Ksenia Milicevic

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Ksenia Milicevic en 1990.

Ksenia Milicevic, née en 1942 à Drinici, Bosanski Petrovac en Bosnie-Herzégovine, est une artiste-peintre et architecte française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ksenia Milicevic née de parents résistants[1] pendant la Seconde Guerre mondiale (mère née aux États-Unis, père au Montenegro) passe ses premières années avec ses grands-parents paternels au Monténégro[2].

La guerre n'étant pas propice au contact avec les œuvres d'art, la première rencontre avec les mosaïques et les peintures byzantines dans les monastères de Bulgarie, où ses parents sont envoyés en mission diplomatique après la guerre, provoquent en elle un impact très fort.

Ces images peuplées d'histoires mythologiques resurgirons souvent dans ses œuvres comme une interrogation sur le monde[3]. Pendant la seconde mission de ses parents en Tchécoslovaquie elle découvre les aspects manuels et techniques de la peinture à l'école expérimentale de Prague. S'ensuit très tôt de nombreuses lectures sur l'art dans la bibliothèque familiale bien fournie, et l'élaboration de sa première peinture à l'huile à 15 ans. Ce premier tableau fut travaillé sur la nature. Fascination devant le scintillement de la lumière sur l'eau et la finesse subtile des feuilles. L'eau et les plantes vont ponctuer sa peinture à travers les années[4].

Le deuxième tableau élaboré devant le palais de Dioclétien à Split était, à la grande surprise de son entourage, un visage de femme comme ceux de Van Dongen, moitié vert, moitié rouge. La rupture de la représentation à partir de la nature s'opére déjà à ce moment-là, mais sa peinture ne sera jamais détachée de celle-ci[5].

À 17 ans Ksenia Milicevic suit des cours particuliers avec le peintre Mihajlo Petrov. Après le baccalauréat dans le V° Gymnasium de Belgrade elle réussit l'examen d'entrée à la Faculté d'Ingénierie de Belgrade et l'année suivante à l'École Supérieure d'Architecture d'Alger (Algérie) d'où elle sort avec le diplôme d'architecte en 1968 et travaille à l'ECOTEC avec l'équipe de l'architecte Oscar Niemeyer. Parallèlement elle étudie l'urbanisme à l'Institut d'Urbanisme de l'Université d'Alger, et obtient le diplôme d'urbaniste également en 1968[6]. Le bâtiment de l'École d'architecture composé de deux ailes abritait dans la deuxième l'École des Beaux-Arts. Dans tous ses moments libres Ksenia Milicevic rejoint la classe de peinture du peintre M'hamed Issiakhem.

À la fin des études d'architecture elle part pour l'Argentine et travaille comme architecte à Tucuman au nord du pays. Elle s'inscrit au département des Arts-Plastiques de l'Université de Tucuman et obtient le diplôme en 1975[7]. C'est l'époque de l'art conceptuel, du happening et des installations. L'enseignement au Département des Arts Plastiques balance entre l'apprentissage des techniques picturales classiques, ainsi que les valeurs esthétiques et les expressions « novatrices », aléatoires, subjectives et d'une inventivité arbitraire des installations[8]. C'est de cette époque que date son profond désaccord avec les mouvements post modernes[9]. Elle voit dans ces dernières démarches de très bons exercices pour la stimulation de l'imagination et la libération des stéréotypes, mais jamais une possibilité de l'aboutissement d'une œuvre. Elle consolidera sa propre vision[10] en tenant compte des changements qui s'opèrent au niveau de la pensée sans jamais rompre totalement avec des éléments intrinsèques à la peinture. Dans Beaux Arts magazine, Florence Fontani écrit que « Ksenia Milicevic se veut peintre dans le sens classique du terme. La juxtaposition des plans, la mixité des histoires et des cultures, l'amalgame subtil des différentes techniques de l'histoire de la peinture composent la structure de ses toiles apaisées »[11].

