La Nuit du renard

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La Nuit du renard (A stranger is watching) est un roman policier écrit par l'Américaine Mary Higgins Clark, traduit en français par Anne Damour et paru en 1977. Le récit se déroule la plupart du temps à New York. Cette histoire raconte l'enlèvement de Sharon Martin et de Neil Peterson et, parallèlement, les préparatifs de l'exécution de Ronald Thompson, un jeune accusé du meurtre de Nina Peterson, femme de Steve et mère de Neil (Steve est le compagnon de Sharon Martin).Ceci est donc très embarrassant pour Steve qui devras élucider ce mystère

Ce livre a reçu le Grand prix de littérature policière en 1980.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • August Rommel Taggert, alias Arty, alias "Renard" : meurtrier en série, il a tué cinq femmes à intervalles plus ou moins réguliers: Nina Peterson, Mme. Weiss, Jean Carfolli, Mme. Ambrose et Barbara Callahan. Il n’aime pas le sang. Il étrangle ses victimes avec leur écharpe ou ceinture (des femmes en difficulté sur l’autoroute). Il est certain que les femmes l'attirent et dès qu’elles le repoussent, il devient violent. Il entend parler, grâce à Bill Lufts, des 82 000$ dont Nina avait hérité peu avant sa mort et décide de kidnapper le fils et la petite amie de Peterson pour lui demander une rançon. Équipement du parfait meurtrier (d'après Renard) : magnétophone (pour enregistrer les victimes), bandes, appareil photo (pour photographier ses victimes), pardessus brun déformé, couteau de chasse, revolver, sac de marin en toile (pour mettre l'enfant dedans), manteau, foulard (pour cacher sa victime), corde, ruban adhésif, bombe (pour tuer ses victimes). Il a un garage à Carley, rue Monroe, à 2 km environ du bar du Mill Tavern. Il vole une Pontiac bleue et se rappelle le jour où il a rencontré Nina Peterson, mais il roule en Volkswagen. Il est amoureux de Sharon Martin.
  • Steve Peterson : le rédacteur en chef du magazine L’Événement (avant il travaillait pour Time ). Sa mère est morte lorsqu'il avait trois ans et il a rencontré Nina pendant ses études à Princeton. Il est en faveur de la peine capitale : « Parce qu’il savait comment vivent les gens âgés et pauvres, combien ils sont démunis. Parce qu’il était malade à l’idée que l’un d’eux puisse être assassiné sauvagement par des gangsters. » (p. 157) Sa femme Nina a été tuée chez lui il y a de cela presque 2 ans. Il a 34 ans et est tombé amoureux de Nina à 22 ans. Il a eu un fils avec elle, Neil Peterson. Il est maintenant amoureux de Sharon Martin et veut se remarier pour que son fils ne soit pas élevé comme lui. Il a des cheveux cendrés, parsemés de fils gris, des yeux d'un bleu hivernal. Il habite à Driftwood Lane. Il roule en Mercury et a offert une Karman Ghia à Nina lorsque celle-ci était en vie.
  • Les Personnes assassinées par Renard : Nina Peterson (femme de Steve), Lally, Barbara Callahan, Mme Ambrose, Mme Weiss et Jean Carfolli.
  • Sharon Martin : victime. Belle femme aux cheveux couleur de miel. Journaliste et auteur du célèbre roman «Le Crime de la peine capitale » elle milite donc contre la peine de mort. Elle est tombée amoureuse de Steve dont elle combat les idées.
  • Neil Peterson : Victime. Fils de Steve et Nina. Il a vu sa mère mourir. Il se rappelle plus tard en revoyant Renard qui est le véritable meurtrier de sa mère. Il est asthmatique.
  • Dora Lufts : nounou de Neil, elle habite chez les Peterson avec son mari.
  • Bill Lufts : mari de Dora Lufts. Son fort penchant pour l'alcool l'amène à s'épancher sans retenue et à livrer des informations très personnelles. C’est à cause de lui que Arty entend parler des 82 000 $ que Steve a placés pour Neil.
  • Hugh Taylor et Hank Lamont : agents du FBI, ils avaient enquêté sur le meurtre de Nina.
  • Roger et Glenda Perry : voisins des Peterson, ils connaissent Arty qui est leur garagiste.
  • Jim et Marian Vogler : habitants de Carley, leur voiture a été utilisée par Arty pour enlever Sharon et Neil. Quand ils récupèrent l’auto, Marian trouve la bague de Sharon. Marian travaille comme bonne à tout faire chez les Perry.
  • Ronald Thompson :19 ans, condamné injustement à mort pour le meurtre de Nina Peterson mais finit par y échapper.
  • Lally : elle était mendiante et connaissait le repaire de Renard, c'était "sa" pièce. C’est grâce à elle que Sharon et Neil sont ressortis vivants de l’explosion. Elle a d’ailleurs vu à deux reprises Sharon et Renard déguisés dans la rue. À la fin de l’histoire, une plaque en son honneur est érigée pour son geste.
  • Kennedy : Père de l'église St Monica, c'est lui qui trouve le petit paquet pour Steve Peterson.
  • John Owens : Ancien agent du FBI, John a perdu la vue il y a 20 ans et a cultivé une ouïe tellement fine qu'il est capable d'interpréter des bruits de fond sur les enregistrements avec une précision remarquable. On fait appel à lui chaque fois que se présente ce genre de preuve. Ensuite, comme d'habitude, la cassette est soumise aux tests de laboratoire, mais cela prend des jours.
  • Kathy Moore : assistante de l'avocat général (Ken Brooks) du tribunal pour enfants. Elle sort avec Bob Kurner

