Jane Jacobs

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Jane Jacobs
Image illustrative de l'article Jane Jacobs
Jane Jacobs en 1961
Présentation
Naissance (97 ans)
Scranton, États-Unis
Décès
Toronto, Canada
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité(s) Architecte, Urbaniste, Professeur d'architecture
Œuvre
Publications Retour à l'âge des ténèbres
Déclin et survie des grandes villes américaines
La nature des économies,
Entourage familial
Famille Robert Jacobs

Jane Jacobs ( à Scranton, Pennsylvanie - à Toronto) est une auteur, une militante et une philosophe de l'architecture et de l'urbanisme. Ses théories ont sensiblement modifié l'urbanisme nord-américain.

Elle est née aux États-Unis et demeurait à Toronto, Ontario.

Jane Jacobs a passé son existence à étudier l'urbanisme. Ses études sont basées sur l'observation : elle commença par observer les villes, reporter ce qu'elle observe, puis créa des théories pour décrire ses observations. Elle a changé le cours de l'urbanisme dans de nombreuses villes nord-américaines, y compris Toronto.

En 1944, elle épouse Robert Hyde Jacobs, dont elle a eu deux fils, James Kedzie (né en 1948) et Edward Decker (né en 1950) et une fille, Mary. En 1968, durant la guerre du Viêt Nam, elle quitte les États-Unis avec ses fils afin de leur éviter le service militaire et trouve refuge au Canada.

En 1980, elle offre une perspective « urbanistique » sur l'indépendance du Québec dans son livre The Question of Separatism: Quebec and the Struggle over Sovereignty.

Extraits de son œuvre[modifier | modifier le code]

The other threat to the security of our tradition, I believe, lies at home. It is the current fear of radical ideas and of people who propound them. I do not agree with the extremists of either the left or the right, but I think they should be allowed to speak and to publish, both because they themselves have, and ought to have, rights, and once their rights are gone, the rights of the rest of us are hardly safe.

L'autre menace à la sécurité de notre tradition, je crois, se trouve à l'intérieur. C'est la crainte actuelle des idées radicales et des personnes qui les proposent. Je ne suis pas d'accord avec les extrémistes de gauche ou de droite, mais je pense qu'ils devraient être autorisés à parler et à publier, d'abord parce qu'ils ont et devraient avoir des droits, et ensuite parce qu'une fois que leurs droits auront disparu, les droits du reste d'entre nous ne seront guère en sécurité.

(source : Ideas that Matter: The Worlds of Jane Jacobs, p. 170, The Ginger Press, édité par Max Allen)

To say that underdeveloped countries must be financed from abroad is equivalent to saying that they are to be “developed” as inert colonial dependencies, not self-generating economies. If economic development is actually occurring within an aided country or region, outside help is only briefly necessary at most. […] The relevant assistance that a highly developed and prospering country can extend to an underdeveloped country is to buy from it.

Dire que les pays sous-développés doivent être financés par l'étranger est équivalent à dire qu'ils doivent être «développés» comme des dépendances coloniales inertes et non comme économies générant elles-mêmes. Si le développement économique se produit réellement dans un pays ou une région assistée, l'aide extérieure n'est nécessaire que brièvement tout au plus. […] Ce qu'un pays très développé et très prospère peut faire pour aider de façon pertinente un pays sous-développé c'est acheter ses produits.

(source : The Economy of Cities, p. 219)

In human history, most people in most places most of the time have existed miserably in stagnant economies. Developing economies have been the exceptions, and their histories, as developed economies, have been brief. Now here, now there, a group of cities grows vigorously […] and then lapses into stagnation for the benefit of people who have already become powerful.

Dans l'histoire humaine, la plupart des gens dans la plupart des endroits et la plupart du temps ont existé misérablement dans des économies stagnantes. Les économies en développement ont été des exceptions, et leurs histoires, comme économies développées, ont été brèves. Maintenant, ici et là, un groupe de villes croît vigoureusement […] et puis retombe dans la stagnation, au bénéfice de personnes qui sont déjà devenues puissantes.

(source : The Economy of Cities, p. 250)

Marx thought that the principal conflict to be found in economic life […] was the deep disparity of interests between owners and employees, but this is a secondary kind of conflict. […] The primary economic conflict, I think, is between people whose interests are with already well-established economic activities, and those whose interests are with the emergence of new economic activities. […] The only possible way to keep open the economic opportunities for new activities is for a “third force” to protect their weak and still incipient interests. Only governments can play this economic role. And sometimes, for pitifully brief intervals, they do.

Marx pensait que le conflit principal se trouvant dans la vie économique […] était la profonde disparité entre les intérêts des propriétaires et ceux des employés, mais en réalité c'est un genre secondaire du conflit. […] Le conflit économique de base, je pense, est entre les personnes qui ont des intérêts dans des activités économiques déjà bien établies et ceux dont les intérêts sont à l'émergence de nouvelles activités économiques. […] La seule façon possible pour maintenir ouvertes les possibilités économiques pour les nouvelles activités, c'est qu'une « troisième force » protège leurs intérêts naissants et encore faibles. Seuls les gouvernements peuvent jouer ce rôle économique. Et parfois, pour des laps de temps pitoyablement brefs, c'est en effet ce qu'ils font.

(source : The Economy of Cities, p. 248-249)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]