VY Canis Majoris

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Coordonnées : Sky map 07h 22m 58.33s, −25° 46′ 03.17″

VY Canis Majoris

Description de cette image, également commentée ci-après

Image de la NASA, ESA et R. Humphreys (université du Minnesota).

Époque J2000.0

Données d'observation
Ascension droite 07h 22m 58,33s
Déclinaison −25° 46′ 03,17″
Constellation Grand Chien Canis Majoris
Magnitude apparente 7,9607
Caractéristiques
Type spectral M3, M4II, -M5e Ia
Indice U-B 10,19
Indice B-V 7,95
Indice R-I ?
Indice J-K ?
Variabilité semi-régulière
Astrométrie
Vitesse radiale 49 ± 10 km/s
Mouvement propre μα = 9,84 mas/a
μδ = 0,75 mas/a
Parallaxe 1,78 ± 3,54 mas
Distance environ 1,5 kpc (∼4 890 a.l.)[1]
Magnitude absolue -0,70
Caractéristiques physiques
Masse 30 à 40 M
Rayon ~1 420[2] R
Gravité de surface (log g) -0,6[2]
Luminosité L
Température ~3 000 K
Métallicité ?
Rotation  km/s
Âge ? a

Autres désignations

VY CMa, HD 58061, HIP 35793, SAO 173591, TYC 6541-2525-1

VY Canis Majoris (VY CMa) est une étoile de type hypergéante rouge située à environ 1,5 kpc (∼4 890 a.l.)[1] de la Terre dans la constellation du Grand Chien. Avec un rayon estimé à 1420 ± 120[2] fois celui du Soleil, elle est une des plus grosses étoiles connues.

Historique[modifier | modifier le code]

L'étoile est d'abord cataloguée d'une magnitude apparente de 7, le 7 mars 1801 sous le nom VY CMa par l'astronome français Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande[3].

Sa magnitude apparente faible et variable est estimée à 7,9607 plus près de 8 que de 7. La variation de luminosité de l'étoile fera soupçonner longtemps la présence de compagnons. Des observations visuelles de 1957, confirmées par des images haute-résolution en 1998, excluent cette hypothèse[4].

Taille[modifier | modifier le code]

Le Soleil en comparaison avec VY Canis Majoris.

En 2006, dans une étude non publiée, le Pr Roberta M. Humphreys de l'université du Minnesota estime le rayon de VY Canis Majoris à environ 1 800 à 2 100 fois celui du Soleil[5]. Selon cette dernière, l'étoile est une hypergéante rouge très grande et lumineuse, avec des estimations dépassant les limites de la théorie stellaire[5]. VY Canis Majoris est la plus grande étoile connue avec un diamètre de 2 924 636 400 km, contre 1 392 684 km pour le Soleil, si elle remplaçait le Soleil elle dépasserait l'orbite de Saturne.

D'autres chercheurs, tels Philip Massey, Emily Levesque, Bertrand Plez et Knut A. G. Olsen, pensent que l'étoile serait plutôt une supergéante rouge d'environ 600 fois le rayon solaire, ce qui l'inclurait dans les modèles de structure et d'évolution des étoiles[1],[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Philip Massey, Emily M. Levesque et Bertrand Plez, « Bringing VY Canis Majoris Down to Size: An Improved Determination of Its Effective Temperature », The Astrophysical Journal, vol. 646,‎ août 2006, p. 1203–1208 (lire en ligne)
  2. a, b et c (en) M. Wittkowski, Hauschildt, B. Arroyo-Torres et J.M. Marcaide, « Fundamental properties and atmospheric structure of the red supergiant VY CMa based on VLTI/AMBER spectro-interferometry », Astronomy & Astrophysics, vol. 540,‎ 5 April 2012, p. L12 (DOI 10.1051/0004-6361/201219126, Bibcode 2012A&A...540L..12W, arXiv astro-ph/1203.5194)
  3. (en) L. J. Robinson, « Three somewhat overlooked facets of VY Canis Majoris », Information Bulletin on Variable Stars, vol. 599, no 1,‎ 7 décembre 1971 (dsabs.harvard.edu/full/1971IBVS..599....1R lire en ligne)
  4. (en) M. Wittkowsk, N. Langer et G. Weigelt, « Diffraction-limited speckle-masking interferometry of the red supergiant VY CMa », Astronomy and d'uneAstrophysics, vol. 340,‎ 27 octobre 1998, p. 39–42 (résumé, 1998A%26A...340L..39W&li nk_type=GIF lire en ligne)
  5. a et b (en) Roberta M. Humphreys, « VY Canis Majoris: The Astrophysical Basis of Its Luminosity », arXiv.org,‎ 2006 (lire en ligne)
  6. (en) Knut A. G. Olsen, Emily M. Levesque et Bertrand Plez, « The Physical Properties of Red Supergiants: Comparing Theory and Observations », Proceedings of the International Astronomical Union, Symposium S250, Cambridge University Press, vol. 3,‎ décembre 2007, p. 97-110 (DOI 10.1017/S1743921308020383, résumé, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]