Henrique Capriles Radonski

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Henrique Capriles Radonski
Henrique Capriles Radonski, en 2012.
Henrique Capriles Radonski, en 2012.
Fonctions
36e gouverneur de l'État de Miranda
29 novembre 20086 juin 2012
Élection 23 novembre 2008
Prédécesseur Diosdado Cabello
Successeur Adriana D'Elia (intérim)
Président de la
Chambre des députés vénézuélienne
23 janvier28 mars 2000
Prédécesseur Carmelo Lauría
Successeur Willian Lara (président de l'Assemblée nationale)
Biographie
Nom de naissance Henrique Capriles Radonski
Date de naissance 11 juillet 1972 (1972-07-11) (40 ans)
Lieu de naissance Caracas (Venezuela)
Nationalité vénézuélienne
Parti politique Justice d'abord
Diplômé de Universidad Católica Andrés Bello
Profession Avocat

Henrique Capriles Radonski, né le 11 juillet 1972 à Caracas, est un avocat et un homme politique vénézuélien. Entre 1998 et 2000, il est élu député, puis président de la Chambre de députés. Il est ensuite maire de la municipalité de Baruta à deux reprises (2000-2008) et gouverneur de l'État de Miranda (2008-2012). Il est candidat de l'opposition à l'élection présidentielle de 2012, lors de laquelle il recueille 44,3 % des voix face à Hugo Chávez. À nouveau candidat six mois plus tard après la mort de celui-ci, il manque de peu de l'emporter face à Nicolás Maduro, obtenant 49,1 % des voix.

Sommaire

Biographie [modifier]

Jeunesse [modifier]

Issu d'une des familles les plus riches du pays et petit-fils de déportés polonais morts dans le camp de Treblinka[1], il est le fils de l'entrepreneur Henrique Capriles García et de Mónica Cristina Radonski Bochenek. Après avoir été scolarisé dans une école privée de Caracas, il fait des études de droit à l'Université catholique[2] et devient avocat[3].

Débuts en politique [modifier]

Élu député en 1998, Henrique Capriles occupe les fonctions de président de la Chambre des députés (il est alors le plus jeune de l'histoire du pays à occuper cette fonction[2]) et de vice-président du Congrès de la République du 23 janvier 1999 au 28 mars 2000. Il est ensuite maire de la municipalité de Baruta du 30 juillet 2000 au 26 novembre 2008. Enfin, du 29 novembre 2008 au 6 juin 2012, il occupe les fonctions de gouverneur de l'État de Miranda et se fait notamment remarquer à ce poste en distribuant gratuitement des sacs de nourriture aux pauvres dans le cadre du plan « Zéro faim »[4]. Il est membre fondateur et leader de Justice d'abord (Primero Justicia), un parti humaniste et centriste.

En 2002, il est accusé de participer à la prise d'assaut de l'ambassade de Cuba où se sont réfugiés les membres du gouvernement lors du coup d'État mené contre Hugo Chávez, alors qu'il est maire du quartier où se déroulent les évènements. Incarcéré puis finalement acquitté, il nie s'être impliqué dans des actes violents[1].

Candidature à l'élection présidentielle de 2012 [modifier]

Le 12 février 2012, lors d'une élection primaire ouverte à tous les citoyens, il est choisi avec 64,2 %[5] des voix comme candidat de la Coalition pour l'Unité démocratique (Mesa de la Unidad Democrática) pour l'élection présidentielle de 2012[6]. La Coalition regroupe un ensemble de partis, de la droite à la gauche, qui se sont unis derrière un unique candidat pour éviter la dispersion des voix d'opposition face au président sortant Hugo Chávez[7]. Se définissant lui-même comme étant de centre-gauche avec pour modèle le programme de développement brésilien mené par Lula puis Dilma Rousseff, il promet l'ouverture de l'économie, l'arrêt de l'offre de pétrole du Venezuela à des pays comme Cuba ou le Nicaragua, le renforcement des « missions » (les programmes sociaux subventionnés par l'entreprise pétrolière nationale PDVSA depuis 2003), le relèvement de 25 % du salaire minimum et la réduction du mandat présidentiel à quatre années avec une seule réélection possible[8],[9].

