Stahlhelm, Bund der Frontsoldaten
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Stahlhelm, Bund der Frontsoldaten (de l'allemand Stahlhelm, « casque d'acier » et de Bund der Frontsoldaten, « Ligue des soldats du front ») était une des nombreuses organisations paramilitaires, issues des Freikorps (corps francs), qui virent le jour après la défaite allemande de 1918.
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Fondation [modifier]
Le Stahlhelm fut fondé fin 1918 à Magdeburg par Franz Seldte. Son journal, Stahlhelm, était édité par le Comte Hans-Jürgen von Blumenthal, qui fut plus tard mêlé à la tentative d'assassinat d'Adolf Hitler le 20 juillet 1944. Cette organisation regroupait des anciens combattants de la Première Guerre mondiale frustrés par la défaite allemande de 1918 et les humiliantes mesures imposées par le Traité de Versailles.
Effectifs [modifier]
Avec un nombre d'adhérents compris entre 500 000 et un million de membres en 1930 (le nombre varie selon les sources[1], le Stahlhelm était la plus grande organisation paramilitaire d'Allemagne.
Idées politiques [modifier]
Au départ neutre officiellement neutre en matière politique (la plate-forme de l'association affirme vouloir défendre les intérêts de la patrie[2]) l'organisation dirige ses attaques contre la gauche politique allemande[3]. De fait, le Stahlhelm était ouvertement opposé à la politique menée par la république de Weimar.
À partir de 1924, influencé autant par le Putsch de la Brasserie que par les tentatives communistes de prise de pouvoir dans certains états fédérés du Reich[4], le parti se positionne ouvertement pour la régénération du Volk germanique[5]: ainsi, alors qu'avant 1924, tous les anciens combattants étaient acceptés sans distinction, l'association défend à partir de cette date une séparation entre les composantes juive et allemande des anciens combattants, voire de l'ensemble de la population, basée, comme un certain nombre de groupes völkisch, non sur un racisme biologiques, mais sur des considérations culturelles[6]. Certaines sections dépassent même cette distinction et développent des programmes agrariens de régénération du Volk, exaltant la paysannerie et le Reich médiéval[7].
Liens avec les partis politiques [modifier]
Au début des années 1930, le Stahlhelm est proche des idées politiques développées par le DNVP[8]. Il participe ainsi au Front de Harzburg, organisé en partie autour du DNVP[9]. Cette participation lève les réserves formulées par l'aile protestante de l'association: en effet, les membres protestants de l'association voient Hitler comme un clérical-fasciste[10].
Lors de l'élection présidentielle de 1932, un candidat est présenté, Düsterberg, mais, ne disposant pas de suffisamment de voix pour se maintenir au second tour, l'association voit ses membres voter soit pour Hitler soit pour Hindenburg[11].
Bibliographie [modifier]
- George L. Mosse, Les Racines intellectuelles du IIIe Reich, La crise de l'Idéologie allemande. Calmann-Lévy, 2006 (édition utilisée), ISBN 2-7021-3715-6.
Références [modifier]
- G.L.Mosse, Les racines intellectuelles du Troisième Reich, p.290
- G.L.Mosse, Les racines intellectuelles du Troisième Reich, p.290
- G.L.Mosse, Les racines intellectuelles du Troisième Reich, p.290
- G.L.Mosse, Les racines intellectuelles du Troisième Reich, p.291
- G.L.Mosse, Les racines intellectuelles du Troisième Reich, p.291
- G.L.Mosse, Les racines intellectuelles du Troisième Reich, p.291
- G.L.Mosse, Les racines intellectuelles du Troisième Reich, p.292
- G.L.Mosse, Les racines intellectuelles du Troisième Reich, p.292
- G.L.Mosse, Les racines intellectuelles du Troisième Reich, p.292
- G.L.Mosse, Les racines intellectuelles du Troisième Reich, p.292
- G.L.Mosse, Les racines intellectuelles du Troisième Reich, p.293