Tumulus d'Er Grah

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Tumulus d'Er Grah
Image illustrative de l'article Tumulus d'Er Grah
Vue de l'édifice
Présentation
Chronologie 4500 à 4000 avant JC
Type tumulus
Période Néolithique
Faciès culturel Mégalithisme
Protection Logo monument historique Classé MH (1935)
Visite libre d'accès
Caractéristiques
Dimensions 140 m de long
Matériaux Pierres
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 20″ N 2° 57′ 02″ O / 47.572306, -2.95069447° 34′ 20″ Nord 2° 57′ 02″ Ouest / 47.572306, -2.950694  
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Commune Locmariaquer

  Géolocalisation sur la carte : arrondissement de Lorient

(Voir situation sur carte : Arrondissement de Lorient)
Tumulus d'Er Grah

  Géolocalisation sur la carte : golfe du Morbihan

(Voir situation sur carte : Golfe du Morbihan)
Tumulus d'Er Grah

Le Tumulus d'Er grah est un mégalithe datant du Néolithique, situé sur la commune de Locmariaquer, dans le golfe du Morbihan. Il est situé sur le même site que le grand menhir brisé d'Er Grah et la table des Marchands. Ce monument de dimension exceptionnelle, et relativement mal conservé, est resté quasiment inconnu jusqu'en 1991.

Le Tumulus fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 16 janvier 1935[1].


Histoire[modifier | modifier le code]

Il appartient à la catégorie des sépultures à caveau fermé. En raison de sa dimension et du matériel funéraire retrouvé à l'intérieur, il devait s'agir de tombes abritant des personnages importants, chefs tribaux ou représentants du culte.

Le tumulus a été construit sur plusieurs époques :

  • vers 4500 ans avant J.C., de très petits cairns surmontant quelques fosses, dont plusieurs où ont été découverts des squelettes de deux bovins, qui furent peut-être l'objet de sacrifices rituels.
  • vers 4200 ans avant J.C., la petite chambre funéraire entourée d'un cairn circulaire. Le tout est englobé dans une masse de pierres sèches trapézoïdale.
  • vers 4000 avant J.C., deux extensions au nord et au sud, constituées de murets de pierre soutenant une masse de limon gris recouverts de pierres qui portent la longueur total du monument à 140 mètres.

Au XIXe siècle, on ne connaissait d'Er Grah que la chambre, déjà pillée précédemment. L'extrémité nord, exploitée en carrière (d'où le nom d'Er Vinglé, la carrière en breton), a aujourd'hui disparu. Malgré une fouille ponctuelle de Zacharie Le Rouzic en 1908, le monument, en partie éboulé, recouvert de végétation, était tombé dans l'oubli, à tel point que dans les années 1960, une aire de stationnement pour le site était installée en partie au-dessus du site. Lorsque les fouilles commencèrent à dégager les alentours du caveau en 1991, ils trouvèrent les parements en pierre sèche, qu'ils dégagèrent progressivement. Le monument tel qu'on peut le voir aujourd'hui résulte de la dernière restauration effectuée en 1992.


Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]