Huldufólk

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Huldres.

Huldufólk

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Contournement d'une route à Kópavogur pour éviter un Álagablettur, ici des rochers habités par le Huldufólk.

Créature

Groupe Créature du folklore
Sous-groupe Elfe, troll
Caractéristiques Créatures invisibles à la plupart des humains
Habitat Rochers et montagnes
Proches Petit peuple

Origines

Origine Folklore scandinave
Région Drapeau de l'Islande Islande
Drapeau des Îles Féroé Îles Féroé

Le Huldufólk, terme islandais signifiant littéralement en français « peuple caché », sont les créatures des légendes et croyances du folklore islandais. Il s'agit d'elfes, de trolls et de personnes invisibles qui vivent préférentiellement dans les montagnes et les rochers où ils construisent leurs villes, les Álagablettur. Un certain nombre d'Islandais croit à l'existence de ces êtres et une infime partie, qualifiés de médiums, affirme les voir et communiquer avec eux. Les lieux habités par le Huldufólk sont généralement préservés, même en pleine ville, et il arrive que le tracé des routes soit étudié pour éviter de tels endroits afin de ne pas détruire leur lieu de vie. La famille royale du Huldufólk habite le parc Hellisgerði situé en plein centre-ville de Hafnarfjörður, une ville de la banlieue de Reykjavik.

Le Huldufólk appartient aussi au folklore des îles Féroé.

Étymologie et terminologie[modifier | modifier le code]

Huldufólk est un terme islandais construit avec les mots huldu, en français « portant sur le secret », et fólk, « peuple ». Bien que ce mot englobe la totalité des créatures invisibles, certains Islandais font la distinction entre les elfes et le reste des créatures invisibles tandis que d'autre ne la font pas.

Huldufólk est devenu un synonyme d'álfar, en français « elfes », au XIXe siècle. Selon Jón Árnason, folkloriste islandais, les deux termes sont strictement synonymes bien qu'álfar soit péjoratif. Huldufólk est pour Konrad Maurer, historien allemand, un euphémisme afin de ne pas appeler les elfes par leur nom réel.

Origine[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Maisons d'elfes près de la Strandakirkja dans le Sud de l'Islande.

Les créatures du Huldufólk ont l'apparence d'elfes, de trolls, de nains, de fées et divers autres esprits mais aussi de personnes humaines, parfois de gnomes[1]. Les personnes affirmant avoir vu des créatures du Huldufólk les décrivent comme « brillantes », émanant une « lumière blanche » et « attirante ».

Le lieu où elles vivent, les Álagablettur, sont principalement des formations rocheuses comme des rochers, des falaises, etc. Les lieux les plus emblématiques et les plus connus censés être leur lieu de vie sont le parc Hellisgerði à Hafnarfjörður, lieu de vie de la famille royale des elfes, Ásbyrgi, Grundarfjörður, Dimmuborgir, Dverghamrar ou encore Grímsey.

Perception dans la société islandaise[modifier | modifier le code]

Différentes études et sondages ont été réalisés à différentes époques pour évaluer la part de la croyance au Huldufólk dans la population islandaise. En 1975, l'une d'elle a conclu que 28 % des Islandais croient impossible ou peu probable leur existence, 33 % possible et 22 % probable ou certaine, 17 % se déclarant sans opinion. En 1998, un sondage évalue à 54,4 % la part de la population croyant au Huldufólk. En 2006, sur 650 personnes, interrogées, 24,5 % croient de manière certaine ou probable au Huldufólk, 31 % estime possible leur existence et 35 % n'y croient pas.

Lorsque des routes sont tracées ou des bâtiments construits sur un terrain, il arrive que des médiums, des Islandais affirmant voir et communiquer avec le Huldufólk, soient consultés afin de savoir si le projet ne dérange pas le Huldufólk. Des routes sont ainsi déviées et des parcelles laissées en l'état en fonction de la présence ou non de ces créatures.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Enquête sur le monde invisible, de Jean-Michel Roux, 30 octobre 2002 [voir en ligne]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Einar Ólafur Sveinsson (trad. de l'islandais), The folk-stories of Iceland [« Um islenzkar thjodsoegur »],‎ 2003 (1re éd. 1940) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :