoine 1879[22]. Le 29 décembre 1882, sans avoir jamais vu l'église construite, Esther Beamish meurt de la diphtérie à Alger, à l'âge de 43 ans. Suivant ses dernières volontés, écrites de sa main quelques heures avant sa mort, un presbytère est construit sur le terrain de l'église. Il est inauguré en 1887.

Jean Nicholet devient pasteur titulaire de la paroisse de Spa en 1879. Plusieurs services ont lieu chaque semaine dans l'église et sont ainsi décrits :

"Presbyterian Services : Public worship will be conducted in English every Lord's Day during July and August in La Chapelle Evangélique, rue Brixhe, by the Rev. William AFFLECK, B.D., a minister of the Free Church of Scotland. The hours of service are 11 o'clock forenoon, and 1/4 to 4 till 1/4 to 5 afternoon. À meeting for prayer from 11.15 forenoon till 12. Le Service Français continue à avoir lieu, comme d'habitude, le dimanche à 7 heures et demie du soir et le Mercredi à 8 heures du soir. M. Jean NICOLET, pasteur. Gottesdienst in der Deutchen Sprache wird gehalten sonntaeglich waerend Juli und August, in der Evangelischen Kappelle, rue Brixhe, geleitet um halb 10 vormittags, von dem Prediger William AFFLECK, aus Schottland."

Le Pasteur Nicholet restera à Spa jusqu'à son décès le 21 septembre 1893. La paroisse perd alors son indépendance et est rattachée à la paroisse de Verviers de l'Église chrétienne missionnaire belge. Son histoire présente des similitudes avec celle de Spa.

Dès le milieu du XIXe siècle, des colporteurs de Bibles venaient régulièrement à Verviers sous l'impulsion du pasteur Hector Cornet-Auquier, premier pasteur de la toute jeune église de Nessonvaux, fondée en 1847. Il avait été le premier Belge envoyé à l'Oratoire de Genève suivre des études de théologie (L'Oratoire de Genève était la faculté de théologie qui sous l'influence du Réveil s'y était ouverte en réaction à la faculté officielle de tendance rationaliste). Le pasteur Auquier vient tenir des assemblées à Verviers qui dès 1847 sont hebdomadaires. L'église de Verviers est officiellement fondée au sein de l'ECMB en 1849, son premier pasteur est Pierre-Joseph Ledune[23]. En écho à l'analyse de la population de Spa par le Comité de l'ECMB, le pasteur Ledune décrit ainsi la population verviétoise  : "Verviers est une ville connue depuis de longues années par son commerce de draps. Elle compte 25.000 habitants. Située aux portes de l'Allemagne, elle entretient beaucoup de relations avec l'étranger. Les habitants sont affables mais un peu froids, ce qui tient sans doute à la nature de leurs occupations. Ils sont actifs, éminemment calculateurs. En général, tout entiers à leurs affaires, ils ne vous écoutent que quand vous parlez commerce ou industrie. La classe ouvrière, qui est l'immense majorité, est aussi très laborieuse; moins occupée d'entreprises, de ventes et d'achats, elle est plus accessible à l'Evangile. Mais souvent aussi, après avoir reconnu la vérité, on en reste là, parce qu'on craint d'être sans ouvrage. C'est là une excuse commune aux ouvriers… L'incrédulité ou l'indifférence sont aussi de grands ennemis de l'approche de la Parole de Dieu." La première salle de réunion connue de cette église est signalée en 1860 et se situe à un endroit indéterminé sur la place du Palais de Justice. En 1853, P. Ledune devient pasteur de l'église de Verviers-Hodimont et est remplacé par le pasteur Philippe Hoyois. La salle "du Palais" étant devenue trop exiguë, on en inaugure une nouvelle, le 4 mai 1862 sous le pastorat de Alphonse Marrauld à un endroit non connu de la Rue des Reines, puis le 30 mai 1867 une autre encore au 47 Rue Laplanche (devenue Rue de la Montagne) pendant le pastorat d'Alphonse Bonnet. Après son décès en 1870, et pendant près de 21 ans, les pasteurs des églises voisines vont assurer la consulence dont notamment Jean Nicolet. Pendant ces années sans pasteur attitré, la communauté grandit. En 1876 une souscription est ouverte en vue de l'édification d'un temple rue Donckier, il est inauguré le 1er novembre 1878. À cette inauguration assistent notamment le pasteur Nicolet déjà cité (à ce moment pasteur de Chênée et qui deviendra celui de Spa en 1879), et Monsieur Anet, secrétaire général de l'ECMB. Au début des années 1900, sous le pastorat de Georges Perret-Gentil, on lui ajoute une galerie. Mais le temple est excentré et se révèle lui aussi trop petit. Le Consistoire du 6 février 1900 pose la question d'un nouveau temple. Un terrain est acheté 33 Rue Laoureux et un temple sans presbytère y est construit selon les plans de l'architecte Henri Sauveur (membre de la paroisse protestante de Herstal). La pose de la première pierre a lieu 6 avril 1913 et l'inauguration le 16 novembre de la même année [24],[25]. En 2004 une importante restauration générale aura lieu avec l'aide notamment du Gustav-Adof-Werke.  

