Octave Pradels

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Paroles de Pradels, musique de Lucien Colin.
Monologue Rupture de banc.

Octave Pradels, de son nom complet Octave-Frédéric Pradels, est un poète, romancier, vaudevilliste et parolier français, né le 15 février 1842 à Arques (Pas-de-Calais) et mort le 30 avril 1930[1] à Parmain (Seine-et-Oise).

Biographie[modifier | modifier le code]

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Octave Pradels publie ses premiers monologues, contes en vers et chansons en 1883.

Parmi ses plus grands succès : Ça commençait si gentiment, La Chula, Dans l'oasis, Marche lorraine (écrite en collaboration avec Jules Jouy). Ses chansons furent notamment créées par Kam-Hill, Anna Judic, Amiati (à l'Eldorado) et Thérésa.

Directeur du théâtre des Capucines, Octave Pradels a également été président de la SACEM de 1895 à 1898.

Après un premier mariage en 1865[2] à Villefranche-sur-Mer, avec Angélique Thérèse De Villa-Rey, fille d'un commandant de la marine monégasque, qui lui donnera un premier fils, Edouard Joseph, il se serait marié en 1873 avec la divette Marie-Thérese Mirbeau. Ils auront un fils, non reconnu par la mère, Edmond-André, né le 26 juillet 1878 à Paris 17e, qui collabore avec son père comme parolier et compositeur, sous le pseudonyme d'Edmond Aramis. Il est mort pour la France au Fort de Vaux à Vaux-devant-Damloup (Meuse), le 9 avril 1916[3]. En 1917 Octave Pradels se remarie [4] avec Marie Louise Fransurot.

Octave Pradels tirait grande gloire d'avoir donné ses deux fils à la France. Imprégné de la mentalité chauviniste[5] et revancharde d'après la capitulation de 1871, il avait contribué tout au long de sa carrière à la diffusion de ce sentiment[6]. En témoigne cet extrait des paroles de sa Marche lorraine rédigées en 1892 :

Tes fils n'ont pas dégénéré,
Sol sacré !
Adoré !
Dans leurs veines encore ruisselle
Du sang de la Pucelle !

Mémoires de Paulus[modifier | modifier le code]

En 1906, il commence à aider Paulus à rédiger ses mémoires qui paraitront à partir de 1907.

Les Mémoires de Paulus n'ont pas été publiés sous la forme d'un volume, mais via l'équivalent de cahiers ou magazines en noir et blanc, vendus chaque semaine. Riche d'une iconographie somptueuse, ces cahiers contiennent des reproductions des personnages cités, des partitions, mais aussi des petites annonces contextuelles [7].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice BnF no FRBNF12408177x ; la notice d'autorité cite parmi ses sources l'archive ouverte scientifique Médihal ([1]).
  2. acte de mariage en ligne archives des Alpes-Maritimes
  3. Avis de décès sur le site Mémoire des hommes
  4. acte de naissance en ligne site archives départementale du Pas de Calais
  5. Voir en particulier la chanson Je suis chauvin dans Chansons, monologues, chansons à dire, fantaisies, p. 57)
  6. L’esprit revanchard faisait partie aussi bien du monde des variétés que des programmes pédagogiques : le récit national de l’historiographie française était orienté sur la prise de conscience que la perte de l’Alsace-Lorraine constituait une atteinte à l’intégrité territoriale de la patrie, ainsi étaient formées des générations de futurs poilus. Dans les consciences, la caractéristique revancharde qu’avait prise le patriotisme de l’époque a polarisé de manière extrême l’opinion publique, qui de l’autre bord politique appréhendait les thèses de l’anarchisme.
  7. Alain Weill, François Caradec Le Café-Concert , Hachette et Massin, 1980.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • André Chadourne, Les Cafés-concerts, E. Dentu, Paris, 1890 (notice BnF no FRBNF30215586) [lire en ligne]
  • Chantal Brunschwig, Louis-Jean Calvet, Jean-Claude Klein, Cent ans de chanson française, coll. Points actuels, Seuil, Paris, 1981 (ISBN 2-02-00-2915-4) (1re éd. reliée)
  • Serge Dillaz, La Chanson sous la IIIe république (1870-1940), Tallandier, 1991 (ISBN 2-235-02055-0)