Coprophagie

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Coprophagie (homonymie) et Scatophage.

La coprophagie (ou scatophagie), consiste à consommer des matières fécales.

Si ce comportement est un mode alimentaire normal pour certains animaux, il révèle un désordre psychologique quand il se manifeste chez d'autres espèces pour qui ce n'est pas naturel. Chez l'être humain il est révélateur d'un trouble psychiatrique.

Sommaire

[modifier] Recyclage de la matière organique

Les animaux coprophages jouent un rôle essentiel dans les mécanismes de métabolisation et de recyclage de la matière organique morte (feuilles mortes, animaux morts, excréments).

Ce sont, pour la plupart, des insectes coléoptères ou diptères. Généralement ces insectes sont spécifiques des excréments d'un animal. C'est le cas, par exemple, des insectes qui fréquentent les excréments des grands ongulés vivant dans les forêts européennes, les savanes africaines ou de ceux que l'homme a domestiqués.

Les principaux insectes coprophages sont les bousiers, des mouches et les cafards.

Certains organismes se développent dans les déjections animales, par exemple des champignons comme les Coprins qui sont dits coprophiles.

[modifier] Coprophagie complémentaire

Certains animaux comme les carnivores sont occasionnellement coprophages pour augmenter l'ingestion des nutriments[1].

Chez le chien, par exemple, la coprophagie est un comportement courant même s'il déplait à leur maître. La raison n'en est pas claire : tendance héréditaire, trouble du comportement dû à l'ennui, insuffisance digestive, malnutrition... les causes sont multiples. Le chien peut consommer uniquement ses propres fèces ou bien celles d'autres animaux. Dans ce dernier cas, cette habitude est beaucoup plus difficile à combattre[2].

[modifier] Cæcotrophie

Article détaillé : Cæcotrophie.

On parle plutôt de cæcotrophie quand les animaux produisent et réingèrent des fèces différentes de celles destinées à être rejetées. C'est une source de vitamine B et une façon d'optimiser l'utilisation des protéines[3]

Par exemple, quelques espèces de poissons ont adopté ce comportement ainsi que certains rongeurs comme les cochons d'inde[4], les lagomorphes comme les lapins[5] ou encore certaines musaraignes[6].

[modifier] Notes et références

[modifier] Articles connexes


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