En 1959 l'ECMB se transforme en "Église réformée de Belgique". Le 30 septembre 1978, entre l'Église réformée de Belgique, l'Église protestante de Belgique et les Gereformeerde Kerken in België (nées en 1894 des Églises reréformées), se tient la réunion constituante de leur fusion en "Église protestante unie de Belgique" (EPUB), laquelle regroupe des communautés qui se reconnaissent héritières de ceux qui ont confessé leur foi dans différents textes de référence : Symbole des apôtres, Symbole de Nicée-Constantinople, Catéchisme de Heidelberg, Confessio Belgica de Guy de Brès, et qui s'inscrivent dans la lignée des Églises issues de la Réforme du XVIe siècle, notamment des communautés réformées, c'est-à-dire héritières de Jean Calvin et de Zwingli, et des communautés luthériennes, héritières de Martin Luther, certaines étant de type traditionnel, ou de type plus confessant ou évangélique, d'autres étant libérales. Au sein de l'EPUB, la communauté de Spa est de type réformé confessant.

La fusion de 1978 règle aussi le statut des bâtiments des anciennes entités : ils restent propriétés des asbl initiales mais leur Conseil d'Administration est dorénavant composé des membres du Conseil synodal de l'EPUB. À Spa, l'église et le presbytère attenant sont propriété de l'asbl Église réformée de Belgique. Il en va de même du temple de la rue Laoureux à Verviers.

En 2006 le temple de Spa devient un oratoire de la paroisse dite "de Verviers-Laoureux & Spa", suite à l'extension du territoire de la paroisse de Verviers-Laoureux sur les communes de Theux et Spa (arrêté royal du 15 février 2006).

Mais l'église et le presbytère se dégradent et dès le début des années 2000 différentes options sont envisagées : vente, démolition, restauration, transformation. Le 21 juin 2009, à la demande du Conseil synodal de l'EPUB présidé par le Dr Guy Liagre[26], Simon Dablemont, président du Groupe de travail Projets[27],[28] se rend sur place et conclut qu'indépendamment des implications financières, les bâtiments sont restaurables. Sous l'impulsion de la communauté locale spadoise, la restauration complète va alors commencer avec notamment une collecte de devis en 2010, et la signature d'un contrat avec l'architecte en 2011.

Plaque officielle de l'inauguaration du 12 septembre 2015
Plaque commémorative officielle de l'inauguration du 12 septembre 2015

Le 9 septembre 2012 le Saint John String Quartet[29] donne, à l'occasion des Journées du Patrimoine[30] un concert qui lance les travaux, lesquels démarrent mi-septembre 2012. La restauration, menée par l'asbl propriétaire, s'opère via un compte de projet ouvert à la Fondation Roi-Baudouin en novembre 2012[31]. Prolongé plusieurs fois, il court jusqu'en juin 2018. Les travaux ont bénéficié à trois reprises de subsides versés par le Gustav-Adolf-Werk (en) (GAW), œuvre diaconale de l'Église protestante d'Allemagne (Evangeliche Kirche in Deutschland; en français : église évangélique en Allemagne) et de sa branche rhénane (Evangelische Kirche in Rheinland-EKIR). Pendant trois ans l'église est un chantier et les cultes ont lieu dans le presbytère mais malgré les difficultés des concerts spéciaux y ont lieu, notamment le 9 novembre 2014, par le Saint John String Quartet à l'occasion du centenaire du début de la première guerre mondiale[32],[33],[34].

Trois ans plus tard, le 12 septembre 2015, l'église, restaurée pour l'essentiel, est inaugurée par Joseph Houssa, bourgmestre de Spa, et Steven Fuite[35], président du Conseil synodal de l'Église protestante unie de Belgique (EPUB), dans le cadre des Journées du Patrimoine[36] avec des intermèdes musicaux interprétés par Pascal Ormancey et Thomas Van Wetteren de l'Ensemble Carpe Diem[37].

Grâce à un subside de 10 000  reçu en avril 2017 du Fonds Richard-Forgeur (fonds logé à l'intérieur de la Fondation Roi-Baudouin et dédié à la sauvegarde du patrimoine de la Province de Liège)[38], la rosace bi-plan du pignon d'entrée est en cours de restauration sous la direction de Jean-Marie Geron, maître-verrier[39].

D'autre part le presbytère, classé "Bâtiment de valeur d'accompagnement" par la Ville de Spa, et qui était inhabité depuis une dizaine d'années, a également été restauré et a pu être loué dès juillet 2013.

Plaque commémorative remerciant les intervenants des travaux de restauration de l'église protestante de Spa
Plaque commémorative remerciant les participants aux travaux

Différentes stèles et plaques commémoratives ont été placées au fil du temps en plusieurs endroits du temple et du presbytère. Elles rendent notamment hommage à Frederica Perceval et à Esther Beamish. Lors de l'inauguration de 2015, deux nouvelles plaques ont été dévoilées : l'une, à caractère officiel, signalant l'appui reçu de la Fondation Roi-Baudouin, l'autre remerciant le Gustav-Adolf-Werke, l'architecte ainsi que les artisans et bénévoles des travaux récents.

Stèle scellée dans le hall du presbytère de Spa

Architecture[modifier | modifier le code]

L'église figure sous la mention d'« immeuble de grande valeur » à l'intérieur du périmètre du Centre Ancien protégé de Spa, lui-même fixé par l'arrêté royal publié au Moniteur belge du 18 décembre 2007. Bâtie en 1876-1877, c'est une réplique des petites églises anglaises typiques, de style néogothique à une nef. Elle est construite en briques rouges avec de nombreux contreforts en pierre de Bourgogne. Elle est éclairée par quatre paires de vitraux en ogive surmontés de petits vitraux ronds, en différents tons de jaune, placés en médaillons. À l’extérieur, chaque vitrail ogival est surmonté d'auvents et entouré de pierres de Bourgogne. Le pignon d'entrée comprend une rosace et est surmonté d'une croix tréflée de pierre grise. La photo présentée dans la partie supérieure du bandeau de droite représente l'église avant sa restauration.

La toiture de l’église est supportée par une charpente de bois, culminant à 11 mètres de haut. À la base de la charpente est suspendu un jeu de tuyaux horizontaux, se terminant par des aspergeurs (sprinklers), alimentés en eau. Cette eau provenait d’une grande cuve placée au second étage du presbytère attenant, l’objectif étant de pouvoir arroser l’intérieur de l’église en cas d’incendie. Un tel dispositif dans une église est particulièrement rare.

À l’extérieur le toit était recouvert de tuiles d’asbeste. Les anciens vitraux ogivaux, fort décrépis, étaient à petits carreaux carrés de verre sablé et à joints de plomb de mauvaise qualité, le tout maintenu dans un châssis très rouillé.

Remplacement de la couverture du toit et isolation thermique en cours au 15 décembre 2013
Remplacement de la couverture du toit et isolation thermique en cours au 15 décembre 2013

Le plancher était recouvert d’un revêtement protecteur qui lors des travaux de restauration a été enlevé, laissant découvrir les longues planches anciennes de Douglas d’Amérique, en parfait état.

