Inscription sur le sarcophage d'Ahiram

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L'inscription sur le sarcophage d'Ahiram, roi phénicien de Byblos, est l'exemple le plus ancien de l'alphabet phénicien.

Sommaire

Les inscriptions [modifier]

Première inscription sur la cuve [modifier]

La plus courte des deux inscriptions est gravée sur l’étroit bandeau ravalé, qui forme au-dessus de la frise des lotus le couronnement de la cuve, au côté sud. C’est un titre qui nous indique par qui et pour qui l’ouvrage a été exécuté.

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«Sarcophage qu’a fait Itoba’al fils d’Ahiram, roi de Gobel, pour Ahiram, son père, comme demeure dans l’éternité[1]. »

Cette première inscription est composée de dix mots. Force est de constater qu’à une seule exception, le mot nunresaleph, les neuf autres sont pratiquement des mots du parlé libanais.

En phénicien En arabe En francais
Zayin ذ ceci
lamedhayinpe فعل faire
lamedayinbeth بعل seigneur
nunbeth بن fils
hethaleph أخي frère
memres رام désire, aspire
kaphhlamedhmem ملك roi
lamedhbethhgimel جبيل Jebeil, Byblos
kaph ك comme
hethtethsin شطه rivage
beth ب en, dans
memlamedhayin عالم univers, monde

Deuxième inscription sur le couvercle [modifier]

La seconde inscription, beaucoup plus longue, a été gravée sur la tranche latérale du couvercle, face à l’entrée, afin de frapper la vue de tous ceux qui oseraient pénétrer dans la tombe. Sur cette tranche on a poli tant bien que mal une bande centrale, Les signes ont au commencement la même taille que ceux du titre, mais à partir du milieu et surtout en approchant de la fin, ils se rapetissent et se resserrent. Ils sont dans l’ensemble très lisibles. Le sens général de ce texte a été bien établi par les efforts de nombreux traducteurs[2].

« Et si un roi parmi les rois, gouverneur parmi les gouverneurs, dresse le camp contre Gobel et découvre ce sarcophage, le sceptre de son pouvoir sera brisé, le trône de la royauté se renversera et la paix règnera sur Gobel »

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Epitaphe ligne 4.png
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En phénicien En arabe En français
lamedhalephwaw وال et le
memtaw تمّ arrive à son terme
tawnunhethmem محنت son épreuve, son malheur
yodhlamedhayin علی sur
lamedhgimelyodh يغل entre, pénètre
kaphpe فك défaire, démanteler
alephsamekhkaph كسا vêtement, robe
tawhethnun نحت graver, inscrire
resbethtaw تبر or brut, lingot d'or
alephhewaw وها et toi
alephhethmem محی efface
respesamekh سفر livre
lamedh ل que

Notes et références [modifier]

  1. Pierre Montet, Byblos et l'Égypte,p.236.
  2. - Dussaud, Les inscriptions phéniciennes du tombeau d’Ahiram roi de Byblos, In Syria, V 1924, p.135-157 ; Lidzbarski, Epigraphisches aus Syrien, In Nachrichten d. Gesell. D. Wiss. zu Göttingen, phil.-hist. Klasse, 1924, p.13 sqq. ; Noël Aimé-Giron. Note sur les inscriptions d’Ahiram, In Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale du Caire, XXVI (1925), p. 1-13 ; H. Vincent, Les fouilles de Byblos, In Revue biblique, 1925, p. 183 et sqq. ; Dussaud, Dédicace d’une statue d’Osorkon Ier, In Syria, VI, P.101-107 ; Bauer, Eine phonikische Inschrift aus dem XIII. Jahrh., in Orientalische Litteratur Zeitung, 1925, c. 129-139.

Notes [modifier]