Martin Ssempa

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Martin Ssempa, né en 1968 à Nalusali (Ouganda), est un pasteur ougandais, fondateur de la Makerere Community Church. Il se présente depuis plus de 20 ans comme un activiste de la lutte contre le sida et a beaucoup d'influence dans la politique ougandaise sur ce sujet.

Ssempa rejette le principe de séparation de l'Église et de l'État, s'oppose à la lutte contre le sida par l'utilisation de préservatifs (il a notamment mis le feu à une boîte de préservatifs au nom de Jésus)[1], et prône l'abstinence et la fidélité comme moyens de combattre le VIH. Ssempa se dit meneur d'une croisade pour « exclure la sodomie de l'Ouganda, soutenir une législation en Ouganda qui rendrait l'homosexualité punissable de prison à vie, ou même, dans certains cas, de mort »[2].

Activisme[modifier | modifier le code]

Ssempa soutien l'arrêt des rivalités et de la haine entre tribus en Ouganda.

Il soutient activement la proposition de loi anti-homosexualité (qui peut mener à la condamnation à mort de gays et lesbiennes). Pour soutenir cette loi, il montre des clips de pornographie gay dans son église, incluant de la coprophagie et en laissant penser que la coprophagie est une pratique typique et exclusive des homosexuels. Ssempa est devenu célèbre sur internet grâce à une vidéo où il suggère que les homosexuels aiment « manger le caca »[3]. Il propage cette association d'homosexualité/scatophile dans le but de répandre le sentiment anti-homosexuels. Ce comportement a été largement critiqué par la communauté internationale, certains ont même demandé son arrestation[4]. Le président américain Barack Obama a qualifié de « détestable » la proposition de loi[5].

En novembre 2014, lors d'un envoyé spécial du Petit Journal en Ouganda concernant les lois anti-homosexuelles, il accepte de donner une interview à deux de leurs journalistes, Martin Weill et Félix Séger. Après s'être montré pacifiste, il « pète les plombs », les agresse avec l'aide de son entourage, détruit leur bande vidéo contenant l'interview, et les traite d' « homosexualistes ». Les journalistes ne parviennent qu'à conserver une bande vidéo saccagée où on l'entend demander à « saisir leur caméra » et de les « empêcher de partir » après les avoir fait passer 6h de garde à vue grâce à sa forte influence locale[6].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Helen Epstein, The Invisible Cure: Africa, the West and the Fight Against AIDS, Penguin UK, 2012, 352 p. (ISBN 9780141901725)
  • (en) Peter Gill, Body Count: How they turned AIDS into a catastrophe, Profile Books, Londres, 2010, 496 p. (ISBN 9781847651082)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]