Comme l’édifice était haut et mal isolé, et trop grand par rapport à la communauté locale, une chapelle intérieure y avait été aménagée près de l’entrée. C’était un caisson à plafond bas (2,60 m), thermiquement isolé, occupant un quart de la surface de la nef. Cette disposition permettait un certain confort mais son esthétique laissait à désirer.

Le presbytère, tout comme le temple attenant, est construit en briques rouges sur trois faces (la face Ouest étant en schiste), avec des soubassements de pierre bleue et des contreforts et parements en pîerre de Bourgogne. C'est une maison à 3 pignons (faces Sud, Ouest et Nord, la face Nord étant elle-même à 3 pignons), assez typique des villas de la Belle Époque - nombreuses à Spa - et construite sur 4 niveaux[40] : un niveau de caves afin de résister à l'humidité dues aux sources omniprésentes, caves qui, chacune avec son âtre, servaient de pièces de service, et un rez-de-chaussée réservé à la vie « diurne », composé d'un grand vestibule au pied d'un bel escalier, de 2 grandes pièces de type "salon", bien éclairées par de grandes baies avec volets, à hauts plafonds décorés de rosaces de stuc et loggia sur la façade Sud. Le sol du vestibule, comme celui du porche d'entrée de l'église, est recouvert de carrelages colorés typiques du XIXe siècle. Les deux niveaux supérieurs de cette demeure étaient réservés à la vie « nocturne », le second de ces étages étant inclus dans la toiture, percée de fenêtres-pignon. S'y trouvent 4 grandes chambres à coucher, chacune avec âtre et cheminée, une salle de bain, une lingerie, et un grenier. Ce dernier comportait la grande cuve alimentant en eau les aspergeurs de l'église. Le toit était certainement recouvert d'ardoises naturelles mais ultérieurement la couverture a été remplacée par des tuiles d'asbeste. Pendant plusieurs décennies cette maison, attenante au temple, a hébergé le pasteur, ensuite elle a accueilli des missionnaires revenant en repos. Progressivement elle est devenue pension de famille, gérée par une missionnaire, et finalement elle a servi de conciergerie. En 2009 le presbytère était inhabité depuis une dizaine d'années.

Dans son Rapport de visite des bâtiments de juin 2009, Simon Dablemont mentionne qu' "extérieurement le temple est en bon état" ainsi que les soubassements en pierres et les seuils de fenêtre. Quant aux façades, " elles ne sont pas lézardées ni les murs détériorés". Les superstructures en bois de la toiture ainsi que les corniches et descentes d'eau semblent correctes après "enlèvement de la mousse et des plantes". Gros points noirs : les châssis métalliques "à remplacer", l'absence totale d'isolation thermique des fenêtres et de la toiture, les poutres de support du plancher aux "encastrements vermoulus", l'installation électrique "très élémentaire, à refaire complètement ", l'absence de chauffage, et les revêtements des murs "à refaire entièrement ".

Quant au presbytère, extérieurement « il semble en bon état, sans dégradations préoccupantes », les caves ne sont pas humides. Toit, corniches, descentes d'eau sont dans le même état que ceux du temple. Les portes et châssis, tous en bois, sont « à réparer, peindre ou remplacer. » Les points noirs : pas de doubles vitrages, pas d'isolation du toit, une installation électrique « totalement inadéquate et dangereuse », des sanitaires et des alimentations d'eau « à refaire complètement » car il y a notamment des évacuations d'eau usées « coupées au ras des murs. » Tous les locaux sont « à rénover. » Les boiseries intérieures, les escaliers, les planchers et leur gîtage sont « corrects mais à rafraîchir. » Les poutres de bois composant les superstructures des toitures « présentent de nombreuses parties vermoulues sur une profondeur de 5 à 7 mm » et certains plafonnages sur lattis « des moisissures à faire analyser. »

Les travaux ont été réalisés suivant le projet et sous la supervision de l'architecte John Houssonloge, lequel avait déjà été chargé de la restauration d'autres temples protestants dans la province de Liège à savoir ceux de Amay, Cheratte[41],[42], Flémalle, Herstal[43], tous propriétés de l'asbl Église réformée de Belgique.

