Vélingara

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Vélingara
Administration
Pays Sénégal Sénégal
Région Kolda
Département Vélingara
Maire
Mandat
Mamadou Wouri Baïlo Diallo
2009-2014
Démographie
Gentilé Vélingarois
Population 23 775 hab. (2007)
Géographie
Coordonnées 13° 09′ 00″ N 14° 07′ 00″ O / 13.15, -14.1166713° 09′ 00″ Nord 14° 07′ 00″ Ouest / 13.15, -14.11667  
Altitude 48 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Sénégal (administrative)

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Vélingara

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Vélingara

Vélingara est une ville de Casamance (Sénégal), située à 123 km de Kolda et à 311 km de Ziguinchor. Elle est située dans la région historique du Fouladou?

Histoire[modifier | modifier le code]

De la fondation aux années 1940 

Vélingara signifie en Peul « il fait bon vivre, viens ». Les atouts naturels de ce site amenèrent certainement Ali Niana Baldé, fondateur du village à s’y établir. Comme toute la région du Fouladou cette partie était giboyeuse et avait des terres fertiles permettant la pratique de l’agriculture. Ce premier village serait fondé vers 1900. Selon Elhadji Diao, né à Vélingara Fulbé vers 1927, sa fondation remonterait à une date plus ancienne sans doute vers 1870. En effet, sur une carte du Fouladou de 1880 est mentionnée une localité du nom de Wélingara qui se situe dans une zone proche de l’emplacement du premier village. Est-ce le village qui donna par la suite naissance à la ville ?
En 1903, les Français annexent le Fouladou après la fuite de Moussa Molo en Gambie. Vélingara fut alors rattaché au nouveau canton de Patim Kandiaye. Celui-ci était dirigé pendant une grande partie de la période qui nous intéresse par Yéro Moulaye Baldé dont le père, Alanso Koumbiry, était déjà sous Moussa Molo à la tête d’une province du Fouladou.
Sous la domination française, Vélingara se développa progressivement. Il devint subdivision en 1924. L'un des premiers chef de subdivision, Poussy, fut installé en 1931. Auparavant, les infrastructures sanitaire et scolaire furent mises en place. La première école est ouverte en 1924, le premier dispensaire construit en 1930. Plus tard, des sociétés commerciales entre autres le Saloum, la Compagnie française d’Afrique occidentale (CFAO) s’y installèrent pour la collecte de l’arachide de plus en plus cultivée par les Peulhs.
Le développement du village attira à Vélingara des populations de diverses origines.
Les premiers habitants, comme nous l’avons vu, étaient des Peulhs. Ils constituaient alors l’un des groupes majoritaires de la population. Ils se concentraient à Fulbé, un village à deux kilomètres à peine au Nord-Est de Vélingara Escale, siège de l’administration coloniale. Ces Peulhs, premiers habitants du pays, étaient animistes, selon toutes les personnes interrogées. Ce faible développement de l’islam s’explique. En effet, le Fouladou était le refuge des Peulhs réfractaires à l’islam. Nombre d’entre eux s’y installèrent suite aux révolutions musulmanes au Bundu, Macina et au Fouta-Toro qui y permirent la constitution de théocraties musulmanes. Cependant, sous Alpha Molo, l’islam connut des progrès surtout au niveau de l’élite. Cette révolution, menée par des esclaves, ce sont eux qui embrassèrent en plus grand nombre l’islam pendant que les nobles demeuraient fidèles à leurs anciennes croyances.
Ces Peulhs furent rejoints plus tard par des Mandingues du Gaabu. L’islam se développa au début du XXe siècle avec l’arrivée massive de ces Gaabunke sous la direction du marabout toucouleur Al Hajj Aali Caam. Les habitants du Gaabu fuyaient alors le régime colonial portugais, plus dur que celui des Français. Le marabout mentionné fonda avec ses talibés beaucoup de villages parmi lesquels Madina Gounass. Mais les musulmans du Gaabu présents à Vélingara étaient des Mandingues originaires de Bijini. C’était un Moricounda, c'est-à-dire un village de marabouts sous domination du Gaabu. Parmi ces Mandingues de Vélingara la tradition a retenu deux noms celui de Sagna Ba samang et d’Abou Samang. Le premier fut choisi par la suite comme imam de la mosquée de Vélingara par Chérif Bécaye, père de Chérif Samsidine AÏdara.
D’autres minorités musulmanes étrangères vivaient à Vélingara. Il s’agissait de Sarakolés, notamment les Soumboundou et Peulhs du Fouta-Djalon, entre autres Ceerno Moustapha Barry et Ceerno Mouminy Ba. Ces derniers se consacraient surtout à l’enseignement du Coran à ces débuts à Vélingara.
Parmi les membres de cette communauté certains venaient du Fouta–Toro. C’est le cas de Racine Djiguo et de Ceerno Mouminy Bâ. Ce petit groupe de musulmans au milieu de Peuls animistes va augmenter lentement avec l’arrivée de nouveaux travailleurs pour le compte des compagnies françaises présentes sur place.
De ce fait, la communauté musulmane commençait à s’organiser sous la conduite de Chérif Bécaye AÏdara. Il nomma le premier imam Sagna Ba Samang, qui choisit l’emplacement de la première mosquée et la délimita.

Administration[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le département de Vélingara dans la région de Kolda.

Géographie[modifier | modifier le code]

À vol d'oiseau, les localités les plus proches sont Diourourou, Kadialin, Badimbour, Kampoto, Bounkiling, Kouadi Bainouk, Kandialon et Maniora Mandingue.

Dakar, la capitale, se trouve à 570 km[1].

Physique géologique[modifier | modifier le code]

Cratère : impact de météorite dans les environs de Vélingara (document NASA)

À une douzaine de kilomètres au sud de Vélingara on peut observer un cratère d'un diamètre de 48 km, probablement dû à un impact de météorite.

Ce phénomène n'a été connu qu'en 1999. Il a été découvert grâce aux images satellites de la NASA.

Population[modifier | modifier le code]

La population est principalement composée de Peuls, de Soninkés, de Wolofs et de Mandingues.

Lors des recensements de 1988 et 2002, Vélingara comptait respectivement 14 068 et 20 806 habitants. En 2007, selon les estimations officielles, la population serait de 23 775 habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

C'est une ville rurale qui vit principalement du commerce des produits agricoles locaux.

Culture[modifier | modifier le code]

En 2007, Vélingara a organisé pour la première fois des journées interculturelles, le Festival international du Carrefour (FESICAR).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Belgique Huy (Belgique) depuis 1993

Personnalités nées à Vélingara[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dakar et ses environs, carte 1/16 000, édition 2007-2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) S. Wade, M. Barbieri et J. Lichtenegger, « The Velingara Circular Structure - A meteorite impact crater? », ESA Bulletin n° 106, juin 2001, p. 135-139. (les découvertes de l'ESA, l'Agence spatiale européenne)
  • (fr) Sammy Chaupin, « La fête du coton à Vélingara », Sénégal d'Aujourd'hui, n° 20, 1971, p. 23-25

Liens externes[modifier | modifier le code]