Symphonie nº 9 de Chostakovitch

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La Symphonie nº 9 en mi bémol majeur (op. 70) de Dimitri Chostakovitch est la troisième et dernière de ses symphonies sur la Seconde Guerre mondiale. Elle fut créée en 1945.

La 9e symphonie comporte cinq mouvements :

  1. Allegro ;
  2. Moderato ;
  3. Presto ;
  4. Largo ;
  5. AllegrettoAllegro.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre : Symphonie n° 9 en mi bémol majeur, op. 70
  • Composition : 1945
  • Création : 5 novembre 1945
  • Durée : 25 minutes

Orchestration[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

La neuvième symphonie devait être une œuvre gigantesque, étant le couronnement de ses trois symphonies sur la Seconde Guerre mondiale. La Septième décrivait l'invasion de la Russie par les nazis et la Huitième était centrée sur les souffrances occasionnées par la guerre et la bataille de Stalingrad. Chacune de ces deux œuvres faisait plus d'une heure et nécessitait un orchestre important. Au contraire des deux précédentes, la neuvième ne durait pas plus d'une demi-heure et ne nécessitait qu'un petit orchestre classique. La 7e et la 8e avait été soupçonnées d'un esprit contre-révolutionnaire et anti-soviétique. Le public s'attendait donc à un honneur à Staline pour la 9e. La légèreté de la symphonie traduit un sentiment de soulagement, une victoire sur le militarisme, le bonheur des militaires d'enfin pouvoir rentrer chez eux.

Création et réception[modifier | modifier le code]

La symphonie fut créée après la fin de la Guerre, le 5 novembre 1945 à Leningrad par Evgeni Mravinski. Elle provoqua la colère de Staline, qui s'attendait à une apothéose et qui avait même demandé que la pièce fut dans le style de la Neuvième Symphonie de Beethoven (d'où le titre de cette symphonie). Cette œuvre faillit coûter la vie à son auteur.

Analyse[modifier | modifier le code]

Allegro[modifier | modifier le code]

Sir Neville Cardus a dit de ce mouvement que c'était « probablement la musique la moins symphonique qui ait jamais été écrite ». Il ressemble davantage à de la musique de chambre. Le thème principal, s'achevant sur un trille prononcé, ressemble plus ou moins à une mélodie.

Moderato[modifier | modifier le code]

Le deuxième mouvement, lent, débute par une complainte de la clarinette. Suit un duo puis un trio de clarinettes. Les cordes ajoutent un motif ascendant et incertain. On peut imaginer que ce mouvement illustre le terrible coût de la guerre.

Presto[modifier | modifier le code]

Après le bref mouvement lent, le tempo reprend rapidement. Les clarinettes et les bassons jouent doucement un premier thème repris par l'ensemble des vents. Après un long roulement de timbales, les cuivres s'ajoutent à l'orchestre et un solo de trompette domine l'orchestre. Le refrain du début est repris deux fois avant que le largo ne commence.

Largo[modifier | modifier le code]

Le seul mouvement dramatique de la symphonie, il est caractérisé par le motif russe des tubas et des trombones ainsi que par un sombre solo de basson.

Allegretto — Allegro[modifier | modifier le code]

La dernière note du largo précédent est reprise puis le basson introduit un premier thème sarcastique. On voit dans cet air le compositeur se moquer du militarisme. Après un passage sinistre joué par les bois et les cors, la marche victorieuse est reprise ironiquement par tout l'orchestre.

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Direction Orchestre Année Label Note
Kirill Kondrachine Orchestre philharmonique de Moscou 1965 Melodiya
Bernard Haitink Orchestre philharmonique de Londres 1980 Decca

Références[modifier | modifier le code]

  • Au cœur du classique, Vol. 59 p. 1460-1463

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]