Gayety

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Le Théâtre Gayety en 1946
Lili St-Cyr en spectacle vers 1946
Gratien Gélinas vers 1945

Le Gayety, appelé aussi Théâtre Gayety en français (Gayety Theatre en anglais) était une salle de spectacle montréalaise (Québec) ayant accueilli du vaudeville (à l'américaine), du théâtre français, un cinéma et enfin, dans les années 1940 et au début des années 1950, un cabaret célèbre.

Situé au 84 rue Sainte-Catherine ouest à Montréal, le Gayety est en opération de 1912 à 1953.

Le bâtiment, conçu par les architectes Ross et MacFarlane est terminé en 1912. Nommé le Gayety, le théâtre appartient à la Canadian Amusement Company, qui y présente des spectacles de variétés de style vaudeville, fortement inspirés par la scène new-yorkaise.

Après avoir été un théâtre et un cinéma (le Mayfair), le Gayety retrouve sa vocation initiale et devient en 1941 un cabaret couru. En fait, le Théâtre Gayety s'inscrira dans la grande mouvance très populaire des cabarets montréalais des années 1940.

Le passage de Lili St-Cyr au Gayety et à Montréal marquera l'époque. En effet, à partir de 1944, Lili St-Cyr s'installe à Montréal et tient l'affiche au Théâtre Gayety. Elle y restera jusqu'en 1951. Le français Alain Bernardin fonde le Crazy Horse Saloon à Paris en 1951 après avoir vu le spectacle de Lili St-Cyr au Gayety.

Le numéro audacieux de Lili St-Cyr fit sensation. Elle se présentait nue dans sa baignoire pleine de bulles. Son spectacle consistait en un lent rhabillage progressif.

Lili St-Cyr, considérée comme une des meilleures de son métier, a fait accourir des foules considérables au Théâtre Gayety, ne manquant pas de s'attirer les foudres du clergé. Elle y touchait jusqu'à 5 000 dollars $ par semaine, cachet faramineux pour l'époque. D'autres effeuilleuses se produiront au Gayety, entre autres Peaches et Gypsy Rose Lee.

Le départ de Lili St-Cyr vers Hollywood et les poursuites policières forceront la fermeture du Théâtre en 1953, et marqueront la fin de l'activité de type cabaret à cette adresse.

En 1953, Jean Grimaldi et Michael Custom le rachètent et le baptisent Radio City pour y présenter du burlesque québécois. Après quelques années de franc succès, le Radio City doit fermer ses portes à son tour en 1956.

Cette même année, le comédien Gratien Gélinas achète le théâtre et le fait rénover par l’architecte André Blouin pour en faire la Comédie Canadienne, un véritable lieu de théâtre et un haut lieu de la chanson francophone. Au cours des années 1960, Gilles Vigneault, Monique Leyrac, Claude Léveillée, Jacques Brel, Barbara et Serge Reggiani y présentèrent des spectacles mémorables.

En 1972, le Théâtre du Nouveau Monde (TNM), que dirige alors Jean-Louis Roux, devient propriétaire du bâtiment, qui accueille toujours ce théâtre aujourd'hui.

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]

  • Bourassa, A. G. et Larrue, J. M., Les nuits de la Main : Cent ans de spectacles sur le boulevard St-Laurent (1891-1991), Montréal, Éditions VLB., 1993
  • Site web du Théâtre du Nouveau Monde

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]