Crazy Horse (cabaret)

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Crazy Horse

Description de l'image  Crazy-Horse-Saloon-P1000388.jpg.
Type Cabaret
Lieu 8e arrondissement de Paris
Coordonnées 48° 51′ 57″ Nord 2° 18′ 06″ Est / 48.865833, 2.301667 ()
Inauguration 19 mai 1951
Anciens noms Crazy Horse Saloon
Site web www.lecrazyhorseparis.com

Le Crazy Horse, anciennement appelé Crazy Horse Saloon, est un cabaret parisien créé en 1951 par Alain Bernardin qui porte le nom du chef sioux Crazy Horse, le cabaret étant censé être une parodie du style western avec sa salle comme copie conforme d'un saloon des années 1870[1].

La salle de spectacle

Historique[modifier | modifier le code]

Alain Bernardin ouvre le cabaret parisien rive droite Crazy Horse Saloon le 19 mai 1951, sur l'idée du strip-tease à l'américaine mêlant l'érotisme à une esthétique très sophistiquée[2].

Installé dans d'anciennes caves réunies d'un immeuble bourgeois, le cabaret est situé au 12, avenue George-V dans le 8e arrondissement de Paris, sur l'un des côtés du Triangle d'or et à deux pas de la Seine. Les tableaux des spectacles du Crazy Horse sont entrecoupés de numéros traditionnels de cabaret (Charles Aznavour y fait ainsi ses premières apparitions[3]), des variétés comme des magiciens, des ventriloques, etc.

Alain Bernardin décide de donner un nom de scène à chaque danseuse. Nombre d'entre elles acquièrent dans ce lieu une certaine notoriété, en particulier des solistes comme Lova Moor (qu'il épouse), Rosa Fumetto, Polly Underground ou Diva Terminus, ou encore la coco-girl Fenella Masse Mathews, plus connue au Crazy Horse sous le nom de Fifi Standby. Le mythe Crazy se développe avec les danseuses aux faux cils, talons aiguilles vertigineux, nippies, rouge à lèvres sang et perruques au carré avec la frange typique[4].

Après la mort du fondateur, en 1994, ses trois enfants, Didier, Sophie et Pascal, héritent du Crazy Horse et le dirigent jusqu'en mars 2006, où il est racheté par un groupe emmené par l'homme d'affaire belge Philippe Lhomme, qui, depuis lors, en préside la société d'exploitation, ayant confié la direction générale à Andrée Deissenberg[5]. Désormais, périodiquement, les cabarets de Paris ou de Las Vegas ouvrent leur spectacle à des guest stars, des « femmes d'exception dans un lieu d'exception ». Dita von Teese a été la première (2006 et 2008), suivie par Arielle Dombasle (2007), Pamela Anderson (2008), Clotilde Courau (2010) ou encore Noémie Lenoir (2013). Pendant quelques semaines, ces guest stars ont été les pivots du spectacle du Crazy Horse où elles apparaissaient dans trois ou quatre tableaux.

En novembre 2013, le cabaret parisien et la maison Aubade s'associent pour créer une ligne de lingerie exclusive « My Crazy Collection »[6].

Inauguré le 21 septembre 2009, le spectacle actuellement présenté à Paris est Désirs, créé par Philippe Decouflé et Ali Mahdavi. La mélodie du tableau final a été composée par Philippe Katerine. L'affiche du spectacle est de Hilton McConnico. Du 5 mars au 31 mai 2012, le chausseur Christian Louboutin participe à la mise en scène de plusieurs tableaux[7],[8].

Les danseuses actuelles sont recrutées selon les critères suivants : excellente danseuse, taille entre 1,66 m et 1,72 m, ventre plat, belle cambrure et petite poitrine haute et ferme. Elles se produisent 5 à 6 soirs par semaine, avec 2 représentations par soirée (voire 3 certains soirs), touchant un salaire net mensuel de 2 000 euros[9].

Acccessibilité[modifier | modifier le code]

Le Crazy Horse est accessible par les transports en commun :

  • (M) (9) Métro Alma Marceau, ligne 9 ;
  • (M) (1) Métro George V, ligne 1 ;
  • (BUS) Autobus : 72. 43. 80. 63. 92. Arrêt Alma Marceau ;
  • Vélib' stations 8045 (avenue Montaigne) 8046 (rue Marceau) 8047 (avenue Georges-V).

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le cabaret est apparu dans les films Crazy Horse de Paris d'Alain Bernardin en 1977 et Les Anges gardiens[10] de Jean-Marie Poiré en 1995. Les danseuses du Crazy Horse sont considérées comme « les femmes les plus sexys au monde ». Le cabaret est aussi mentionné dans la chanson Girls, Girls, Girls de Mötley Crüe.

Autres établissements portant le nom de Crazy Horse[modifier | modifier le code]

Entre 2001 et 2012, pour son cinquantième anniversaire, un cabaret semblable a été également ouvert à Las Vegas (États-Unis), au MGM Grand. Un spectacle inspiré de celui de Paris y était présenté. Un troisième Crazy Horse permanent de 450 places sur le Clarke Quay de Singapour, avec bar, restaurant et boutique, inauguré le 1er décembre 2005 a fermé le 31 janvier 2007, les objectifs de fréquentation n'ayant pas été atteints. Outre le spectacle du cabaret parisien, un deuxième spectacle, intitulé Forever Crazy fait l'objet d'une tournée internationale (Genève, Madrid, Londres, Vienne, Montréal, Moscou…).

D'autres établissements de divertissement ou de spectacle portant le nom de Crazy Horse, et qui peuvent n'avoir qu'une ressemblance très lointaine avec l'original de Paris existent ou ont existé à travers le monde. Seul ceux disparus de Singapour et du MGM Grand de Las Vegas et la tournée, déjà cités, peuvent se prévaloir du Crazy Horse parisien. Ce qui n'est pas le cas de ceux qui suivent.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Stephen L. Downes, Paris on a Plate, Murdoch Books Pty Ltd,‎ 2010, p. 167
  2. Marielle Cro, Marina Defosse, Le Crazy horse vu par ses filles, Éditions 1,‎ 2006, p. 7
  3. Aurélia Hermange, Diana Bearud, Le Petit Livre de Paris coquin, First Editions,‎ 2008, p. 79
  4. DÉSIRS, LE NOUVEAU SHOW DU CRAZY HORSE
  5. Véronique Willemin, Les Secrets de la nuit: Enquête sur 50 ans de liaisons dangereuses, Éditions Flammarion,‎ 2014, p. 257
  6. CRAZY BY AUBADE : « MY CRAZY COLLECTION »
  7. Sophie De Santis, « Louboutin met le Feu au Crazy Horse » Le Figaro, 9 janvier 2012
  8. Mathilde Laurelli, « Christian Louboutin revisite le Crazy Horse » L'Express Styles, 18 janvier 2012
  9. Magali Henrard, « Combien gagne une danseuse du Crazy Horse ? », sur references.be,‎ 23 mai 2012
  10. Générique du film

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Les danseuses du Crazy Horse saloon s'habillent de nouvelles lumières », Véronique Mortaigne, Le Monde, 6 décembre 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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