Indravarman Ier

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Indravarman Ier fut le roi de l'Empire khmer (dans la région d'Angkor dans l'actuel Cambodge), de 877 à 890.

Origine[modifier | modifier le code]

Indravarman Ier est selon la stèle de fondation de Preah Ko, le fils d'un certain Cri Prthivindravarman « né d'une famille de Kshatriya »[1]. Sa mère Prthindradevi (?) « née d'une famille où se sont succédé les rois  » a pour père Cri Rudravarman et pour grand-père maternel Cri Nrpatindravarman II. Il succède à son cousin-germain le roi Jayavarman III[2].

Règne[modifier | modifier le code]

Indravraman Ier hérite de son père Prthvindravarman et de son beau-père Mahipativarman. Il annexe sans doute Cambhupura ou règne un roi inconnu, époux de la reine Jyestharya et lointain successeur de Jayavarman Ier. Indravraman Ier succède enfin à son cousin Jayavarman III[3].

Indravarman Ier organise une grande expansion de son empire, et cela de façon pacifique sans guerre. Il entame la construction d'immenses bâtiments grâce à la richesse drainée par le commerce fleurissant et l'agriculture prospère. Ainsi, en 877, il modifie le baray de Lolei, en 879, il construit et dédie à ses ancêtres le temple Preah Ko à Roluos, la capitale de l'empire, près de l'actuelle Phumi Rôluos, inaugurant une nouvelle ère de l'architecture khmère. Il crée un lac artificiel pour servir de réservoir, rouage d'un immense système d'irrigation. Il fonde la ville de Hariharalaya et le grand temple pyramide du Bakong en 881, qui est le premier temple d'état.

Postérité[modifier | modifier le code]

Indravarman Ier épouse la princesse Indradevi fille de Mahipativarman et laisse trois enfants:


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. oncle maternel du roi Jayavarman III.
  2. Pierre Dupont « La dislocation du Tchen-la et la formation du Cambodge angkorien (VIIe-IXe siècle) ». Dans: Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient, tome 43, 1943 p.  19 & Tableau des Dynasties.
  3. Pierre Dupont Op.cit p. 38.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • George Cœdès, Les États hindouisés de l'Indochine et de l'Indonésie, Paris, 1964.
  • Pierre Dupont « La dislocation du Tchen-la et la formation du Cambodge angkorien (VIIe-IXe siècle) ». Dans: Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient, tome 43, 1943. p. 17-55.
  • Bruno Dagens, Les Khmers, Société d'édition Les Belles Lettres, 2003, ISBN 2-251-41020-1