Thomson TO7

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Thomson TO7
Thomson TO7 avec clavier sensitif
Thomson TO7 avec clavier sensitif
Détail du lecteur de ROM MÉMO7.
Détail du lecteur de ROM MÉMO7.
Fabricant Thomson-Brandt
Type Micro-ordinateur
Date de sortie 1982
Fin de production 1984
Environnement BASIC 1.0 (cartouche en option)
Alimentation Intégrée
Processeur Motorola 6809 à 1 MHz
Stockage Port pour cartouche Mémo7

Lecteur de cassette externe spécifique aux TO7
Lecteurs de disquette externes

Mémoire RAM : 8 Ko, extensible à 32 Ko

VRAM : 16 Ko
ROM : 6 Ko

Écran Téléviseur ou moniteur
Résolution Mode texte : 40 colonnes × 25 lignes

Mode graphique : 320 × 200 pixels (8 couleurs avec contrainte de proximité)

Entrées Clavier sensitif (58 touches)

Crayon optique (solidaire de l'ordinateur)
Manettes de jeu

Connectivité Connecteur DIN (pour lecteur de cassette)

Péritélévision (RGB)
Extension mémoire
3 ports d'extensions

Prédécesseur Prototype Thomson 9000 (abrégé T9000)[1],[2]
Successeur Thomson TO7/70
Produits connexes Gamme MOTO

Le Thomson TO7[3]est un ordinateur commercialisé par le groupe Thomson-Brandt de novembre 1982 à juin 1984. TO signifie « Télé/Ordinateur » ; en effet, cette machine destinée au marché familial se branchait au téléviseur du salon, ce qui permettait d'économiser l'achat d'un moniteur très coûteux.

Les nombreux périphériques pour Thomson TO7 étaient pour la plupart compatibles avec l'ensemble de la gamme Thomson.

Historique[modifier | modifier le code]

Le TO7 est une machine innovante en 1982, conçue pour être compatible avec le Minitel, disposant d'un crayon optique en standard et d'une résolution graphique élevée pour l'époque. Plusieurs brevets sont déposés par Thomson concernant la gestion graphique, la trappe à cartouches Mémo7 et le lecteur de disquette externe.

Cet ordinateur 100 % français, présenté au Sicob en 1982, gagne en popularité grâce à ses logiciels éducatifs et au travers du plan « dix mille micro-ordinateurs »[4],[5] destiné à équiper les écoles en informatique. Il est remplacé en juin 1984 par le Thomson TO7/70. Le plan « Informatique pour tous » (IPT) qui commence fin 1984, et donc après la fin de production du TO7, fait appel aux Thomson MO5 et TO7/70.

Évolution du prix d'un TO7
Année Prix en francs français (FF) Équivalent en 2013, en euros (€)[6]
1982 7 000 2 284
1983 3 250 967
1984 2 900 804

La cartouche BASIC (quasi obligatoire) valait 500 FF, soit l'équivalent de 163 € en 2013[6].

Fin 1983, un pack proposé à la vente comprenait : le TO7 et son stylo optique, l'extension « Musique et jeux » (un boitier enfichable gérant le son et 2 joysticks à connecteur DIN), la cartouche BASIC Microsoft, le jeu sur cartouche Trap (un jeu de labyrinthe 2D qui ressemblait à un Pac-Man simplifié), le logiciel graphique sur cartouche « Pictor » permettant de dessiner sur l'écran avec le crayon optique, le manuel utilisateur, et un livre d'initiation au BASIC.

Description[modifier | modifier le code]

Détail du panneau arrière et des radiateurs.
Détail du panneau arrière et des radiateurs.

Le TO7 dispose d'une trappe pour insérer des cartouches ROM appelées Memo7 (ou Mémo7). Sur certains modèles, un radiateur encombrant fixé à l'arrière était reconnu pour être brûlant après quelques heures d'utilisation. Le périphérique d'affichage est un écran de télévision ordinaire connecté via une prise Péritel. Le crayon optique, périphérique de pointage à l'écran, est proposé en standard dans la configuration. Son clavier est à membrane plastique.

À l'époque, les logiciels étaient majoritairement stockés sur cassette audio ; l'achat d'un lecteur de cassette était quasiment obligatoire. Thomson proposait son propre lecteur propriétaire qui avait l'avantage de transférer les données directement en numérique jusqu'à l'étage d'enregistrement, contrairement aux concurrents. D'autres supports furent proposés, tel le QDD (Quick Disk Drive), une sorte de lecteur de disquette 2"8 à piste en spirale développé par Mitsumi, disponible chez plusieurs constructeurs.

L'interface utilisateur du TO7 utilise le langage BASIC élaboré par Microsoft, qui est inclus dans une cartouche ROM séparée de l'appareil. Après chargement du BASIC 1.0, la mémoire disponible pour les programmes est d'environ 6 Ko : pour en faire fonctionner certains, il est nécessaire d'acquérir l'extension EM90-016 de 16 Ko (portant la mémoire à 24 Ko) ; une autre extension, commercialisée par Péritek, permet de monter jusqu'à 32 Ko (à comparer aux 48 Ko extensibles à 112 Ko du TO7-70).

Le TO7 est équipé d'un processeur Motorola 6809 (et non du 6809E, qui équipera les machines Thomson 8 bits qui succèderont au T07).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. T9000 sur System-cfg.com
  2. TO7 intégrant la ROM du T9000 sur System-cfg.com
  3. Parfois référencé sous le code UC 90.001 (UC : Unité Centrale).
  4. Enseignement public et informatique (EPI), « Intervention de Monsieur Christian Beullac, Ministre de l'Éducation »,‎ 25 novembre 1980 (consulté le 17 février 2014) : « Dans les lycées, l'opération « 10 000 micro-ordinateurs », étendue sur cinq ans, se développe suivant un plan qui arrivera à échéance en 1986. »
  5. François Orivel et Marc Gonon, « Les usages de la micro-informatique et d'Internet dans les écoles primaires francophones », Éducation et formations, no 56,‎ avril-juin 2000 (lire en ligne) : « En effet, c’est en 1971 que fut lancée l’opération dite « des 58 lycées ». Cinq cents enseignants volontaires reçurent une formation lourde dans les universités ou chez certains fabricants, et dès le départ, il s’agissait d’utiliser l’informatique comme soutien à l’enseignement des disciplines traditionnelles. En 1979 fut promue une extension de ce plan, dite des « dix mille micro-ordinateurs ». Cette opération n’était plus limitée aux lycées, mais s’étendait à tous les niveaux, du primaire au baccalauréat. »
  6. a et b Convertisseur franc-euro : pouvoir d'achat de l'euro et du franc de l'Insee

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]