Tola Dorian

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Kapitolina Sergueïevna Mestcherskaïa (russe : Капитолина Сергеевна Мещерская, princesse Mestchersky), née en 1839 et morte en 1918, était une écrivain et poétesse française d'origine russe connue sous le nom de Tola Dorian.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille aînée de Sergueï Ivanovitch Maltsov[1](1810-1893), riche industriel de la région de Briansk en Russie, elle épousa en premières noces un avocat, prince N. V. Mestchersky. À la suite de son divorce, elle vint en France en 1872, pour y épouser Charles Dorian, fils du ministre de la Défense Nationale et futur député de la Loire — d'où son nom de plume de Tola Dorian (Tola étant le diminutif du prénom russe Kapitolina). Elle publia des poésies en russe à Genève en 1879, puis une traduction en français des œuvres de Percy Bysshe Shelley (dont Les Cenci en 1883, Hellas en 1884 et Prométhée en 1885). Écrivant dès lors en français, elle toucha à tous les genres : nouvelles, théâtre, poésie. Elle acquit une position importante dans le monde littéraire parisien, et se servit de cette influence en subventionnant, entre autres, le Théâtre d'Art. Elle fonda une revue en 1890, La Revue d'Aujourd'hui, qui ne connut que quinze numéros cette année-là et fut arrêtée. Elle est la mère de Dora Dorian, qui fut l'épouse de Jean Ajalbert puis de Georges Hugo.

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Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Poèmes lyriques, 1888.Lire en ligne
  • Âmes slaves, 1890
  • Vespérales, 1894
  • Roses remontantes, 1897
  • L'Ensorceleuse, 1902
  • Le Semeur de la mort, 1910
Théâtre
  • Tamara, 26 mai 1891, Théâtre d'Application
  • Domitien le précurseur, George Carel
  • La revanche de l'aigle, 1905
  • L'ensorceleuse
  • Virginité fin de siècle
  • Mineur et soldat
  • Mater
Roman
  • Félicie Ariescalghera
  • L'invincible race, 1899
Traductions

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]