Randolph Churchill

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Le père de Winston Churchill, Lord Randolph Henry Spencer Churchill

Lord Randolph Henry Spencer-Churchill (13 février 184924 janvier 1895) est un homme d'État britannique. Il est le fils de John Spencer-Churchill, 7e duc de Marlborough, et le père du premier ministre Winston Churchill et de John Strange Spencer-Churchill. Il fut député à vingt-cinq ans et fit carrière dans les rangs conservateurs où il souhaita des réformes démocratiques et une politique extérieure pacifique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Conservateur sincère (il fait partie des fondateurs (1883) de la Ligue de Primevère, consacrée à soutenir les établissements nationaux), il était néanmoins opposé à la structure traditionnelle de la règle conservatrice. À son arrivée à la Chambre des communes, en 1874, il attaqua au ministère conservateur avec une rhétorique incisive qui le rendit célèbre.

Pendant le ministère libéral de William Gladstone (1880-1885), il s'allia avec d'autres conservateurs indépendants pour former un prétendu « quatrième parti », préconisant un nouveau conservatisme, plus démocratique et plus réceptif au besoin de réformes sociales et politiques. Mis au courant de certains des problèmes de l'Irlande, en y ayant accompagné son père le vice-roi (1876-1880), il fut chargé du difficile problème de l'union entre l'Irlande et la Grande-Bretagne. Il avait identifié l'ampleur de la mauvaise gestion des autorités britanniques et s'opposa aux mesures coercitives. La nomination de Churchill (1884) comme président de l'Union nationale des associations conservatrices et sa prise de position pour une participation populaire accrue à l'organisation du parti souligna son désaccord avec la conduite aristocratique de Lord Salisbury, leader des conservateurs mais la popularité de Churchill contraignit Salisbury à l'accepter dans le nouveau gouvernement conservateur en 1885. Secrétaire d'État pour l'Inde (1885-1886) et chancelier de l'Échiquier, il devint leader des conservateurs à la Chambre des Communes (1886). Son premier budget critiquait implicitement la politique étrangère en diminuant les subsides alloués aux forces armées. Le texte fut rejeté par le Cabinet et Churchill démissionna. Ce coup d'éclat ne fut pas suivi par un tollé de l'opinion (comme il l'avait escompté) et les conservateurs le laissèrent ensuite de côté.

Personnellement endetté (financé discrètement par la famille Rothschild) affecté par une maladie indéterminée (probablement la syphilis) durant les dernières années de sa vie, il fit des tirades totalement absurdes à la Chambre des Communes. Son épouse américaine, Jennie Jerome, qu'il avait épousée en 1874, publia son autobiographie The Reminiscences of Lady Randolph Churchill, en 1908. Elle est morte en 1921.

caricature du magazine satyrique Punch, 1881

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Biographies de Lord Randolph Churchill
  • par son fils Winston S. Churchill: Lord Randolph Churchill.Odhams Press, London 1905
  • par R. F. Foster (1981): Lord Randolph Churchill: A Political Life. Oxford University Press, Reprint 1983, ISBN 978-0198227564[1].
  • Biographies de Jennie Jerome par A. Leslie (1969) et R. G. Martin (2 vol., 1969–1971).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. extrait