Le chantier a commencé en septembre 2012[44] par le remplacement du gîtage du plancher de l’église. Tous les madriers ont été remplacés par des madriers étuvés sur lesquels les planches anciennes ont ensuite été reclouées. À l'occasion de l'enlèvement de l'ancien gîtage, on a découvert sur le sol de terre, 80 cm plus bas, d'anciens objets laissés sur place par les bâtisseurs de 1876, notamment d'anciennes bouteilles d'eau de Spa.

Traitement de la charpente et peinture du plafond (de bleu en blanc) et des murs (de jaune vif en jaune champagne) au 3 décembre 2014

Suivent des travaux de mise aux normes des sanitaires et de l'électricité, tant dans l'église que dans le presbytère. La rénovation du presbytère s'achève en juin 2013 pendant qu'en parallèle, de mars à octobre 2013, a lieu le ravalement des façades avec rejointoiement et hydrofugation de l'église.

Le remplacement de la couverture du toit de l’église et du bâtiment de transition entre l’église et le corps du presbytère, par des ardoises naturelles, et son isolation thermique sont réalisés de décembre 2013 à fin février 2014. En même temps les cloisons et le plafond de l’ancienne chapelle-caisson sont démontés, la nef retrouvant alors tout son volume. De septembre 2014 à avril 2015 les anciens vitraux sont remplacés par des vitraux à double vitrage conservant les motifs des carrés et des joints ainsi que les motifs des ogives.

La peinture intérieure de la nef a concerné à la fois le traitement de l’ancienne charpente de bois, la peinture du plafond, initialement bleu violacé, en blanc, la peinture des murs en jaune clair, celle des tuyaux d'aspersion d'eau en blanc, celle des colonnettes et de leur chapiteau en blanc et en différentes nuances de gris. Dans le porche de l’église, dont le faux-plafond a été enlevé, le plafond a été peint en blanc et les murs en jaune clair. Ces travaux ont commencé en décembre 2014 et se sont terminés en février 2015.

L’ancien plancher, préalablement poncé, a ensuite été vitrifié, puis le mobilier ancien, notamment les bancs d’église, a été remis en place.

La rosace surmontant le pignon de l’entrée de l’église, de 1 mètre de diamètre, à double plan, un plan extérieur et un plan intérieur, a été déposée en juillet 2017. Chaque plan comprend 16 secteurs circulaires. Un premier examen a permis de constater que sur chaque plan un secteur sur deux est vide et que le plan intérieur tourne autour de l’axe central, permettant de passer d’une position « Hiver », entièrement fermée, à une position « Eté » où un secteur circulaire sur deux est vide. Sur le châssis intérieur est soudé un anneau où s’attache la corde de traction, et qui peut avancer entre deux butées soudées elles aussi au châssis. Ce dispositif ingénieux semble unique en Europe. La restauration de cette rosace est en cours. 

Une plaque commémorative, scellée dans le chœur de l'église, remercie les différents intervenants, en particulier les entreprises et artisans de la restauration : BB-Immo pour le gros-œuvre, l'électricité, les sanitaires et le chauffage, Olivier Guarneri pour le ravalement des façades, Doome pour la toiture, MAREVE-Hanrez pour les châssis du presbytère, Diederinckx et Sprimoglass pour les vitraux, André Grogna pour le plancher, BATIDECOR pour la peinture intérieure.

