Luther Gulick

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Luther Halsey Gulick

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Luther Gulick en 1939

Naissance
Osaka, Japon
Décès (à 100 ans)
Walden, Vermont, États-Unis
Nationalité Américaine
Pays de résidence États-Unis
Diplôme
Doctorat
Profession Haut fonctionnaire
Activité principale Administration
Formation
Ascendants
Famille
Grand-père : Luther Halsey Gulick Sr., missionnaire
Oncle : Luther Halsey Gulick Jr., médecin
Arrière-grand-père : Peter Johnson Gulick, missionnaire

Luther Halsey Gulick, né le 17 janvier 1892, à Osaka (Japon) et mort le 10 janvier 1993, à Walden (Vermont, États-Unis), est un expert américain en administration.

Biographie[modifier | modifier le code]

Luther Halsey Gulick naît le 17 janvier 1892, à Osaka, au Japon. Son certificat de nationalité américaine ne sera signé par le Secrétaire d'État qu'en 1918[1]. Son père est le missionnaire congrégationnaliste Sidney Lewis Gulick (1860–1945) et sa mère est Clara May (Fisher) Gulick. Il porte le même nom que son grand-père, le missionnaire Luther Halsey Gulick Sr. (1828–1891), et que son oncle, le médecin Luther Halsey Gulick Jr. (1865–1918), instructeur d'éducation physique, officiel international de basket-ball et fondateur du mouvement de jeunesse Camp Fire Girls. Son arrière-grand-père est un des premiers missionnaires au royaume d'Hawaii, Peter Johnson Gulick (1796–1877).

Luther Gulick est diplômé du Collège Oberlin en 1914 et passe son doctorat à l'Université Columbia en 1920. En 1921, il est membre du conseil d'administration du Bureau municipal de la recherche de New York, renommé, plus tard, (Institute of Public Administration). Il va occuper ce poste jusqu'en 1982. Il enseigne à l'Université Columbia, entre 1931 et 1942, comme professeur de science municipale et d'administration[1]. De 1936 à 1938, il est membre, avec L. Urwick, d'un comité chargé par le président Franklin D. Roosevelt de réorganiser la branche exécutive du gouvernement fédéral. Luther Gulick est conseiller de Roosevelt depuis son élection comme gouverneur de New York et continue à l'épauler durant sa présidence[1]. Durant les années 1930, la revue Papers in the Science of Administration publie des articles de Henri Fayol, Elton Mayo et Mary Parker Follett, ainsi que des contributions de Luther Gulick. Certains de ses articles, comme « Notes sur la théorie de l'administration » (Notes on the theory of administration) et « La science, les valeurs et l'administration publique » (Science, Values and Public Administration), tous deux publiés en 1937, sont considérés comme des classiques. À partir de 1942, et jusqu'en 1961, Luther Gulick préside l'Institut de l'administration publique.

Durant la Seconde Guerre mondiale, aux côtés d'Alvin Hansen, il plaide pour une politique keynésienne, destinée à établir le plein emploi après la fin du conflit. Cela va conduire John Maynard Keynes à s'intéresser à l'élaboration de plans pour l'économie internationale après-guerre. Ces derniers mettent l'accent sur le libre-échange[2]. Durant cette période, Luther Gulick occupe de nombreuses fonctions administratives, parmi lesquelles celles de coordinateur des programmes d'après-guerre du Bureau de planification des ressources nationales, de directeur du Bureau de planification organisationnelle, de directeur administratif du secrétariat de l'Administration de secours et de reconstruction des Nations-Unies, au moment de sa création, de président du Comité consultatif sur l'éducation du Bureau du coordinateur pour les affaires inter-américaines, de membre de la direction de l'Office des opérations étrangères de secours et de reconstruction de l'Administration de l'économie extérieure et du Département d'État et de membre du Comité consultatif de révision du Département du commerce. Il participe également à la mise en place de la division du contrôle et à divers plans de réorganisation du Département de la guerre, à la structuration organisationnelle du Bureau de la production de guerre. Il dirige aussi une étude sur les relations fiscales entre les échelons local, d'État et fédéral pour le département du trésor. En 1945, il est chargé des aspects techniques de la réorganisation de la Corporation des petites usines de guerre. À côté de ses travaux pour le Bureau du budget, il assiste également le Bureau de la Maison-blanche dans diverses tâches administratives et il travaille un an avec ce dernier sur les réparations de guerre. Il participe à la conférence de Potsdam en 1945 et à la réunion des ministres des affaires étrangères de Paris en 1946[1].

