Hastings Kamuzu Banda

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Hastings Banda
Statue de Banda à Lilongwe.
Statue de Banda à Lilongwe.
Fonctions
1er président de la République du Malawi
6 juillet 196624 mai 1994
(&&&&&&&&&&01018427 ans, 10 mois et 18 jours)
Élection 6 juillet 1966
Réélection 1971 (présidence à vie)
Prédécesseur Nouvelle fonction
Successeur Bakili Muluzi
Premier ministre du Malawi
31 décembre 19636 juillet 1966
(&&&&&&&&&&&012513 ans, 5 mois et 5 jours)
Monarque Élisabeth II
Gouverneur Sir Glyn Smallwood Jones
Prédécesseur Lui même (Nyassaland)
Successeur Fonction abolie
Premier ministre du Nyassaland
1er février31 décembre 1963
Monarque Élisabeth II
Prédécesseur Nouvelle fonction
Successeur Lui même (Malawi)
Biographie
Nom de naissance Hastings Kamuzu Banda
Date de naissance Mars ou avril 1898
Lieu de naissance Kasungu
Date de décès 25 novembre 1997 (à 99 ans)
Lieu de décès Afrique du Sud
Nationalité malawite
Parti politique Malawi Congress Party

Hastings Kamuzu Banda
Présidents de la République du Malawi

Hastings Kamuzu Banda (mars ou avril 1898 - 25 novembre 1997) a été le premier président de la République du Malawi.

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire du Nyassaland, Hastings Banda a quitté son pays natal vers 1916. Après des études de médecine aux États-Unis, il s'établit en Écosse. C'est de Glasgow que le docteur Banda s'oppose à la fusion de la colonie anglaise avec les deux Rhodésies (1953).

De retour au Nyassaland en 1958, après deux années passées au Ghana, reçu comme un héros dans son pays natal même s'il en a oublié la langue après 42 ans d'absence, Banda s'affirme comme un opposant décidé à la présence britannique et à la fédération imposée en 1953.

Leader écouté de la branche locale de l'ANC, il fonde le Malawi Congress Party (en) puis profite de l'octroi, en 1961, du régime représentatif pour gagner les élections (censitaires). Le MCP devient de fait, une sorte de parti unique compte tenu de la faiblesse des autres formations d'opposition.

La sécession du Malawi en 1963 de la Fédération est le prélude à l'indépendance octroyée l'année suivante. Banda dirige d'abord une monarchie constitutionnelle, vite transformée, en 1966, en une république aux aspects bien souvent autoritaires mais qui reste membre du Commonwealth.

Dès sa prise de pouvoir, Banda va s'éloigner des mouvements nationalistes africains et, non sans les scandaliser, établir des relations avec ses voisins rhodésiens, sud-africains et portugais. À maintes occasions, Banda justifiera ce choix par l'enclavement géographique du Malawi qui interdit toute hostilité envers les États "blancs".

En 1971, Banda est réélu président de la République par le Parlement et se proclame président à vie. Il devient la même année le premier dirigeant africain à se rendre en Afrique du Sud (la première visite d'un dirigeant étranger en Afrique du Sud depuis celle du roi d’Angleterre George VI en 1947) et signe alors avec ce pays un accord (capitaux et armement contre des travailleurs). Chose curieuse, cette alliance ne faiblira pas, même quand le Malawi intégrera le groupe des États africains hostiles à Pretoria (SADCC) le 1er avril 1980.

Le début des années 1990 marque la fin du pouvoir quasi absolu du vieux président. En 1992, il dissout le Parlement, ce qui provoque des manifestations meurtrières dans le pays. L'année suivante, les oppositions ne faiblissant pas, le Malawi adopte enfin le multipartisme et pousse en 1994 à la retraite son vieux dictateur qui meurt à 99 ans (ou 93 ans) en 1997.

Note[modifier | modifier le code]