Koevoet

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La Koevoet (« crochet » en Afrikaans) était une unité contre-insurrectionnelle du Sud-Ouest africain (actuelle Namibie).

La Koevoet était une unité de 3 000 hommes entrainés par l'Afrique du Sud pour combattre les guérilleros de la SWAPO qui tentaient des incursions dans le Sud-Ouest Africain à partir de leurs bases d'Angola.

La Koevoet était composée de soldats de l'ethnie Ovambo, de Bochimans et de 300 officiers blancs.

C'est en 1978 que cette unité fut constituée par le colonel Hans Dreyer afin de développer les renseignements obtenus par les espions sud-africains. Sa source d'inspiration était les « Flèches portugaises » et les « Selous Scouts » de Rhodésie du Sud qui étaient particulièrement bien adaptés à la guerre dans le bush.

Le quartier général de la Koevoet était basée à Oshakati.

L'unité a perdu 153 hommes au cours de son existence, tués au combat. A son actif, elle compte plus de 3 681 combattants SWAPO abattus.

En 1989, l'unité fut incorporé dans la police du Sud-Ouest Africain (South West Africa Police - SWAPOL) avec 2 000 de ses membres alors que les autres revenaient à la vie civile ou retournaient en Afrique du Sud.

L'unité fut brièvement reconstituée pour combattre l'incursion de guérilleros de la SWAPO au 1er avril 1989.

Le secrétaire général des Nations unies, Javier Pérez de Cuéllar fit ensuite pression sur Louis Pienaar, l'administrateur sud-africain, pour qu'il démette les membres de la Koevoet incorporés dans la SWAPOL.

C'est finalement le ministre sud-africain des affaires étrangères, Pik Botha, qui annonça le 28 septembre 1989 la démobilisation de 1 200 ex-Koevoet des rangs de la SWAPOL. 400 autres suivront.

Pour éviter toute tentation de revanche ou de règlement de comptes après l'indépendance de la Namibie, de nombreux membres namibiens de la Koevoet sont alors transférés en Afrique du Sud ainsi que de nombreux Bochimans qui avaient collaboré avec le régime sud-africain.