Mouvement du peuple (Tunisie)

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Mouvement du peuple
Présentation
Secrétaire général Zouhair Maghzaoui
Fondation 8 mars 2011
Idéologie socialisme
panarabisme
Coalition Front populaire
Représentation
Constituants
2 / 217
Ministres
0 / 29

Le Mouvement du peuple (حركة الشعب) est un parti politique tunisien qui s'inscrit dans la mouvance du socialisme et du panarabisme. Fondé en 2005 sous le nom des Unionistes nassériens, il est reconnu le 8 mars 2011. Il est dirigé par Mohamed Brahmi[1], qui est assassiné le 25 juillet 2013.

Constitution[modifier | modifier le code]

Le 8 mars 2011, deux partis idéologiquement très proches sont reconnus : le Mouvement unioniste progressiste, dirigé par l'ancien bâtonnier Béchir Essid, unioniste arabe (nassérien) de longue date emprisonné sous les régimes de Bourguiba et Ben Ali et proche du régime de Mouammar Kadhafi, et le Mouvement du peuple dirigé par Khaled Krichi, ancien secrétaire général de l'Association tunisienne des jeunes avocats et fondateur du Mouvement des unionistes nassériens (non reconnu).

Le 20 mars, les deux partis décident de fusionner et de créer le Mouvement du peuple unioniste progressiste (MPUP)[2]. Essid est désigné secrétaire général alors que Krichi est nommé porte-parole du parti. Cependant, cette fusion n'est pas appréciée par tous : du côté du premier mouvement, plusieurs dirigeants et militants démissionnent, Essid lui-même devant les suivre, alors que du côté du second, un seul des onze membres du bureau politique (Amor Chahed) refuse la fusion et utilise l'autorisation légale pour permettre la constitution d'un nouveau bureau présidé par Brahmi.

Développements[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection de l'assemblée constituante, le MPUP se présente dans toutes les circonscriptions en Tunisie et dans deux circonscriptions à l'étranger. Il récolte 36 641 voix, soit 0,98 % des suffrages mais ne réussit pas à obtenir de siège, alors que le Mouvement du peuple obtient 30 259 voix, soit 0,75 % des voix, dans 29 circonscriptions (26 en Tunisie et trois à l'étranger) et obtient deux sièges : l'un pour son secrétaire général, qui s'est présenté dans son gouvernorat d'origine (Sidi Bouzid) où il obtient 3 617 voix dont 52 % dans le territoire des Ouled Brahim (Meknassy, Menzel Bouzaiane et Souk Jedid), et l'autre pour Mourad Amdouni, qui a la chance de voir sa liste placée à droite de celle d'Ennahdha sur le bulletin de vote à Bizerte. Il recueille 10 353 voix, en bénéficiant du vote erroné de plusieurs partisans d'Ennahdha[3].

Les dirigeants du MPUP décident de fusionner avec le Mouvement du peuple, s'agissant en fait d'un retour aux sources puisque la nouvelle formation conserve le nom du parti vainqueur. Krichi assume son échec et se retire momentanément de la vie politique.

Suite à la décision de faire adhérer le parti au Front populaire, Brahmi démissionne le 7 juillet 2013 et annonce la création du Courant populaire[4] ; il déclare alors que sa décision fait suite à un différend interne sur la relation entre le parti et Ennahdha[5]. Brahmi est assassiné devant son domicile le 25 juillet[6].

Comité directeur[modifier | modifier le code]

Le comité issu du congrès de fusion en 2012 est le suivant[7].

  • Mohamed Brahmi, coordinateur général
  • Zouhair Maghzaoui, secrétaire général
  • Souad Cheffi
  • Fethi Belhaj
  • Ridha Dallaï
  • Mohsen Nabti
  • Mabrouk Kourchid
  • Badreddine Gammoudi
  • Ridha El Agha
  • Salah Ferjaoui
  • Omrane Maddouri

Notes et références[modifier | modifier le code]