Stanislas Darondeau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Darondeau.

Stanislas Henri Benoît Darondeau, né à Paris en 1807 et mort à Brest le 12 juillet 1842[1]. Sa concession a été achetée par son frère Bénoni, le 22 juillet 1842. C'est un peintre et un lithographe français. Sa vie est assez peu connue, mais ses premières œuvres ont été régulièrement exposées au Salon de Paris. Sa participation à l'expédition africaine du capitaine Boüet-Willaumez lui donne l'occasion de produire des paysages et des scènes de genre que le colonel Frey saura utiliser quelques décennies plus tard pour illustrer sa Côte occidentale d'Afrique (1890)[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Signare en négligé (ill. de Côte occidentale d'Afrique, 1890)

Né à Paris en 1807, Stanislas Darondeau est le fils du compositeur Henri Darondeau et l'un des frères de l'ingénieur hydrographe qui fit le tour du monde sur la Bonite, Benoît Darondeau. La similitude de leurs prénoms est à l'origine de confusions dans plusieurs sources.

Il expose ses œuvres au Salon de Paris dès l'âge de 20 ans, en 1827, jusqu'en 1841. À Paris son atelier se trouve en 1831 au no 2 de la rue de Paradis-Poissonnière, puis en 1835 au no 14 de la rue de Chabrol[3]. Il aborde des sujets assez conventionnels, mais variés : portraits, thèmes religieux ou historiques.

En Afrique depuis quelques années, le capitaine Boüet-Willaumez est nommé commandant de la station extérieure pour l'Afrique et d'un brick, le Le Nisus, en 1841 et 1842[4]. Stanislas Darondeau est recruté pour élaborer un « album pittoresque » que les autorités pourront utiliser à des fins de propagande coloniale. Les jeunes femmes métisses – les signares – retiennent particulièrement son attention.

L'artiste effectue un premier voyage à bord du Nisus[5] et, alors que le capitaine Bouët avait déjà présenté au ministre de la Marine son album de souvenirs, il meurt à Brest le 12 juillet 1842 d’une affection contractée au Sénégal. Édouard Auguste Nousveaux le remplace dans l'expédition[6].

Comme son confrère et successeur, Darondeau a collaboré au Magasin pittoresque[7].

Sélection d’œuvres[modifier | modifier le code]

Le Retour du fils prodigue (1840)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La plupart des biographies de l'artiste mentionnent 1841 comme année du décès, cependant le faire-part publié par Hubert Lavigne est libellé ainsi : « Billet de faire part du décès de S. Darondeau, peintre. M. et Mme Darondeau, M. et Mme Benoni Darondeau, M. et Mme Arnault, M. Emile Darondeau, M. et Mme Arkwright, M. Henry Darondeau, Mlle Marie Darondeau, Mlle Eugénie Arnault, MM. Charles, Henry, Alfred et Mlle Eugénie Arkwright, ont l'honneur de vous faire part de la perte douloureuse qu'ils viennent de faire en la personne de M. Stanislas Darondeau, leur fils, beau-fils, frère, beau-frère, neveu, oncle et cousin, décédé à Brest, le 12 juillet 1842 », in État civil d'artistes français : billets d'enterrement ou de décès depuis 1823 jusqu'à nos jours, J. Baur, Paris, 1881, p. 6
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Henri Nicolas Frey, Côte occidentale d'Afrique : vues, scènes, croquis, C. Marpon et E. Flammarion, 1890, 543 p.
  3. a et b Exposition des produits de l'industrie et des arts dans la ville d'Amiens, Imprimerie de J. Boudon-Caron, 1835, p. 7
  4. « Bouët-Willaumez. Un amiral en Afrique », Le Télégramme, 23 août 2009 [1]
  5. Bulletin de l'Alliance des arts, Éditeur L'Alliance, 1842, p. 53
  6. « M. Nousveaux succède à M. Darondeau, dont nous avons eu à déplorer la mort récente, alors qu'il rentrait en France pour recueillir le fruit de ses travaux et de ses études », in L'Artiste, 1842, p. 181
  7. Marie-Laure Aurenche, Édouard Charton et l'invention du Magasin pittoresque (1833-1870), H. Champion, Paris, 2002, p. 280
  8. a, b et c Explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, lithographie et architecture exposés au Musée royal le 1er mars 1931, Vinchon, Paris, 1838, p. 48-49
  9. Cette œuvre illustre la couverture de l'ouvrage de Charles H Hammatt et Sandra Wagner-Wright, Ships, furs, and sandalwood : a Yankee trader in Hawai'i, 1823 - 1825, University of Hawai'i Press, 1999, 96 p. (ISBN 978-0824821937)
  10. a, b, c, d et e Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure, et lithographie des artistes vivants exposés au Musée royal le 1er mars 1938, Vinchon, Paris, 1838, p. 48-49
  11. Base Arcade [2]
  12. Portrait of Alfred de Musset, Bowes Museum, Barnard Castle [3]
  13. « La Jeanne d'Arc de M. Darondeau n'a ni inspiration ni patriotisme. Elle a l'air fort embarrassée du casque qu'elle tient sur ses genoux. Que Dieu lui soit en aide, car elle en a besoin ! », in Album du Salon de 1840 : collection des principaux ouvrages exposés au Louvre, reproduits par les peintres eux-mêmes, ou sous leur direction, Challamel, 1840, p. 42
  14. Base Joconde [4]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 3, Gründ, Paris, 1976, p. 365 (ISBN 2-7000-0151-6)
  • Hubert Lavigne (dir.), « Billet de faire-part du décès de S. Darondeau » in État civil d'artistes français : billets d'enterrement ou de décès depuis 1823 jusqu'à nos jours, J. Baur, Paris, 1881, p. 6
  • Xavier Ricou, Trésors de l'iconographie du Sénégal colonial, Riveneuve, Marseille, 2007, p. 227 (ISBN 978-2-914214-15-5)