Victor-Henry Debidour

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Victor-Henry Debidour, né le 28 janvier 1911, mort le 14 juin 1988[1], est un helléniste et écrivain français : essayiste, critique littéraire, critique d'art et traducteur de textes grecs.

Il est connu notamment pour ses traductions d'Eschyle, Sophocle et Euripide, et surtout Aristophane, dont il s'attache à rendre la verve et la truculence. Il choisit ainsi de traduire, quand ils lui paraissent significatifs, les noms des personnages : Philocléon et Bdélycléon, dans Les Guêpes, deviennent respectivement Chéricléon et Vomicléon. Dans le même esprit, il choisit de rendre le dialecte des Spartiates de Lysistrata, par des provençalismes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève de la khâgne du lycée Thiers de Marseille puis de l'ENS Ulm, agrégé des Lettres, il commence sa carrière comme professeur au lycée de Quimper, attiré en Bretagne par ses camarades Henri Queffelec et Maurice Le Lannou. Nommé ensuite au lycée du Parc à Lyon, il y enseigne le français et le grec en khâgne pendant 33 ans. Il rend compte de milliers de livres dans Le Bulletin des Lettres dont il est rédacteur en chef.

Il reçoit le Grand Prix Catholique de Littérature en 1962 et le Grand Prix de la Critique et de l'Essai de la ville de Paris en 1982.

Il semble avoir été sensible un temps aux thèses défendues par le mouvement d'Action française[2]. Après la guerre il apporta une collaboration régulière à Courrier 50, une publication mensuelle éditée par les partisans du comte de Paris.


Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Saveur des Lettres . 1946. Paris : Plon
  • Le miroir transparent. 1947. Paris : H. Lardanchet.
  • La sculpture bretonne. Étude d'iconographie religieuse populaire. 1953. Rennes : Plihon. réedition Ouest France 1981.
  • Rivarol, écrits politiques et littéraires choisis et présentés. 1956. Paris : Grasset.
  • Jean Giraudoux. 1958. Paris : Éditions universitaires. (Collection Classiques du XXe siècle, n°19.)
  • Brève histoire de la sculpture chrétienne. 1960. Evreux : Arthème Fayard (Collection je sais,je crois).
  • Le Bestiaire sculpté du Moyen Age en France . 1961. Paris : Arthaud.
  • Les trésors cachés du pays niçois. 1961. Paris : Hachette.
  • Vézelay. 1962. Paris : Plon.
  • Aristophane par lui-même. 1962. Paris : Seuil (Collection écrivains de toujours)
  • Simone Weil ou la transparence. 1963. Paris : Plon (collection La recherche de l'absolu).
  • Méthode d'Olympe Le Banquet (traduction et notes). 1963. Paris : Cerf (Collection Sources Chrétiennesn°95)
  • Aristophane, théâtre complet. 1965-1966. Paris : Livre de Poche réédition Folio.
  • Lyon et ses environs. 1975. Grenoble : Arthaud. (Avec Michel Laferrere). (ISBN 270030115-1).
  • Auvergne. 1976. Grenoble : Arthaud. (Avec Bernard Plessy)
  • Art de Bretagne. 1979. Paris : Arthaud.
  • Les tragiques grecs. 1999. Paris : La Pochothèque.

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Texte d'une conférence sur La Paix d'Aristophane, par Yves Touchefeu, professeur agrégé de lettres en classes préparatoires au lycée Gabriel-Guist'hau de Nantes. Dans cette conférence sont mises en évidence à la fois la force de la traduction de Debidour, mais également les libertés prises par celui-ci, cela pour actualiser le rire grec.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Victor-Henry Debidour, Babelio
  2. Voir la référence qui est faite à ce sujet dans le discours de réception de Jean-François Revel à l'Académie française en 1998.