Nicolas de Malézieu

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Nicolas de Malézieu

Nicolas de Malézieu, né à Paris en septembre 1650 et mort à Paris le , est un homme de lettres, helleniste et mathématicien français.

Sa vie et son œuvre[modifier | modifier le code]

Il est écuyer et seigneur de Chatenay, puis chancelier de Dombes et secrétaire général des Suisses et Grisons de France. Il est précepteur du duc de Maine, auprès duquel l'a introduit Bossuet, et il déclame les pièces d'Euripide et de Sophocle à la duchesse, qui a fait de son Château de Sceaux un salon littéraire et mondain auquel il participe dans le cercle des Chevaliers de la Mouche à Miel, ainsi qu'à l'organisation des fêtes des Grandes Nuits de Sceaux. Précepteur ensuite du duc de Bourgogne, il est nommé membre de l'Académie royale des sciences en 1699 et de l'Académie française en 1701.

Les cours de mathématiques dispensés pendant quatre ans au duc de Bourgogne sont recueillis par son bibliothécaire et publiés par Nicolas de Malézieu en 1705 sous le titre Élémens de géométrie de Mgr le duc de Bourgogne. Le Journal des sçavans donne un compte rendu détaillé des observations qu'il y fait sur les points géométriques et les nombres infiniment petits. En 1713, l'ouvrage est traduit en latin sous le titre Serenissimi Burgundiae Ducis Elementa Geometrica, ex Gallico Semone in Latinum translata ad Usum Seminarii Patavini. Une troisième édition posthume, revue, corrigée et augmentée d'un traité des logarithmes, avec l'introduction à l'application de l'algèbre à la géométrie, paraît en 1729.

Nicolas de Malézieu est aussi l'auteur d'une traduction d'Iphigénie en Tauride d'Euripide, ainsi que de poèmes, de chansons, de contes et de saynètes publiés en 1712 dans les Divertissements de Sceaux et en 1725 dans la Suite des Divertissements parmi lesquels Philémon et Baucis, Le Prince de Cathay, Les Importuns de Chatenay, La Grande Nuit de l'éclipse, L'Hôte de Lemnos, La Tarentole et L'Heautontimorumenos. Souvent composés en une seule journée, ces divertissements étaient mis en musique et représentés sur scène pour le plus grand plaisir de la duchesse, à qui il donnait aussi des cours d'astronomie, et qui, dit Voltaire, « fit sa fortune. »

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