Sparassis crépu

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Sparassis crispa, de ses noms vernaculaires Sparassis crépu, Clavaire crépue, Morille des pins ou Chou-fleur, est un champignon basidiomycète cérébriforme comestible jeune de la famille des sparassidacées.

Description[modifier | modifier le code]

Le sporophore peut atteindre de 8 à 20 cm de haut sur 10 à 40 cm de large. Il est formé d'un stipe ou pied épais s'évasant et se divisant en rameaux foliacés contournés, crépus, serrés et entremêlés. Le sporophore est couleur blanc-crème à légèrement rosé, brunissant à la marge avec l'âge.

L'hyménium sous forme de pores très fins sur les deux faces des lobes, présente une Sporée claire.

Sa chair est mince, crème, plus jaune dans le bas du stipe, est tendre et craquante, tendant à devenir élastique sur les vieux exemplaires.

L'odeur est agréable. Sa saveur est proche de la noix.

Habitat et dispersion[modifier | modifier le code]

Le sparassis crispa est assez commun de septembre à novembre, parfois décembre, dans les régions tempérées de l'hémisphère nord. Il se développe au pied et sur les racines des conifères, souvent à l'abri des vents dominants. Il est fidèle à ses emplacements et peut repousser sur sa base si elle n'est pas arrachée. Saprophyte ou parasite.

Comestibilité[modifier | modifier le code]

C'est un champignon comestible, vendu sur certains marchés et apprécié, d'autant qu'il est abondant (certains exemplaires peuvent peser plusieurs kilos); il se prête bien à des préparations élaborées et peut également être desséché[1].

Toutefois, il met plusieurs semaines à disparaître dans le milieu naturel et on se méfiera de la consommation d'exemplaires trop gros ou trop vieux, qui deviennent coriaces et indigestes.

Espèces proches et confusions possibles[modifier | modifier le code]

Sparassis brevipes et Sparassis laminosa[modifier | modifier le code]

La taille, l'aspect et l'habitat du Sparassis crispa ne prêtent guère à confusion. Les principales espèces proches sont Sparassis brevipes et Sparassis laminosa, de taille plus petite, plus jaunes, poussant au pied des chênes et dégageant une odeur d'eau de javel. Ils sont à éviter.

Ramaria botrytis[modifier | modifier le code]

On pourrait éventuellement aussi confondre Sparassis crispa, avec Ramaria botrytis, de son nom vernaculaire la clavaire chou-fleur, également comestible. Cette dernière est de taille plus modeste et présente des rameaux nettement rosés, plus épais, plus apparents et moins lobés[2].

Clavaires et ramaires[modifier | modifier le code]

Une ramaire toxique: Ramaria pallida

En général les débutants devront se méfier des clavaires, ramaires et autres champignons ramifiés de tous genres et couleurs comme les ramaires du genre Ramaria, dont de nombreuses espèces sont toxiques et à tout le moins purgatives. Ces "coraux" de la forêt sont faits pour être seulement regardés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon plusieurs ouvrages, certains sparassis seraient vendus desséchés en Extrême-Orient, où il serait consommé sous le nom d'Oreille d'argent pour les propriétés stimulantes qu'on lui attribuerait. Il semble en réalité que l'espèce vendue sous cette appellation soit la trémelle en fuseau.
  2. Parmi les champignons en touffes volumineuses, peut également être cité, Polyporus ombellatus ou polypore en ombelle qui pousse au pied des chênes et présente, contrairement aux sparassis, des chapeaux bien identifiés, de couleur gris-brun.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Grand guide encyclopédique des champignons, Jean-Louis Lamaison et Jean-Marie Polese - Attémis, 1998 ISBN 2-84416-005-0, page 208.
  • Champignons du Nord et du Midi, André Marchand - Société mycologique des Pyrénées méditerranéennes, diffusion Hachette, 1971 ISBN 84-499-0649-0, tome I/IX, n° 79 pages 176 et 177.