Sont également remerciés le Gustav-Adolf-Werke (pour ses subsides dont le montant total fut de 54 000 ), l'Armée du salut et ses jeunes, en camp à la Villa Meyerbeer[45] de Spa, venus consacrer une journée de service sur le chantier, les Alcooliques anonymes de Spa dont plusieurs membres ont participé bénévolement aux travaux. La plaque rend aussi hommage à des personnes dont le rôle fut important : Simon Dablemont, Dr-Ir, président du Groupe de travail Projets au sein de l'EPUB, John Houssonloge, l'architecte des travaux, Jeanne et Charles Depouhon, paroissiens longtemps organisateurs d'activités rémunératrices au profit de la restauration du temple, Marguerite Plücker, paroissienne assidue, décédée le 5 janvier 2010 pendant les années de mûrissement du projet, Stéphane Materne, paroissien qui participa aux travaux de gros-œuvre du temple et du presbytère, décédé le 18 juillet 2013 et dont les funérailles ont eu lieu dans le temple en chantier, Christophe Maréchal, bénévole sur le chantier, très apprécié de la communauté locale, décédé tragiquement le 10 décembre 2013, et qui avait fait l'éloge funèbre de Stéphane Materne cinq mois plus tôt. Enfin la plaque rappelle les noms des pasteurs desservant la paroisse de Verviers-Laoureux & Spa pendant les travaux : Bruce Dennis qui lança et soutint le projet jusqu'à son départ en juin 2011, Gregory Tassioulis qui assura la consulence jusqu'en juillet 2012, Heike Sonnen, pasteur de la paroisse depuis août 2013 et qui présida les cérémonies d'inauguration. Cette plaque fut dévoilée le 12 septembre 2015 par la pasteure Ulrike Veermann[46], présidente du GAW de Rhénanie (EKIR).

