Montagne de Dun

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Montagne de Dun
Image illustrative de l'article Montagne de Dun
Géographie
Altitude 708 m
Massif Beaujolais (Massif central)
Coordonnées 46° 15′ 57″ N 4° 22′ 08″ E / 46.265833, 4.36888946° 15′ 57″ Nord 4° 22′ 08″ Est / 46.265833, 4.368889  [1]
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Montagne de Dun

La montagne de Dun, avec ses 708 mètres, est située dans le Brionnais, sur la commune de Saint-Racho, en Saône-et-Loire, dans le sud de la Bourgogne. Elle domine la vallée du Sornin.

On trouve à son sommet deux tables d'orientation, l'une sur le versant de La Clayette et l'autre sur celui du Chauffailles, d'où l'on peut découvrir plus de 25 clochers. La hauteur voisine, nommée Dunet, est un peu plus élevée (732 mètres).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Dun vient de dunum qui signifie « mont », mais aussi « forteresse ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès le haut Moyen Âge, en raison de l'importance stratégique de la vallée du Sornin, Dun, dont les pentes escarpées sont difficiles à gravir, est un moyen de défense idéal[2].

Les invasions successives (Arabes vers 730, Normands à la fin du IXe siècle et Hongrois à l'aube du Xe siècle semblent avoir épargné la motte castrale qui se transforme peu à peu en un château fort qui couronne la montagne, apparemment inexpugnable. À l'intérieur de la première enceinte, on trouvait le donjon, la chapelle Saint-Jean-et-Saint-Firmin, bâtie sur un rocher druidique aujourd'hui disparu, et l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul[2].

Suite aux multiples plaintes de l'abbé de Cluny, le roi Philippe-Auguste décida de soumettre les féodaux de Bourgogne à son autorité. En 1180, il assiégea la citadelle de Dun. Cette fois-ci, la forteresse tomba. Les murailles furent rasées et seule l'église fut épargnée car « le Roi de France ne détruit pas la maison du Roi des Cieux »[2].

Monument[modifier | modifier le code]

L'église romane a été restaurée entre 1897 et 1899 sur ordre du comte de Rambuteau.

Légendes[modifier | modifier le code]

Le site de Dun a inspiré de nombreuses légendes, dont les plus célèbres sont celles de la fontaine Saint-Jean et la pierre qui vire.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Virey, Paul Muguet, Henri Mouterde, Dun, autrefois, aujourd'hui, 1900
  • Monographie de Monsieur Nesly sur la vie de Mussy-sous-Dun au XIXe siècle, 1901

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Site Geoportail de l'IGN
  2. a, b et c Histoire de la montagne de Dun