Alberto Magnelli

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher


Alberto Magnelli, né le à Florence et mort le à Meudon, est un peintre d'origine italienne mais qui a fait toute sa carrière en France, dont le style a évolué du figuratif à l'abstraction.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alberto Magnelli commence à peindre en 1907 et fréquente les futuristes italiens, Marinetti, Boccioni et Carrà, à partir de 1911. À l'occasion d'un voyage à Paris, en 1914, il fait la connaissance des poètes Guillaume Apollinaire et Max Jacob, et des peintres Archipenko, Juan Gris, Fernand Léger, Henri Matisse et Picasso.
De 1915 à la fin des années 1920, il évolue de l'abstraction la plus dure à une représentation plus allusive des formes, à l'aide de taches et signes cernés de blanc.[réf. nécessaire] En 1930, il cesse de peindre. Impressionné par la vision des blocs de marbre dans les carrières de Carrare, il réalise en 1931 une série de Pierres éclatées. Il revient s'installer la même année à Paris où il expose en 1934 puis développe une abstraction rigoureusement rythmée et colorée.

Pendant la Seconde Guerre mondiale Alberto et Susi Magnelli se réfugient à Grasse tout comme Sonia Delaunay, Arp et Sophie Taeuber-Arp, Ferdinand Springer et François Stahly. La pénurie de toiles l'engage alors dans la série de ses ardoises gouachées et collages.

Une première rétrospective de l'œuvre d'Alberto Magnelli est présentée en 1947 à la galerie René Drouin, d'autres suivront en 1954 à Bruxelles, en 1955 au musée d'Eindhoven et au musée d'Antibes en 1955. La plus belle collection permanente de ses œuvres se trouve au château-musée de Vallauris (Alpes-Maritimes).

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Attention dominée, 1945, huile sur toile, 100 × 81 cm, collection particulière[1].
  • Composizione n° 7, 1950, G.N.A.M., Rome[2].
  • Points d'hostilité n° 2, 1948, Musée Unterlinden (Colmar).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Giulio Carlo Argan, Magnelli, ardoises et collages, Centre Georges Pompidou, Paris, 1986.
  • Giuseppe Mazzariol, Pittura italiana contemporanea, Istituto italiano d'arti grafiche, Bergame, 1958.
  • André Verdet, Alberto Magnelli, Le Musée de Poche, Paris, 1961
  • Alberto Magnelli, textes, entre autres, de Daniel Abadie, Dore Ashton, Guido Ballo, Achille Bonito Oliva, Germano Celant, Guy Habasque, Éric Michaud..., Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, Paris, 1989 (292 p.).
  • Alberto Magnelli,1888-1971, textes en allemand de Daniel Abadie, Denise René et Pierre Descargues, Andreas Franzke, C. Sylvia Weber, Künzelsau, Museum Wurth / Verlag Paul Swiridoff, 2000 (312 p.).

Philatélie[modifier | modifier le code]

En hommage à Alberto Magnelli un timbre reproduisant l'une de ses œuvres, Virginia, a été émis par les Postes françaises en 1986 (valeur de 5 F).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurence Bertrand Dorléac « Après la guerre », coll Art et artistes - Gallimard (p. 75) (notice BnF no FRBNF42141329j)
  2. Mazzariol, op. cité.

Lien externe[modifier | modifier le code]