Márta Mészáros

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Marta Meszaros)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mészáros.
Dans le nom hongrois Mészáros Márta, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français Márta Mészáros, où le prénom précède le nom.

Márta Mészáros

Naissance 19 septembre 1931 (83 ans)
Kispest
Hongrie
Nationalité Flag of Hungary.svg Hongroise
Profession Réalisatrice
Films notables Cati
Adoption

Márta Mészáros est une réalisatrice et scénariste hongroise née le 19 septembre 1931 à Kispest (Hongrie). Elle fut mariée au réalisateur hongrois Miklós Jancsó.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la fille du sculpteur Lászlo Mészáros, qui, en raison de ses opinions de gauche, doit quitter la Hongrie à l'avènement de la dictature horthyste[1]. Réfugié en Union soviétique, il y est arrêté par les autorités staliniennes en 1938 à Frounzé (Kirghizie), puis disparaît, victime des purges. Durant la Seconde Guerre mondiale, Martá Mészáros est affectée par un autre drame : le décès de sa mère, atteinte du typhus. Orpheline, elle est acheminée vers son pays natal après la guerre, où elle est prise en charge par une mère adoptive, celle-ci occupant un rang élevé dans l'appareil du pouvoir hongrois (la trilogie des Napló - Mes enfants, Êtres aimés et Père et mère -, et l' Ultime journal, réalisés entre 1982 et 2000 y font nettement allusion). Elle va bénéficier d'une bourse pour entreprendre des études cinématographiques au VGIK de Moscou qui lui décerne un diplôme de mise en scène. Revenue en Hongrie, elle réalise, entre 1959 et 1971, plus d'une vingtaine de courts métrages dans les genres les plus divers. Son premier long métrage, Cati (Eltávozott nap) (1968) traite d'une histoire qui lui sera désormais familière : celle d'une jeune femme privée de cadre affectif et familial.

« Il est évident que l'absence écrasante du père, la dissolution de la famille, l'isolement affectif au sein de communautés imposées, internats ou foyers, l'acharnement à vouloir exister par et pour soi sont des clés qui donnent accès, presque mécaniquement, à la part la plus dure, la plus forte de son œuvre. Mais ces clés n'expliquent pas tout. »

— suggère Jean-Pierre Jeancolas[2]

Il faut, parallèlement, faire grand cas d'un second thème dans l'œuvre de Márta Mészáros :

« l'affirmation par la femme de son autonomie, le plus souvent par la maternité désirée et assumée, même contre la volonté du géniteur (Adoption - Örökbefogadás) (1975) et Neuf mois l'année suivante), mais simplement aussi par le désir de mener une vie indépendante au plan professionnel et/ou sentimental (Elles deux en 1977 notamment). »

— Marcel Martin, Dictionnaire du cinéma, Éditions Larousse, 1986

La vague féministe des années soixante-dix ne s'y est pas trompée, qui l'a reconnue comme l'une de ses cinéastes de prédilection - en Europe de l'Est et au-delà.

Nominations[modifier | modifier le code]

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisatrice[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Comme scénariste[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. La réalisatrice dit toutefois : « [...] J'avais trois ans lorsque mes parents m'ont amené en Union soviétique. Il n'y avait aucune raison à cet exil. Mon père sculpteur émérite avait simplement envie de remonter la route qui avait conduit ses ancêtres mongols à Budapest. »Être née sous Staline, in : Le Figaro, 17/05/1984.
  2. in Le cinéma hongrois, 1963-1988, Éditions du CNRS

Liens externes[modifier | modifier le code]