Boulevard Auguste-Blanqui

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
13e arrt
Boulevard Auguste-Blanqui
Le terre-plein centralsous le métro aérien
Le terre-plein central
sous le métro aérien
Situation
Arrondissement 13e
Quartier(s) Maison-Blanche, Croulebarbe
Début 12 place d'Italie
Fin 77 rue de la Santé
Morphologie
Longueur 1 040 m
Largeur Entre place d'Italie et rue Corvisart : 68 m
Ailleurs : 70 m
Historique
Dénomination 17 janvier 1905
Ancien(s) nom(s) Boulevard Saint-Jacques
Géocodification
Ville de Paris 0517
DGI 0541

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Boulevard Auguste-Blanqui
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

48° 49′ 48″ N 2° 20′ 51″ E / 48.83, 2.3475

Le boulevard Auguste-Blanqui est un boulevard du 13e arrondissement de Paris. Il fait partie de l'axe qui relie la place d'Italie à la place Denfert-Rochereau.

Long de 1 040 mètres et large de 70 mètres environ, il part de la place d'Italie et va jusqu'à la rue de la Santé, à la limite du 14e arrondissement, où il est prolongé par le boulevard Saint-Jacques. Il traverse l'ancienne vallée de la Bièvre.

Le boulevard doit son nom au penseur et révolutionnaire socialiste français Auguste Blanqui (1805-1881).

Sommaire

Histoire [modifier]

Le boulevard occupe l'emplacement de l'ancien mur des Fermiers généraux. Il possède son aspect actuel depuis l'extension de Paris et la destruction de ce mur dans les années 1860[1]. Auparavant, deux boulevards longeaient le mur :

  • à l'extérieur le boulevard d'Italie entre la place d'Italie et la rue de la Glacière,
    • mais boulevard de la Glacière au-delà de la rue de la Glacière,
  • à l'intérieur boulevard des Gobelins entre la place d'Italie et la rue de la Glacière, qu'il ne faut pas confondre avec l'actuelle avenue des Gobelins qui part elle aussi de la place d'Italie,
    • mais boulevard Saint-Jacques au-delà de la rue de la Glacière.

Lors du siège de Paris de 1870 le boulevard d'Italie fut le lieu départ de plusieurs ballons montés, en particulier les 25 et 30 septembre 1870.

Bâtiments et sites remarquables [modifier]

Terre-plein central
  • Le terre-plein central du boulevard est actuellement surplombé sur la majeure partie de son parcours par le métro aérien de la ligne 6. Il abrite notamment un terrain de basket au niveau du croisement avec la rue de la Glacière ainsi qu'un boulodrome au niveau de la station de métro Corvisart.


  • Proche de la place d'Italie, se trouve une stèle « Aux enfants du XIIIe arrt morts pour la France ».
  • Un peu plus loin, un kiosque à musique.
École Estienne

Au carrefour avec la rue Abel-Hovelacque se trouve l’école Estienne, nom traditionnel de l’École supérieure des arts et industries graphiques. L'école, fondée à l'initiative d'Abel Hovelacque, conseiller de Paris, a été inaugurée en 1896.

D'abord nommée École municipale du livre Estienne, d'après le nom de la célèbre famille d'imprimeurs du XVIe siècle, elle a pour objet l'enseignement professionnel des métiers du livre, dans tous leurs aspects pratiques et théoriques. Son but était de pallier la sous-qualification dans cette industrie naissante.

Les bâtiments en briques sont dus à l'architecte Manjot de Dammartin. Ils possèdent des corniches et des bandeaux en pierre et sont couverts d'ardoises. La charpente de l'atelier des machines (1 200 m2) a été construite par les Ateliers de construction Gustave Eiffel de Levallois-Perret, fondés par Gustave Eiffel.

Hommage à Auguste Blanqui
  • no 25; Sur la façade une plaque commémorative rappelle qu’Auguste Blanqui vécut dans cette maison chez son ami Ernest Granger, au 5e étage dans une petite chambre.
Église Sainte-Rosalie
La Folie Neufbourg
Statue en hommage à Ernest Rousselle.
  • Entre la rue Corvisart et la rue Edmond-Gondinet s'élevait La Folie Neufbourg, construite en 1762, par Peyre l'aîné pour Le Prestre de Neufbourg, financier. Ces bâtiments furent utilisés pendant le premier Empire par les Hôpiteaux de Paris, comme buanderie et servirent de cache aux contrebandiers qui utilisaient la Bièvre comme voie de communication, pour entrer du tabac dans la ville. Auguste Rodin, loua les lieux en 1886 et y installa ses ateliers et y vécut avec Camille Claudel avant qu'elle ne parte s'installer quai de Bourbon. L'aile gauche du bâtiment fut démolie lors du percement de la rue Edmond Gondinet (ouverte en 1898) et elle sera entièrement démolie en 1909. Le terrain sera alors, vendu en plusieurs lots.
  • no 69: Devant la halte-garderie, un buste d'Ernest Rousselle (1836-1896), président du Conseil général de la Seine, connu pour son action en faveur de l'enfance, veille sur un enfant abandonné.
La ligne aérienne du métro ligne 6 passant devant l'immeuble du Monde.
Le Monde
  • no 80: En décembre 2006, pour les 60 ans de son premier numéro, le quotidien Le Monde installe son siège à cette adresse.

L'immeuble est l'ancien siège d'Air France, réaménagé par la société Bouygues, d'après les plans de l'architecte Christian de Portzamparc. La façade représente une gigantesque fresque avec des colombes dessinées par Plantu, s'envolant sur des vers de Victor Hugo. L'ensemble est un hommage à la liberté de la presse.


La Maison du livre

Siège de la Chambre syndicale typographique parisienne, la Maison du livre accueille aussi, à partir de 1937, le Syndicat général du livre, ainsi que d'autres organismes liés à l'histoire et aux métiers du livre, comme l'Institut d'histoire socialeSite du Syndicat général du livre et de la communication écrite.

La Brasserie Lutèce
  • no 106: Jusqu'en 1984, se trouvait en cet endroit La Brasserie de Lutèce, la dernière à brasser de la bière dans Paris intra-muros. Les caves de cet établissement plongeaient à 20 mètres de profondeur. Elle fournissait une autre brasserie située en haut du boulevard, près de la Place d'Italie: La Brasserie de la Maison-Blanche.

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Lien externe [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Gérard Conte, C'était hier...Le XIIIe Arrondissement, éd.Arcadia, 2001. 191. p. (ISBN 2-913019-10-2)

Références [modifier]

  1. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris [détail des éditions] (OCLC 466966117) [présentation en ligne] , p. 117