Rōjū

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Roju.

Le rōjū (老中?, littéralement « ancien ») était une des plus hautes fonctions dans le gouvernement des shoguns Tokugawa. Le terme s'applique soit aux anciens à titre individuel, soit au conseil en tant qu'ensemble, ce dernier étant dirigé soit par le premier rōjū, soit par le tairō.

Sous les deux premiers shoguns Tokugawa, il n'y a que deux rōjū. Le nombre est ensuite augmenté à cinq, puis plus tard réduit à quatre.

Tâches[modifier | modifier le code]

Les rōjū ont plusieurs responsabilités, définies clairement dans l'ordonnance de 1634 qui réorganise le gouvernement et crée un certain nombre de nouveaux postes :

  1. Relations avec le trône impérial, la Cour, et les dirigeants des monastères.
  2. Supervision des daimyos qui contrôlaient des territoires valant au moins 10 000 koku.
  3. Gestion des formes prises par les documents officielles dans les communications officielles.
  4. Supervision des affaires internes des domaines du shogun.
  5. Frappe de monnaie, travaux publics et attribution de titres féodaux.
  6. Relations gouvernementales et supervision des monastères et temples.
  7. Compilation des cartes, chartes, et autres écrits gouvernementaux.

Les rōjū ne servent pas de manière simultanées, mais par rotation, chacun servant le shogun durant un mois, communiquant avec celui-ci par le biais d'un chambellan appelé Soba-yōnin. Cependant, les rōjū servent également en tant que membres du conseil Hyōjōsho aux côté du Ō-Metsuke et des représentants des divers Bugyō (Commissions ou Départements). En tant que partie du Hyōjōsho, le rōjū tient parfois un rôle similaire à celui d'une cour suprême, réglant les disputes de succession et d'autres affaires d'État du même ordre.

Sous le règne de Tokugawa Tsunayoshi (1680–1709), cependant, les rōjū perd quasiment tout pouvoir, le shogun commençant à travailler plus étroitmeent avec le Tairō, les chambellans et d'autres, incluant Yanagisawa Yoshiyasu, qui possède alors le pouvoir d'un Tairō sans en avoir le titre. Les rōjū ne deviennent alors guère plus que des messagers, faisant passer les motions sur leurs propres attributions entre le shogun et les autres charges, mais sans pouvoir exercer une quelconque influence politique. Comme l'écrit Arai Hakuseki, un poète confucianiste majeur et homme politique de l'époque, « tout ce que fit le rōjū fut de transmettre les instructions de [Yoshiyasu's][1]. » Même après la mort de Tsunayoshi, les rōjū ne regagnent pas leur ancien pouvoir. Ils continuent cependant d'exister en tant que poste de gouvernement et que conseil qui possède, officiellement mais pas dans les faits, tous leurs pouvoirs et responsabilités originels, tout au long de l'époque d'Edo.

Liste des Rōjū[modifier | modifier le code]

Note : chaque porteur de la charge n'est listé ici qu'une fois. Certains peuvent avoir servi plusieurs shoguns, et donc plusieurs fois, et la liste peut donc ne pas refléter fidèlement l'ordre d'occupation de la charge. Par exemple, Hotta Masayoshi a servi en 1857–58 après Abe Masahiro (1843–57), mais ayant également servi plus tôt, il est listé plus tôt et non après Abe.

Sous Tokugawa Ieyasu[modifier | modifier le code]

Sous Tokugawa Hidetada[modifier | modifier le code]

Sous Tokugawa Iemitsu[modifier | modifier le code]

Sous Tokugawa Ietsuna[modifier | modifier le code]

Sous Tokugawa Tsunayoshi[modifier | modifier le code]

Sous Tokugawa Ienobu et Ietsugu[modifier | modifier le code]

Sous Tokugawa Yoshimune[modifier | modifier le code]

Sous Tokugawa Ieshige[modifier | modifier le code]

Sous Tokugawa Ieharu[modifier | modifier le code]

Sous Tokugawa Ienari[modifier | modifier le code]

Sous Tokugawa Ieyoshi[modifier | modifier le code]

Sous Tokugawa Iesada[modifier | modifier le code]

Sous Tokugawa Iemochi and Yoshinobu[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sansom, p. 141.
  2. Screech, Timon. (2006). Secret Memoirs of the Shoguns: Isaac Titsingh and Japan, 1779–1822, p. 242n91. Aussi connu sous le nom Honda Tadayoshi