Première exposition personnelle en 1970[12]. Membre de la Maison des Artistes depuis 1982. En 1987 Ksenia Milicevic s'installe à Paris[13],[14] et en 1989 obtient un atelier au Bateau-Lavoir à Montmartre[15].

En 2011 le Musée de Peinture de Saint-Frajou, Haute Garonne, France, a été inauguré abritant dans la collection permanente une sélection de trente peintures de Ksenia Milicevic[16].

Son atelier est situé au Bateau-Lavoir à Paris.

Expositions[modifier | modifier le code]

Les yeux d'aurore

Sélection des expositions (sur un total de 120).

  • 2011 Inauguration de la Collection Permanente. Musée de Peinture de Saint-Frajou - France
  • Musée Etrusque. Sienne - Italie
  • Consiglio Regionae. Firenze - Italie
  • Musée de Cluj. Roumanie
  • 1998 Centre culturel Mexicain. Brasilia - Brésil
  • 1997 Palais des expositions. Genève - Suisse
  • 1996 Galerie 20 Fine Art. Paris - France[18].
  • 1995 Centre culturel Français. Oslo - Norvège[19].
  • 1993 Centre d'Action Culturelle. Fort de France - Martinique
  • 1992 Alliance française. Quito - Équateur
  • 1990 Galerie Wauters. Paris - France
  • 1986 Institut Français d'Amérique Latine. Mexico - Mexique[20],[21].
  • 1985 Palais des Congres. Aix-en-Provence - France[22].
  • 1984 Palais des Congres. Bruxelles - Belgique
  • 1983 Festival d'Art graphique. Osaka - Japon
  • 18 peintres français, Musée Tamayo. Mexico - Mexique[23],[24].
  • Tamayo Contemporary Art Museum. Mexico - Mexico[25].
  • 1982 Galerie Misrachi. Mexico - Mexique[26].
  • 1981 Musée d'Art contemporain. Madrid - Espagne
  • 1980 18e Salon International Joan Miró. Barcelone - Espagne
  • 1976 Théâtre du huitième. Lyon - France
  • 1972 Galerie Lirolay. Buenos Aires - Argentine[27].
  • 1970 Galerie de l'Université. Tucuman - Argentine

Collections Publiques[modifier | modifier le code]

  • Musée des Beaux Arts. Granada - Espagne[28].
  • Musée d'Art Contemporain. Salamanca - Espagne
  • Musée d'Art Actuel. Ayllon - Espagne
  • Musée de Cuenca - Espagne[29].
  • Musée d'Art Contemporain. Segobre - Espagne[30].
  • Musée d'Art Contemporain. Malabo - Guinée
  • Musée de Deifontes. Espagne
  • Musée d'Armilla. Granada - Espagne [31].
  • Musée Municipal. Long - France
  • Institut Polytechnique. Mexico - Mexique
  • Institut Français d'Amérique Latine. Mexico - Mexique
  • Musée de Zarsuela del Monte. Espagne
  • Musée Civico. Spilimbergo - Italie
  • Fondation Paul Ricard. Paris - France
  • Centro Artistico de Granada - Espagne[32].
  • Centre Culturel de l'Ambassade du Mexique. Brasilia - Brésil
  • Musée de Peinture de Saint-Frajou[2] France

Illustrations[modifier | modifier le code]

  • Donde Sayago termina...Fermoselle, Luis Cortez Vazquez, Dessins de Ksenia Milicevic, Gràficas Cervantes,04-1981,Salamanca[33].
  • Arpéges, Pratique des langues étrangères, Illustrations de Ksenia Milicevic, 1990[34].
  • Revista Plural,Muestra grafica de Ksenia Milicevic, n°135,12-1982, Mexico.