Les personnages de Mary Higgins Clark sont souvent des gens riches ou ayant hérité d’une grosse somme d’argent d’un proche décédé. Dans La Nuit du renard, Steve est en possession d'une somme considérable, dont son ancienne femme Nina avait hérité peu avant la mort de sa grand-mère. Ce sont des personnages à qui les lecteurs de classe moyenne peuvent s’attacher ou s’identifier. La plupart du temps, les acteurs que Mary Higgins Clark met en scène, vivent une crise existentielle, qu’ils devront affronter tout au long du roman. Par exemple, Steve a perdu sa femme quelques années auparavant et lutte pour le rétablissement de la peine de mort. Neil, son fils, a vu de ses yeux sa mère se faire étrangler avec son écharpe par le tueur. Il ne cesse de faire des cauchemars, dans lesquels il revit la scène du meurtre. Sharon, quant à elle, est en pleine période de remise en question: elle se demande si les divergences d’opinions qu’elle et Steve ont, au sujet de la peine de mort, ne nuiront pas à leur relation. Même le tueur, Arty, vit une angoisse et ne cesse de revoir les yeux tristes de Neil qu’il a fixés avant de quitter le domicile des Peterson, suite au meurtre de Nina. Chacun essaie de trouver le sens de sa vie, mais sans trop pousser quand même le développement psychologique. Mary Higgins Clark reste quand même en surface de la personnalité de ses personnages. Soit ils sont gentils, soit ils sont méchants, jamais entre les deux. Le portrait psychologique des personnages évolue peu au cours du récit.

Le style littéraire de Mary Higgins Clark[modifier | modifier le code]

Le style qu’emprunte Mary Higgins Clark, dans La Nuit du renard, est assez simple, très ordinaire. Elle écrit de la littérature accessible à tous et qui se consomme rapidement. La particularité qu’il y a dans ses romans, c’est l’habileté avec laquelle elle manie le suspense. Des petits éléments chocs, comme à la télévision, des coïncidences, des événements qui vous gardent en haleine, sont des éléments très efficaces pour garder le lecteur attentif. Les phrases sont courtes et coulent très vite, ce qui ajoute au sentiment d’urgence qui transparaît tout au long du récit. Par exemple : Neil et Sharon sont enfermés dans une pièce du Grand Central Station, une bombe est connectée directement avec la porte, de sorte que si quelqu’un l’ouvre, elle explose. Une sans-abri qui s’est appropriée la pièce il y a quelques années vient pour l’ouvrir : « Elle leva les yeux vers la porte de sa pièce et sourit de contentement. Encore huit pas et elle était au bas des escaliers. Elle fit glisser les poignées de son sac sur son bras, extirpa la clef de sa veste. De l’autre main, elle s’accrocha à la rampe et se hissa sur les marches. « Où allez-vous comme ça Lally ? » La Nuit du renard est un roman de suspense qui fait appel aux émotions primitives du lecteur. Elle alterne entre ce que Marc Fisher appelle « les valeurs négatives et les valeurs positives ». C’est-à-dire que plusieurs événements surviennent pour faire avancer le récit. Des actions, parfois bénéfiques pour le personnage principal, et parfois néfastes, mais toujours dans le but de provoquer le lecteur. Mary Higgins Clark comme la plupart des auteurs des romans de suspens joue avec le lecteur et le garde en haleine jusqu’au dénouement final. L'auteur utilise tout le long du livre un point de vue omniscient, alternativement à travers chacun des personnages. Pour raconter le même laps de temps vécu par différents personnages (dans différents lieux), l'auteur doit donc utiliser des retours en arrière.