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Henry Chrouet, premier pasteur d'Oultremeuse, à Olne, exécuté, avec sa fille, en 1691. Olne dépendait de Maastricht, ville réformée des Pays-Bas du Nord, prise en 1673 par Vauban Siège de Maastricht (1673). Les protestants y avaient alors perdu leurs droits et des persécutions s'ensuivirent.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les 310 merveilles du patrimoine architectural de Spa », sur www.sparealites,
  2. Marc Lombart (Pasteur), Les Protestants de Spa , hier et aujourd’hui – esquisse historique, Spa
  3. Protestantisme en Wallonie
  4. « Fernand Lemaire , "Le procès et l’exécution du protestant liégeois Thomas Watlet (1562), in Bulletin de la Commission royale d’histoire, Académie royale de Belgique, 1950, vol115, n°1, pp 219-283 », sur www.persee.fr,
  5. « Traité des Eaux minérales de Spa p36 », sur books.google.be,
  6. « Le cimetiètre : un témoin », sur www.sparealites.be,
  7. « Jean-Philippe de Limbourg, Gérard Deleau et John Cockerill, », sur www.sparealites.be,
  8. « Une maison historique en péril? », sur www.sparealites.be,
  9. « SPA Journée du Patrimoine LE WAUX-HALL », sur www.ardenneweb.eu,
  10. Dengis Joëlle, Monographie de la communauté protestante de Spa (Travaux pratiques d’histoire du prof H.R. Boudin), Bruxelles, Faculté de Théologie Protestante,
  11. « Dans l'ombre de l'histoire belge - L'Eglise protestante a 175 ans », sur Magazine-appel.be,
  12. (nl) « Geuzen Hoek - Over ons », sur www.geuzenhoek.be
  13. « IV Notice historique (page 6) », sur fr.protestant.link,
  14. « Bref historique - La "Belgique" dans l'"Europe" en 1500 », sur protestanet.be
  15. « CULTES - Culte protestant p 319 & 320 », sur books.google.be,
  16. Monique Poncelet & Louis Guyot, « Les Protestants à Spa », Histoire et Archéologie spadoises (Tiré à part des numéros 138 et 139),‎ mars et juin 2009, p. 16 à 28
  17. « Les origines du Réveil au XIXème siècle, par Jean-Marc Daumas », sur larevuereformee.net,
  18. « Les réveils au XIXe siècle en Suisse romande et l’œuvre de César Malan, par Berthoud », sur larevuereformee, (consulté le 10 décembre 2017)
  19. Monique Poncelet, Louis Guyot, Les Protestants à Spa, Spa, Tiré à part d'articles parus dans la revue "Histoire et Archéologie spadoises" n° 138 & 139, mars et juin 2009, 42 p. (lire en ligne), Page 30
  20. (en) « Henry Hamilton Beamish (1795 - 1872) », sur www.wikitree.com
  21. (en) Francès L.M. Beamish, Esther Matilda Beamish, Esther Beamish, a voice that's still - Memorials of E. Beamish by Her Sister, F.L.M.B., RareBooksClub.com, , 86 p. (ISBN 1231120347 et 978-1231120347)
  22. De Bremaecker Anne, « Avancement des travaux au temple protestant de la rue Brixhe », Réalités - Spa,‎ (lire en ligne)
  23. SMET Jean, Verviers Passé présent - Une communauté protestante Rue Laoureux 1849-2005, Verviers, Editions Vieux Temps, , 112 p. (ISBN 2-930289-13-9 et 978-2-930289-13-7), Pages 9 à 12 ; 15 à 17 : 46 à 50
  24. « Verviers - La communauté protestante en fête », sur www.lesoir.be,
  25. « Églises de Verviers - églises protestantes », sur sites.google.com
  26. (en) « United Protestant Church », sur dictionary.sensagent.com (consulté le 17 octobre 2017)
  27. (nl) « VPKB Bestuur en organisatie - Werkgroep Projekten », sur vpkb.be,
  28. Simon Dablemont, « Commission des projets de l'EPUB », Mosaïque - Mensuel protestant belge - Eglise protestante unie de Belgique,‎ , p. 6-7 (lire en ligne)
  29. (en) « Saint John String Quartet », sur www.sjsq.ca,
  30. Pol Jehin, « Le temple protestant sera rénové », Spa-Réalités,‎ , p. 8 (www.sparealites.com)
  31. « Église réformée de Belgique », sur www.kbs-frb.be,
  32. « Spa, Ville-source - Dans le cadre des commémorations de la 1re Guerre Mondiale », sur www.villedespa.be
  33. « Guerre 14/18 Concert de commémoration à Spa (Belgique) Partie 1/2 », sur www.youtube.com
  34. « Guerre 14/18 Concert de commémoration à Spa (Belgique) Partie 2/2 », sur www.youtube.com,
  35. « Directions & administration – EPUB-VPKB », sur www.protestanet.be
  36. « Programme 2015 - L'église protestante de Spa », sur www.journeesdupatrimoine.be, 12-13 septembre 2015
  37. « Ensemble Carpe Diem – Pascal Ormancey et Thomas Van Wetteren », sur sites.google.com
  38. « Soutien à l’Église protestante de Spa: restauration de la rosace du XIXème siècle à double plan, caractéristique rarissime dont le seul autre exemple apparenté connu est à Avila (Italie) », sur www.prins-filipfonds,
  39. « www.museumfelixdeboeck.be »
  40. Etienne Guillaume, « La villa mosane, une maison de villégiature », Les Cahiers de l'Urbanisme n°67,‎ , p. 82-91 (lire en ligne)
  41. « Le temple de Cheratte (pages 13 à 15) », sur cheratte.net,
  42. Julien Maquet, « Le temple de Cheratte – et de Hornu – et un dessin inédit (1955) de Jean Donnay », Société Royale Le Vieux Liège,‎ , p. 371 à 398
  43. « Bulletin des adjudications on-line - EPUB Herstal - Travaux de réhabilittaion des temples de Herstal et Cheratte », sur www.ebp.be
  44. Anne De Bremaecker, « Coup de projecteur - Levons-nous et bâtissons - Méditation personnelle sur l'histoire du projet de restauration à Spa », Mosaïque - Mensuel protestant belge - Eglise protestante unie de Belgique,‎ , p. 3-5 (lire en ligne)
  45. « Bienvenue à la Villa Meyerbeer », sur villameyerbeer.be
  46. (de) « Vorstandsmitglieder des GAW Rheinland », sur rheinland.gustav-adolf-werk.de

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • E.M. Braekman, Le protestantisme belge au XVIIe siècle, Carrières-sous-Poissy, La Cause, coll. « Terres Protestantes », , p. 78-80.
  • Fernand Lemaire et A.L.E. Verheyden, « Une enquête sur le Protestantisme au duché de Limbourg en 1569 », Bulletin de la Commission royale d’histoire, Académie royale de Belgique, vol. 118, no 1,‎ , p. 137-231 (lire en ligne)