De 1954 à 1956, Luther Gulick est administrateur de la ville de New York[3].

Luther Gulick meurt le 10 janvier 1993, à Greensboro, dans le Vermont.

Gestion des administrations[modifier | modifier le code]

La principale contribution théorique de Luther Gulick à la réflexion sur les tâches administratives est sa définition des fonctions exécutives, connue sous l'acronyme PODSCORB (ou POSDCORB). Les lettres signifient Planification, organisation, direction, dotation en personnel, coordination, constat et budget (Planning, Organizing, Directing, Staffing, Coordinating, Reporting, Budgeting)[4]. Cette théorie a été critiquée par Marquez Moore[5] et le Dr. Lewis Meriam[6]

Par ailleurs, Luther Gulick va développer l'idée à contre-courant selon laquelle il est impossible de séparer la politique de l'administration[7]. Avec Lyndall Urwick, il fonde la revue Administrative Science Quarterly.

Vie privée[modifier | modifier le code]

La première épouse de Luther Gulick, Helen Swift, meurt en 1969. La seconde, Carol W. Moffett, décède en 1989. Luther Gulick a deux enfants, Luther Halsey Gulick Jr. et Clarence Gulick[3] .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Stephen K. Blumberg, « Seven Decades of Public Administration: A Tribute to Luther Gulick », dans Public Administration Review, vol. 41, n° 2, p. 245, mars-avril 1981.
  2. Donald Markwell, John Maynard Keynes and International Relations: Economic Paths to War and Peace, Oxford University Press, 2006 (ISBN 9780198292364).
  3. a et b Jacques Steinberg, « Dr. Luther H. Gulick, 100, Dies; Adviser to Roosevelt and Mayors », New York Times, 11 janvier 1993.
  4. Brian J. Cook, Bureaucracy and self-government: reconsidering the role of public administration in American politics, p. 109, JHU Press, 1996 (ISBN 9780801854101).
  5. Marquez Moore, Création de valeur publique : Management stratégique dans le gouvernement, 1995.
  6. [1]
  7. Brian R. Fry, Mastering Public Administration; from Max Weber to Dwight Waldo, p. 80, Chatham House Publishers, Chatham, New Jersey, 1989.

Références[modifier | modifier le code]

  • (en) Thomas Hammond, « In Defence of Luther Gulick's "Notes on the Theory of Organization" », dans Public Administration, n° 68, p. 143-173, 1990.
  • (sv) Bengt Abrahamsson, Jon Aarum Andersen, Organisation - att beskriva och förstå organisationer, Liber-Hermods, Malmö, 1996.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Evolution of the Budget in Massachusetts, 1920.
  • Better Government Personnel,Report of the Commission of Inquiry on Public Service Personnel, 1935.
  • « Notes on the Theory of Organization », dans Papers on the Science of Administration, p. 191-1955, Institute of Public Administration, Columbia University, New York, 1937.
  • Administrative Reflections from World War II, 1948.
  • American Forest Policy, 1951.
  • Modern Management for the City of New York, 1953.
  • The Coming Age of Cities, Second Annual Wherrett Lecture on Local Government, 1956.
  • Changing Problems and Lines of Attack, 1957.
  • The Metropolitan Problem and American Ideas, 1962.
  • Programm Planning for National Goals, 1968.