Toungouska pierreuse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

57° 54′ 56″ N 104° 14′ 13″ E / 57.9155, 104.237 ()

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Toungouska.
Toungouska pierreuse
(Podkamennaïa Toungouska, Подкаменная Тунгуска)
La Toungouska pierreuse vue d'hélicoptère
La Toungouska pierreuse vue d'hélicoptère
Carte du bassin de l'Ienisseï, avec le cours de la Toungouska pierreuse.
Carte du bassin de l'Ienisseï, avec le cours de la Toungouska pierreuse.
Caractéristiques
Longueur 1 865 km
Bassin 240 000 km2
Bassin collecteur Ienisseï
Débit moyen 1 808 m3/s (Soulomaï)
Régime nival
Cours
Source source
· Altitude 245 m
Confluence l'Ienisseï
· Altitude 27 m
· Coordonnées 61° 35′ 34″ N 90° 07′ 41″ E / 61.59278, 90.12806 (Confluence - Toungouska pierreuse)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche le Velmo
· Rive droite la Tchounia, la Stolbovaïa
Pays traversés Drapeau de la Russie Russie
Régions traversées Sibérie


La Toungouska pierreuse (en russe : Подкаменная Тунгуска, Podkamennaïa Toungouska) est une rivière sibérienne longue de 1 865 km. C'est un affluent de l'Ienisseï en rive droite. Tout son cours est situé en Russie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Toungouska pierreuse naît de la confluence des rivières Tetere et Katanga (cette dernière étant la plus longue), dans les montagnes de Sibérie à environ 400 km au nord de Bratsk, dans l'oblast d'Irkoutsk. La source de ces rivières se situe à une altitude de 812 m. La Toungouska pierreuse s'écoule vers le nord-ouest à travers la zone montagneuse puis traverse la région de la Toungouska avant de se jeter dans l'Ienisseï en rive droite, au niveau du village de Podkamennaïa Toungouska situé au nord du massif de l'Ienisseï (Енисейский кряж), lequel culmine à 1 104 mètres d'altitude au mont Ienachimski Polkan. Non loin de la confluence, sur l'autre berge de l'Ienisseï se trouve le village de Bor où se trouve le siège de la réserve naturelle de Sibérie Centrale qui protège l'écosystème de la région. Elle traverse également une autre réserve naturelle, celle de la Toungouska, dont la station est à Vanavara.

La qualification de pierreuse provient de ce que le cours de la Toungouska est à certains endroits souterrain enfoui sous des masses caillouteuses.

La Toungouska pierreuse est navigable sur 571 km en amont de son point de confluence, jusqu'à la petite ville de Baïkit.

L'explosion de la Toungouska[modifier | modifier le code]

Le site de Vanavara, situé au bord de la rivière, est connu pour l'événement de la Toungouska : une gigantesque explosion a eu lieu en 1908 à environ 65 km de ce lieu et a rasé une immense zone. L'origine de cette explosion (a priori l'arrivée d'une météorite de grande taille) n'est aujourd'hui toujours pas certaine.


Article détaillé : Événement de la Toungouska.

Affluents et sous-affluents[modifier | modifier le code]

Localités traversées[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de villes le long de la rivière. La région, souvent vierge, est très peu peuplée. On observe seulement quelques petites et rares bourgades. On peut citer : Oust-Kamo, Baïkit, Poligous et Kouzmovka.

Hydrométrie - Les débits à Kouzmovka[modifier | modifier le code]

Le débit de la Toungouska pierreuse a été observé pendant 52 ans (1938-1989) à Kouzmovka, localité située à près de 200 kilomètres en amont de son confluent avec l'Ienisseï [1].

À Kouzmovka, le débit annuel moyen ou module observé sur cette période a été de 1 575 m³/s pour une surface prise en compte de 218 000 km², soit environ 90 % du bassin versant de la rivière.

La lame d'eau écoulée dans le bassin versant de la rivière atteint ainsi le chiffre de 228 millimètres par an, ce qui doit être considéré comme assez élevé pour la Sibérie.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Kouzmovka
(Données calculées sur 52 ans)

La Toungouska pierreuse est un cours d'eau abondant mais très irrégulier, et qui présente deux saisons.

Les hautes eaux se déroulent en mai et juin, et correspondent à la fonte des neiges. Dès le mois de juillet, le débit de la rivière baisse rapidement, mais garde en moyenne un débit consistant jusqu'à la saison des basses eaux qui a lieu en hiver, de janvier à avril, et durant laquelle les débits mensuels ne sont jamais minimes, et tombent très rarement sous les 100 m³/s.
Le débit moyen mensuel observé en mars (minimum d'étiage) atteint 222 m³/s, soit à peu près 30 fois moins que le débit moyen du mois de mai (6 456 m³/s), ce qui témoigne de la forte amplitude des variations saisonnières. Sur la période d'observation de 52 ans, le débit mensuel minimal a été de 99,8 m³/s (mars 1969) — mais il s'agissait d'un hiver exceptionnellement sec —, tandis que le débit mensuel maximal s'est élevé à 15 100 m³/s (juin 1983).

En ce qui concerne la période estivale, libre de glace (de mai à septembre inclus), sur une période de 59 ans (1938-1999), le débit minimal observé a été de 504 m³/s en août 1947[2]. Un débit estival inférieur à ce niveau est très improbable.
Quant aux débits moyens annuels, ils ont oscillé entre 1 137 m³/s en 1968, et 2 316 m³/s en 1974.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Carte de la Toungouska pierreuse

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]