John Singleton Copley

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John Singleton Copley

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Samuel Adams, (127 × 102,2 cm), 1772, musée des beaux-arts de Boston.

Naissance 3 juillet 1738
Boston
Décès 9 septembre 1815
Londres
Nationalité américaine Drapeau des États-Unis
Activités Artiste peintre
John Singleton Copley, Garçon à l'écureuil, 1765, (76,8 × 63,5 cm), musée des beaux-arts de Boston.

John Singleton Copley (3 juillet 1738, Boston - 9 septembre 1815, Londres) est un artiste peintre américain.

Copley est l'un des maîtres américains de l'art du portrait. Son style combine à la fois les caractéristiques formelles du portrait classique avec une représentation naturelle de la vie quotidienne et une captation de la psychologie du sujet.

Le plus célèbre de ces portraits est le garçon à l'écureuil (1765) peint à la manière de Chardin[1]. Il représenta Paul Revere (1772) en tenue de travail avec réalisme, précision et sobriété[2]. Il fit par la suite d'autres portraits : des enfants, des figures de la guerre d'indépendance des États-Unis comme James Warren (1763), John Hancock (1765) ou encore Samuel Adams (1772) : commandé par John Hancock, il représente Samuel Adams montrant la charte octroyée par Guillaume et Marie d'Angleterre à la colonie du Massachusetts[3]. Ses commandes lui permettent de s'enrichir : il possède des terres à Beacon Hill et commence à y construire une maison[4].

En 1774, il entreprend un Grand Tour européen et décide de se fixer à Londres après le déclenchement de la guerre d'indépendance des États-Unis. Le roi George III le fait membre de la Royal Academy. Son œuvre s'oriente alors vers la peinture de genre et la représentation de scènes de l'actualité. Il s'essaya à la peinture d'histoire avec son Watson et le requin (1778, Musée des Beaux-Arts de Boston) ou encore avec La mort du Major Peirsons (1784, Tate Gallery, Londres). Copley est considéré comme « le meilleur peintre classique de l'époque coloniale »[5]. Il est élu membre de la Royal Academy (RA) le 9 février 1779[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Robert Hugues, American Visions. The Epic History of Art in America, New York, Alfred A. Knopf,‎ 1997, 1e éd. (ISBN 978-0-679-42627-1 et 0679426272, LCCN 96045111), p. 82
  2. Collectif, L'Art des États-Unis, traduit de l'anglais par Christiane Thiollier, édition Citadelles et Mazenod, Paris, 1992, (ISBN 2850880604), p. 137
  3. (en) Robert Hugues, American Visions. The Epic History of Art in America, New York, Alfred A. Knopf,‎ 1997, 1e éd. (ISBN 978-0-679-42627-1 et 0679426272, LCCN 96045111), p. 86
  4. (en) Robert Hugues, American Visions. The Epic History of Art in America, New York, Alfred A. Knopf,‎ 1997, 1e éd. (ISBN 978-0-679-42627-1 et 0679426272, LCCN 96045111), p. 83
  5. François Wehrlin, Philippe Guillemet, section « Les arts plastiques » de l'article « États-Unis », in Encyclopædia Universalis, corpus 8, Paris, 2002, p. 845
  6. (en) Fiche sur le site de la Royal Academy of Arts

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