Johannes Nider

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Johannes Nider aussi orthographié Johann Nider, Jean Nider ou encore Nyder (1380 en Souabe - 13 août 1438, Colmar), est un auteur dominicain allemand.

Participant au concile de Constance, Jean Nider se signale par la suite pour son engagement en faveur de la réforme des couvents dominicains. Il devient ainsi prieur de Nuremberg puis de Bâle. Il participe par ses écrits à la polémique anti-hussite, et il est délégué dans plusieurs ambassades du concile de Bâle auprès des hérétiques de Bohême, en 1431-1432 puis en 1434.

De 1435 à 1437, il travaille à son Formicarius, un traité sur les questions sociales du temps. Pour la rédaction de ce volume, il réunit des témoignages divers comme ceux du châtelain de Blankenburg, de Peter Van Greyerz juge inquisiteur d’Évian et réformateur du couvent de Lyon, lesquels avaient présidé des tribunaux où l’on jugeait des procès en sorcellerie. Nider écrit que les sorcières font cuire puis mangent des enfants, y compris les leurs, invoquent les démons, salissent la vraie Croix et confectionnent des potions avec les enfants trucidés.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Sermones de tempore et de sanctis cum quadragesimali. Esslingen, Konrad Fyner, 1476-1478. Spire, Peter Drach, .
  • Praeceptorium divinae legis, sive Expositio Decalogi. Reutlingen, Michael Greyff, 8 juillet 1479. Bâle, Johann Amerbach, 1481. Édition éditée à Bâle d'un recueil de commentaires sur les dix commandements, qui a d'abord paru à Cologne en 1472. Une partie concerne le sixième commandement, sur le plaisir, la volupté, le sexe et la gourmandise qu'il prétend réglementer. Dans le large éventail de la luxure, il fustige tout particulièrement tous les plaisirs de « gueule ». Il y détaille longuement les péchés de gourmandise, gloutonnerie, ivrognerie. Il cite en exemple les Sarrasins qui ne boivent jamais de vin, prétend que Charlemagne ne prenait du vin que trois fois par mois, et relate une anecdote sur un des anciens Louis, roi de France, qui possédait une précieuse coupe à l'intérieur de laquelle il avait fait graver un signe. Son échanson ne devait pas verser de vin qui dépassât cette marque au-dessus de laquelle il complétait avec de l'eau. Le vin est responsable de tous les autres péchés car il induit à la luxure, au blasphème, à la colère. Il fait dire des bêtises, obscurcit les cervelles et éloigne l'homme de Dieu. Quatre chapitres entiers sont consacrés à la gourmandise, au jeûne et à l'abstinence.
  • Aurei sermones totius anni de tempore et de sanctis cum quadragesimali. Spire : Peter Drach, 30 novembre 1479.
  • Formicarius. Augsbourg, Anton Sorg, 1484.
  • Consolatorium timorate conscientie. Perrin, Paris, 31 janvier 1494.
  • Tractatus utilis de septem peccatis mortalibus. Paris : Denis Roce, avant 1510 ?
  • De Lepra Moralis, Joannis Nider. Paris (Jean Petit) s.d. (1514).
  • Opus historicum et morale sui temporis. De principibus, episcopis, praelatis, sacerdotibus, monachis, monialibus, Beguinis & Begardis, rebuspublicis, civibus, conjugatis, viduis, virginibus, maleficis, necromanticis, incubis, succubis, aniacis, visionibus, somniis, miraculis, &c. Auspiciis … Rudolphi Augusti, Brunsv. ac luneb. Ducis ex antiqua editione 1517. Luci redditum ab Hermanno von der Hardt Helmstadi, 1696