Ligdan Khan

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Ligden Khutugt khaan (mongol cyrillique : Лигдэн Хутугт хаан), également appellé Ligdan Khan (mongol bitchig : ᠯᠢᠭᠳᠡᠨ ᠬᠠᠭᠠᠨ cyrillique : Лигдэн хаан, 1592 — 1634), Ligden ou Lindan, khan de la tribu des Tchakhars né en 1588, règne sur la Mongolie de 1603 à sa mort en 1634. C'est le dernier grand khan de la lignée Bordjigin de Gengis Khan.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ligdan Khan souhaitait unifier les Mongols par des moyens pacifiques en utilisant la religion. Pour cette raison, il établit des contacts au Tibet avec des lamas[1] sakyapa[2].

Il fit construire de nombreux temples et fait venir des lamas tibétains en Mongolie. De 1628 à 1629, il rassembla 30 traducteurs pour faire traduire la plupart des textes ecclésiastiques tibétains en mongol, dont le canon bouddhiste, le Kandjour[3],[1].

Il fonde des monastères qui deviennent des propriétés féodales, dirigées par les hautes personnalités de la hiérarchie ecclésiastique, issus de la classe des seigneurs féodaux laïques.[réf. nécessaire]

Ligdan, détenteur légitime du titre de Grand Khan, s’efforce de rassembler les féodaux qui redoutent le renforcement de son pouvoir davantage que les Mandchous. Quand ceux-ci apprennent que Ligdan a conclu une alliance avec la dynastie Ming, han, déchue en 1644, contre la dynastie Qing, mandchoue, dominant la Chine impériale, mais ils le trahissent. Certains d’entre eux se rallient aux Mandchous, tandis que d’autres marchent vers le nord et s’établissent dans le khanat khalkha[4].

Une première confrontation entre Ligdan et une alliance de princes mongols occasionne de lourdes pertes dans les deux camps en 1627[5].

En 1628, une armée conjointe de Mongols et de Mandchous attaque les Tchakhars en Mongolie-intérieure et les refoulent vers l'ouest, ce qui permet aux Mandchous de franchir la grande muraille en 1629 et de menacer Pékin, avant de se retirer en 1630[5].

Vaincu par les forces coalisée des Mandchous et des Mongols[Lesquels ?] en 1632, Ligdan Khan se réfugie au Kokonor (dans le Qinghai actuel), mais il y meurt de la variole en 1634. En 1635, l'empereur de Chine, fondateur de la dynastie Qing et Khan Mandchou Huang Taiji envoie une expédition qui capture sa veuve et son fils[5]. Le sceau impérial tombe aux mains du khan mandchou, qui peut dès lors prétendre à la souveraineté sur les Mongols.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) L. Chuluunbaatar, Political, economic and religious relations between Mongolia and Tibet, in Tibet and Her Neighbours : A History. McKay Alex (éd.), 2003, Londres, Edition Hansjörg Mayer, p. 152
  2. (en) Brian Gregory Baumann, Divine Knowledge: Buddhist Mathematics According to the Anonymous Manual of Mongolian Astrology and Divination, Volume 20 de Brill's Inner Asian Library, BRILL, 2008, (ISBN 9004155759 et 9789004155756)
  3. Alan J. K. Sanders, Historical dictionary of Mongolia, Scarecrow Press,‎ 2010 (ISBN 9780810861916, présentation en ligne)
  4. László Lőrincz, Histoire de la Mongolie : des origines à nos jours, Akadémiai Kiadó,‎ 1984 (ISBN 9789630533812, présentation en ligne)
  5. a, b et c Willard J. Peterson, The Cambridge History of China, vol. 9, Cambridge University Press,‎ 2002 (ISBN 9780521243346, présentation en ligne)