Lors de la campagne électorale, Chávez et ses soutiens l'accusent néanmoins d'avoir un tout autre programme que celui qu'il affiche. Ainsi, une partie de la presse vénézuélienne divulgue sur la fin de la campagne ce qu'elle affirme être un document interne à la Coalition pour l'Unité démocratique dans lequel il serait projeté de réduire les subventions alimentaires et de cibler les supermarchés étatisés qui alimentent les plus pauvres. Le scandale cause la défection de trois partis de la coalition, alors que Capriles déclare que le document est un faux émanant du gouvernement[10]. De son côté, le sociologue Romain Migus souligne que le programme de Capriles prône de larges privatisations et une baisse de l'intervention publique[11].

Le 20 mars 2012, un projet d'attentat contre sa personne est révélé par les services secrets vénézuéliens[12].

Le 7 octobre 2012 il perd l'élection présidentielle avec 44,31 % des suffrages exprimés (6 591 304 voix) contre Hugo Chávez, qui obtient 55,07 % des suffrages (8 191 132 voix). Il réalise ainsi le meilleur score pour un candidat de l'opposition face à Chávez depuis la première élection de celui-ci, en 1998. Quelques semaines plus tard, Capriles est réélu au poste de gouverneur de l’État de Miranda.

Candidature à l'élection présidentielle de 2013 [modifier]

Henrique Capriles Radonski dénonce à plusieurs reprises le manque d'informations sur le réel état de santé d'Hugo Chávez, qui retourne se faire soigner à Cuba quelque temps après sa réélection à la présidence, avant de revenir mourir à Caracas le 5 mars 2013. Capriles annonce, cinq jours plus tard, sa candidature à l'élection présidentielle anticipée du 14 avril.

Pendant la campagne, très courte, il dénonce la différence de traitement médiatique entre lui et son adversaire, le président par intérim, Nicolás Maduro. À l'issue du scrutin du 14 avril, alors que la plupart des sondages accordaient une avance de 10 à 20 points à Maduro, il obtient 49,12 % des voix. Capriles refuse de reconnaître ces résultats, dénonçant des milliers d'irrégularités ayant entaché le scrutin, ainsi que mettant en cause l'impartialité du Conseil national électoral, dont quatre membres sur cinq se déclarent chavistes[13]. Deux jours après le vote, des manifestations ont lieu et des affrontements provoquent la mort d'au moins sept personnes[14].

Sources [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. a et b Capriles, le maître atout de l'opposition vénézuélienne, Le Figaro, 5 octobre 2012
  2. a et b Chavez et Capriles : le jeu des 6 différences, Europe 1, 1er octobre 2012
  3. Venezuela : Henrique Capriles, l'opposant qui fait trembler Chavez, France Info, 5 octobre 2012
  4. Henrique Capriles Radonski, l'homme qui veut battre Hugo Chavez, Jol Press, 1er octobre 2012
  5. [1]
  6. Les opposants à Chavez désignent leur champion, Le Figaro, 12 février 2012.
  7. (en) « Venezuela polls: Henrique Capriles to challenge Chavez », BBC, 13 février 2012
  8. «Il faut rompre avec le capitalisme d’Etat qui est un échec», Libération, 24 septembre 2012
  9. VENEZUELA. Le dernier souffle du Comandante, Le Nouvel Observateur, 4 octobre 2012
  10. (en)The domestic and international implications of Venezuela's vote, Nikolas Kozloff pour Al Jazeera, 6 octobre 2012
  11. « Capriles est le candidat du néolibéralisme », L'Humanité, 2 octobre 2012
  12. Venezuela : un projet d'attentat, Le Figaro, 20 mars 2012.
  13. Patrick Bèle, « La victoire de Nicolas Maduro contestée au Venezuela », in Le Figaro, mardi 16 avril 2013, p. 5.
  14. Manifestations au Venezuela : au moins 7 morts et 61 blessés, Le Monde, 16 avril 2013

Liens externes [modifier]

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