Publications de Ksenia Milicevic[modifier | modifier le code]

  • Ksenia Milicevic, Art-confusion.com - De l'image d'art à l'oeuvre d'art., éd. Edilivre, Paris, 2013

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (sr)Milos Zorzut, Suvremeni pisci Jugoslavije, Budimir Milicevic, Zagreb, Stvarnost,‎ 1966, p. 226
  2. (fr) Christian Germak, « Ksenia Milicevic », Univers des Arts, Paris, no 4,‎ février 1982, p. 10
  3. (fr) Marlène Tchertafian-Delsouiller, « L'iconographie de l'Arbre sec au Moyen Age », Thèse d'histoire de l'art [1], Université Lille 3, ill. 147 Arbre de vie de Ksenia Milicevic,‎ 2012
  4. (es)Juan Carlos Pla, Que no vuelven las palabras, Mexico, Edicion Practica mortal,‎ 1999, p. 166
  5. (es) Pasaporte 2000, Mexico,‎ mai 1982, p. 34
  6. (es)Manuel Ruiz, « Ksenia Milicevic », Diart, revista de artes visuales, Madrid, no 26,‎ juillet 1982, p. 24
  7. Who's who in International Art, Laussanne,‎ 1987-88, p. 125
  8. (en)Osvaldo Romberg, Jurney of the visual experiences, San Miguel de Tucuman, Argentine, Universidad Nacional,‎ 1972, p. 106 à 109
  9. (bi) Naing Swann, « Interview with Ksenia Milicevic », Mudita Magazine, Myanmar,‎ septembre 2010
  10. (fr)Christelle Larson, Maîtrise d'Arts Plastiques, Espaces ambigus, Paris, Université de Paris I, Sorbonne,‎ 1997/98, p. 108
  11. (fr)Florence Fontani, « Ksenia Milicevic », Beaux Arts magazine, Paris, no 172,‎ septembre 1982, p. 124
  12. (es) Catalogue, San Miguel de Tucuman, Argentine, IX Salon de Arte A.T.E.P.,‎ 1970
  13. L'Officiel des Arts, Paris,‎ mai 1988, p. 56 et 128
  14. Nouveau Drouot, Atelier Contemporary painting, Paris,‎ avril 1988
  15. Art et métiers du livre, Paris,‎ 2000, p. 217 à 220
  16. Vincent Albinet, FR3 12/13, Toulouse,‎ 26 février 2011
  17. (it) Consiglio regione toscana, Catalogue : Omaggio di pittori e poeti italiani,francesi, rumeni per Alberto Magnelli, Pistoia, Italie,‎ 2005
  18. (en) James A. Emanuel, Whole Grain, Haikou : Ksenia's paintings, Detroit, U.S.A.,‎ 1996
  19. Centre culturel français, Catalogue - Ksenia Milicevic - Peintures, Oslo,‎ 1995
  20. Christine Frérot, Echanges artistiques contemporains: la France et le Mexique, Paris,‎ 1996
  21. L'Œil n° 378, Paris,‎ 1987, p. 12
  22. Catalogue - Ksenia Milicevic, Aix-en-Provence,‎ 1985
  23. Editorial Uno, Tiempo libre, Mexico,‎ 1986
  24. "Catalogue Tamayo Museum" 1983, Mexico. books.google.de
  25. (es) Catalogo Museo Tamayo, Mexico,‎ 1983
  26. (es) Artes visuales, Museo de Arte Moderno, Mexico,‎ 1982, p. 25
  27. (es) Universidad Nacional de Tucuman, Catalogue-Ksenia Milicevic, Buenos Aires, Argentine,‎ 1972
  28. (es) Museos, Direccion General de Bellas Artes, Archivos y Bibliotecas, Partimonio Nacional de Museos, vol. 1, Espagne
  29. (es) Direccion General de Bellas Artes, Museo de Cuenca, Espagne,‎ 2 février 1982
  30. (es) Museo Municipal de Segobre, Libro de Registros n° 84, Espagne,‎ 1982
  31. (es) Ayuntamiento de Armilla, Ficha n° 7, Espagne,‎ 20 juin 1983
  32. (es) Centro Artistico, Literario y Cientifico de Granada, DONA n° 11, Espagne,‎ 5 octobre 2000
  33. books.google.de
  34. catalogue.univ-toulouse.fr

Lien externe[modifier | modifier le code]

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