Système judiciaire en République populaire de Chine

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Politique en République populaire de Chine
Image illustrative de l'article Système judiciaire en République populaire de Chine

Développement d'un système légal[modifier | modifier le code]

Les efforts du gouvernement pour assurer un système légal sont visibles et sont en plein développement. Après la Révolution culturelle, les leaders de la RPC ont centré leurs efforts sur le développement d’un système légal restreignant les abus des autorités officielles et les excès révolutionnaires. En 1982, l'Assemblée nationale populaire a adopté une nouvelle constitution d’État mettant l’accent sur le concept de règlement par la loi, selon lequel le Parti Communiste et les organisations d’État sont théoriquement égaux devant la loi. Ce concept a été renforcé par un amendement constitutionnel en 1999. Beaucoup de commentateurs ont remarqué que l’accent mis sur le règlement par la loi accroît le pouvoir du Parti communiste chinois plutôt que l’inverse, dans la mesure où le Parti est le mieux placé pour changer les lois.

Création de lois[modifier | modifier le code]

Depuis 1979, quand le processus de constitution d’un système légal a commencé, plus de 300 lois et règlements, la plupart dans le domaine économique, ont été promulguées. Après l’entrée de la Chine a l’OMC, beaucoup d’autres lois liées a l’économie ont été mises en place, et d’autres ont été amendées. L’utilisation de groupes de citoyens formés en comités qui résolvent près de 90 % des conflits civils et certains cas criminels mineurs est un instrument d’innovation notable. Il existe plus de 800 000 comités de ce type dans les zones urbaines et rurales.

Réforme judiciaire[modifier | modifier le code]

La réforme judiciaire est devenue une priorité du gouvernement dans les années 1990. La législation faite pour moderniser et professionnaliser les juristes, les juges et les prisons a été votée. La Loi de Procédure Administrative de 1994 autorise les citoyens à poursuivre les autorités officielles pour abus d’autorité ou malfaisance. En plus de cela, la loi criminelle et les procédures criminelles ont été amendées pour introduire des réformes significatives. Les amendements des lois criminelles ont aboli le crime d’activité « contre-révolutionnaire » (toute référence ou mention de celui-ci a été abandonnée avec l’amendement constitutionnel de 1999), tandis que les réformes des procédures criminelles ont encouragé l’établissement de procédures de process plus transparentes et équitables. La constitution de la RPC et ses lois proposent une matière suffisante pour les droits de l’Homme, y compris dans leur représentation, mais permettent aussi une limitation de ces droits dans leur application.

Droits de l'Homme[modifier | modifier le code]

Bien que la situation des Droits de l'homme en République populaire de Chine ait remarquablement évolué en Chine continentale depuis les années 1960, (l’amendement constitutionnel de 2004 précise nommément que l’État doit protéger les droits de l’Homme), le gouvernement demeure autoritaire et est déterminé à s’opposer à toute velléité d’opposition à l’ordre comme les séparatistes du Tibet ou du Xinjiang. Amnesty International estime que la RPC détient plusieurs milliers de prisonniers politiques. Bien qu’illégaux, des cas de tortures ont été reportés par les autorités civiles.