Rue de Paradis

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Page d'aide sur l'homonymie Pour la rue homonyme de Marseille, voir rue Paradis. Pour l'ancienne rue du Marais, voir rue de Paradis au Marais.
10e arrt
Rue de Paradis
La Rue de Paradis, octobre 2009
La Rue de Paradis, octobre 2009
Situation
Arrondissement 10e
Quartier Porte-Saint-Denis
Début 95 rue du Faubourg-Saint-Denis
Fin 64 rue du Faubourg-Poissonnière
Morphologie
Longueur 528 m
Largeur 18 m
Historique
Dénomination 9 mai 1881
Ancien(s) nom(s) Rue de Paradis-Poissonnière, rue Saint-Lazare
Géocodification
Ville de Paris 6959
DGI 7043

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de Paradis

48° 52′ 29″ N 2° 21′ 13″ E / 48.87482, 2.3535

Située dans l'ouest du 10e arrondissement de Paris (quartier de la Porte-Saint-Denis), entre le 95 de la rue du Faubourg-Saint-Denis et le 64 de la rue du Faubourg-Poissonnière, la rue de Paradis a une longueur de 528 mètres.

Elle fermait au sud l'enclos Saint-Lazare et au nord la couture des Filles-Dieu.

Histoire et descriptif[modifier | modifier le code]

Elle portait auparavant le nom de Paradis-Poissonnière, pour la distinguer d'une autre rue de Paradis, située dans le Marais. Elle porte le nom de rue Saint-Lazare sur le plan de Boisseau[1] formant alors un tronçon du chemin allant du Roule à Saint-Lazare. Elle se trouve dans le prolongement de l'ancienne rue d'Enfer, aujourd'hui rue Bleue.

En 1710 le lieu-dit Les Paradis anciennement Les Prés des Filles Dieu était encore l'emplacement d'un potager appartenant aux religieuses de la communauté des Filles-Dieu.

La rue de Paradis a été "la" rue du cristal, de la porcelaine et autre faïence du fait de la proximité de la gare de Paris-Est qui permettait l'acheminement des matières en provenance de la Lorraine notamment.

La rue de Paradis fait partie des rues de la version française du Monopoly.

Cette rue est desservie par Château d'Eau, Gare de l'Est et Poissonière.

Au fil de la rue[modifier | modifier le code]

Ancienne faïencerie au no 18[modifier | modifier le code]

Maison Boulenger, rue de Paradis, 2009

Classé monument historique En 1889 les faïenceries de Choisy-le-Roi, maison Hippolyte Boulenger, font construire par les architectes Georges Jacotin et Ernest Brunnarius leur magasin et nouveau siège rue de Paradis-Poissonnière, actuelle rue de Paradis, au no 18, le bâtiment est inscrit au titre des monuments historiques[2] et deviendra en 1978 musée de l'Affiche puis en 1982 musée de la Publicité avant de déménager en 1990.

Une importante partie de ses murs intérieurs sont recouverts de décors de faïence. Les éléments remarquables sont la façade sur rue, le vestibule avec son décor de céramique, l'escalier à balustres ainsi que la salle d'exposition avec son décor. Une borne historique a été apposée par la ville de Paris.

Depuis 2011, le bâtiment abrite le Manoir de Paris.

Anciennes cristalleries au no 30 ou 30bis ou 32[modifier | modifier le code]

Plaque Baccarat
Plaque Saint-Louis

Vers 1831 Baccarat, la Compagnie des Cristalleries de Saint Louis et deux autres verriers, Choisy-le-Roi et Bercy, chargent une maison parisienne, « Barbier, Launay et Cie » puis « Launay Hautin et Cie », sise au no 30 ou 30bis ou 32 de la rue de Paradis-Poissonnière, actuelle rue de Paradis, de la distribution de leurs produits.

Vers 1850, Baccarat et la Compagnie des Cristalleries de Saint Louis reprennent seuls les locaux, dont il ne reste aujourd'hui que la façade sur rue, datée de 1832.

La Compagnie des Cristalleries de Saint Louis y place un dépôt[3] tout comme la maison Baccarat qui y installe aussi un atelier de bronze.

La maison Baccarat y comptait 246 employés en 1899[4].

Ce bâtiment deviendra par la suite musée Baccarat jusqu'en 2003 et hébergera un temps la Pinacothèque de Paris à partir de 2003.

D'après la borne historique apposée par la ville de Paris s'élevait au XIXe siècle à cet emplacement un relais de poste pour les « diligences de l'Est de la France ».

Ancienne maison Pinet au no 44[modifier | modifier le code]

Maison Pinet, 44 rue de Paradis, 2010

La prestigieuse maison François Pinet, fondée en 1855, s'installe au no 44 de la rue de Paradis en avril 1864[5], magasin et atelier de fabrication de « Chaussures fines cousues pour dames, filles, fillettes et enfants »[6], on peut encore y lire « CHAUSSURES - F PINET - CHAUSSURES » en mosaïque au-dessus de la porte.

Par des acquisitions successives, François Pinet devient également propriétaire en 1876 du 42 de la rue de Paradis, du 3 et du 5 rue des Messageries[7], ce qui lui permet d'étendre ses ateliers et de commencer à construire des immeubles de rapport[8]. Son nom est encore visible sous l'horloge au fond de la cour du 42 rue de Paradis. Les bâtiments actuels au 42 et 44 de la rue de Paradis sont le résultat d'une reconstruction complète de 1885-1886 ; sur le bâtiment du 44 est noté « 1886 Architecte R Gravereaux ». Deux cariatides ornent le bâtiment et sont l'œuvre du sculpteur Léon Perrey[9], celle de gauche est une allégorie du travail et celle de droite du commerce. Les deux bâtiments semblent avoir été rehaussés à une époque plus récente. L'atelier/magasin de la société F. Pinet, qui se trouvait dans la cour du 44 a disparu.

La rue de Paradis en bande dessinée[modifier | modifier le code]

Une scène de M'as-tu vu en cadavre de Jacques Tardi représente la rue de Paradis.

La rue de Paradis au cinéma[modifier | modifier le code]

Une scène du film d'Arnaud Desplechin Rois et Reine a été tournée rue de Paradis (rencontre entre Ismaël et sa sœur).

Une scène du film Taken de Pierre Morel se déroule rue de Paradis.

Autre rue de Paradis[modifier | modifier le code]

La rue de Paradis au Marais a été incorporée en 1868 dans la rue des Francs-Bourgeois dans le 4e arrondissement de Paris.

Références[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Plan de Boisseau (1648)
  2. « Notice no PA00086504 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. [PDF]Musterbuch Compagnie des Cristalleries de Saint-Louis, um 1872 (Auszug)
  4. Notice sur la cristallerie de Baccarat, ses ouvriers, ses institutions - 1900 (p. 47)
  5. Le Moniteur de la Cordonnerie
  6. Expositions internationales (1876) (p. n292)
  7. 2
  8. Archives de Paris, Calepins des propriétés bâties (D1P4/844 et 845)
  9. La signature L.Perrey est toujours lisible, constatée en mars 2010