Le Dahlia noir (roman)

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Le Dahlia noir
Auteur James Ellroy
Genre Policier
Version originale
Titre original The Black Dahlia
Éditeur original The Mysterious Press
Langue originale anglais
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Date de parution originale Septembre 1987
ISBN original 0-89296-206-2
Version française
Traducteur Freddy Michalski[1]
Lieu de parution Drapeau de la France France
Éditeur Rivages
Collection Rivages / Thriller[2]
Date de parution mai 1988[2]
Chronologie
Le Grand Nulle part Suivant

Le Dahlia noir (titre original : The Black Dahlia) est un roman de James Ellroy paru en 1987, inspiré de l'affaire du Dahlia noir.

En France, il est réédité en livre de poche en 2006 par Payot & Rivages[1] dans la collection Rivages/Noir[2].

Le roman[modifier | modifier le code]

Le roman mêle un fait divers réel : la mort d'une jeune femme, Elizabeth Short, dont le cadavre atrocement mutilé a été retrouvé dans un terrain vague le 15 janvier 1947, à une fiction romanesque : le destin de deux amis, Dwight « Bucky » Bleichert et Leland « Lee » Blanchard, deux flics du LAPD qui enquêtent sur ce crime. Celui-ci, horrible, n'a jamais été résolu : James Ellroy en donne cependant une solution fictive.

Enquête policière classique et hors norme, mais également peinture de l’univers de la boxe, de l’amour, de la perversité et du sadisme. Catharsis de son enfance volée par le meurtrier de sa mère, ce roman est une manière de confesser les sentiments que l'auteur a pu ressentir envers celle qui l'a élevée durant les premières années de sa vie.

Son personnage principal, la ville de Los Angeles, est littéralement révélé dans cette œuvre et se montre sous un jour noir, surtout lorsque le racisme oublié des années 50 refait surface. Bucky, flic sans concession, est la représentation humaine de cette entité dangereuse. La dureté des mots, les phrases sèches et sans fioritures. C'est un adieu d'Ellroy à sa mère, Le Dahlia noir est une œuvre, cachée sous l'élégance mais aussi la violence d'un roman policier.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Dwight « Bucky » Bleichert : policier du LAPD, et narrateur.
  • Leland « Lee » Blanchard : lieutenant du LAPD, sauveur et protecteur de Kay Lake.
  • Kay Lake : née à Sioux Falls Dakota du Sud. Ancienne compagne de Bobby De Witt, qui devint la protégée de Lee. Surnom : « Petite ».
  • Madeleine Sprague : d'une ressemblance confondante avec le Dahlia, Madeleine est l'archétype des personnages « ellroyens ». Identité sexuelle ambiguë, flirtant avec l'inceste, s'identifiant au Dahlia, aux motivations floues. Personnage doté d'une forte identité romanesque et charismatique.

L'auteur[modifier | modifier le code]

James Ellroy l’a souvent confessé : le meurtre de sa mère l’a marqué à vie. Il aurait tenté d’exorciser ses fantômes dans son livre Ma part d'ombre.

Ses remerciements iront à Steve Hodel, policier qui plus de 50 ans après les faits pense avoir résolu le meurtre de Lizz Short et peut-être celui de sa mère[3] ; préfaçant L’Affaire du Dahlia noir (2004) de Hodel , Ellroy écrira : « J'étais celui qui pose les questions. Il fut celui qui y répondit. J'étais le sceptique. Il fut celui qui prouva. »

Quatuor de Los Angeles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Quatuor de Los Angeles.

Le Dahlia noir s’inscrit dans une tétralogie informelle se déroulant à Los Angeles dans les années 1950 :

  1. Le Dahlia Noir (The Black Dahlia, 1987)
  2. Le Grand Nulle part (The Big Nowhere, 1988)
  3. L.A. Confidential (1990)
  4. White Jazz (1991)

Adaptations[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Brian De Palma a adapté au cinéma ce roman sous le titre Le Dahlia noir, avec Josh Hartnett, Aaron Eckhart, Scarlett Johansson et Hilary Swank. Le film est sorti en 2006.

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

En 2013, Matz, David Fincher et Miles Hyman adaptent le roman de James Ellroy en bande dessinée : Le Dahlia noir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le Dahlia noir - James Ellroy », sur Payot & Rivages.net (consulté le 18 novembre 2013)
  2. a, b et c « Le Dahlia noir - James Ellroy », sur PolarNoir.fr (consulté le 18 novembre 2013)
  3. Steve Hodel pense être lui-même le fils de l'assassin ; son enquête s'appuie notamment sur des souvenirs d'enfance et des documents familiaux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]