Musée des Archives nationales

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Musée des Archives nationales
Image illustrative de l'article Musée des Archives nationales
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Adresse 60, rue des Francs-Bourgeois, 75003 Paris
Coordonnées 48° 51′ 35″ N 2° 21′ 35″ E / 48.85964, 2.35959348° 51′ 35″ Nord 2° 21′ 35″ Est / 48.85964, 2.359593  
Informations visiteurs
Site web Site officiel des Archives nationales

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Musée des Archives nationales

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Musée des Archives nationales

Le Musée des Archives nationales était également connu de 1939 à 2006 sous le nom de Musée de l'Histoire de France.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le Musée des Archives nationales est situé dans les locaux des Archives nationales, et principalement dans l'hôtel de Soubise.

Il dépend de la direction des publics, département des activités culturelles et éducatives des Archives nationales.

Il présente :

  • d'une part, un parcours permanent autour des documents les plus célèbres conservés aux Archives nationales ;
  • d'autre part, des expositions temporaires basées sur les fonds des Archives nationales.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est en 1867 que le comte Léon de Laborde, directeur général des Archives de l'Empire, ouvre un espace dédié à l'exposition d'éléments des collections, baptisé Musée des Archives, augmenté d'un espace d'expositions temporaires en 1927.

En 1939, avec l'ajout d'une section dédiée à l'histoire contemporaine, le Musée des Archives prend le nom de Musée de l'Histoire de France.

En 2000 est engagée une réflexion autour de la refondation et de l'extension du Musée. L'exposition permanente de documents originaux est alors suspendue pour des raisons principalement conservatoires. Dans les années suivantes, les travaux de consolidation de l'hôtel de Rohan, puis les travaux du Caran qui contraignent à accueillir à l'hôtel de Soubise la salle de lecture des Archives nationales, réduisent très sensiblement les activités du Musée ; aussi, lorsque, en 2010, le président de la République annonce la création d'une Maison de l'Histoire de France, certains croient que ce projet est destiné à se substituer au Musée des Archives [1]. L'équivoque est dissipée en 2011, lorsque le Conseil supérieur des archives, en présence du ministre de la Culture, valide le projet scientifique, éducatif et culturel des Archives nationales [2], qui précise les orientations et le développement du Musée des Archives dans les années à venir ; enfin, l'année suivante, la ministre de la Culture décide l'abandon du projet de la Maison de l'Histoire de France.

Dans les années à venir, le premier étage de l'hôtel de Soubise sera consacré au « parcours permanent » qui présente de grands documents (plusieurs d'entre eux sont d'ores et déjà exposés) ; les expositions temporaires seront alors déployées au rez-de-chaussée du bâtiment Louis-Philippe.

Le Musée des Archives nationales a été dirigé successivement par Régine Pernoud, Jean-Pierre Babelon, Martine Dalas-Garrigues, Jean-Daniel Pariset, Luc Forlivési et Ariane James-Sarazin. Son actuel directeur est Pierre Fournié, conservateur général du patrimoine, responsable du département de l'action culturelle et éducative des Archives nationales.

Collections du musée[modifier | modifier le code]

Le Musée des Archives nationales ne dispose pas de collections permanentes mais expose des documents des Archives nationales. Certains de ses documents sont dotés d'une double cotation et constituent ainsi un florilège de documents emblématiques des Archives nationales (la série AE IV a été supprimée) :

  • AE I documents les plus insignes de l’histoire de France conservés dans l’armoire de fer (constitutions de 1791 à nos jours, testaments des rois, Serment du jeu de paume, etc.);
  • AE II documents dits français (3840 numéros, dont les plus anciens documents conservés aux Archives nationales datant de l'époque mérovingienne);
  • AE III documents dits étrangers (254 numéros, traités internationaux conclus entre la fin du VIIIe siècle et le début du XXe siècle[3]
  • AE V pièces à conviction des grands procès criminels et objets saisis (450 numéros), provenant des dossiers de police ou de procédure avec lesquels ils étaient conservés. Ensemble très divers allant d’un tableau jésuite, saisi en 1762 dans une église du Puy-de-Dôme, à une paire de lunettes de Landru, en passant par la machine infernale de Fieschi, de la fausse monnaie ou des brochures et objets séditieux)
  • AE VI objets historiques (tableaux, sculptures, gravures, dessins, objets d’art, médailles, monnaies, clefs (principalement celles des villes prises par les armées de la République), étalons des poids et mesure, etc.

Les documents les plus remarquables des Archives nationales sont consultables en ligne depuis le site Internet des Archives nationales (http://www.culture.gouv.fr/documentation/archim/dossiers.htm).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le musée de l’Histoire de France existe déjà, Libération, 18/11/2010
  2. [1]
  3. Quel musée d'histoire pour la France ? par Jean-Pierre Babelon, Isabelle Backouche, Vincent Duclert, Ariane James-Sarazin et de nombreux auteurs invités, Paris, Armand Colin, coll. Eléments de réponse, 2011, p. 189

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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