Gustave de Smet

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L'artiste et sa femme, 1927

Gustave de Smet (Gand, 1877- Deurle,1943) est le frère aîné de Léon de Smet, fils de Jules de Smet peintre-décorateur d'enseignes, de décors de foires ... Il étudie à Gand auprès de Jean Delvin, membre fondateur du groupe des XX.

Biographie[modifier | modifier le code]

Quittant la ville pour la campagne, il rejoint vers 1900 ses amis Gantois : son talentueux frère Léon, Albert Servaes, Maurice Sijs à la colonie d'artiste de Laethem-Saint-Martin. L'influence d'Émile Claus l'oriente vers un luminisme centré sur les rapports de couleurs au sein de la composition. Ses œuvres de l'époque ont des inflexions poétiques, parfois mélancoliques, et romantiques. Peu après, G. de Smet opte pour des sujets symbolistes, faisant une large place à l'allégorie et au mythe. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il se réfugie aux Pays-Bas avec Frits Van Den Berghe, et intensifie ses ressources plastiques au contact du Fauvisme et de son expressionnisme lyrique, et d'autres mouvements européens, expressionnisme allemand, cubisme, futurisme. À partir de 1919, il montre une tendance à plus de géométrie. Les éléments de la nature ou des scènes familières et intimistes sont traduits par de vastes plans inarticulés, les lignes sont raides et tendues ; la composition gagne en rigueur et en clarté. G. de Smet se rattache à l'art de Marc, Macke, il exprime des impressions ressenties dans la nature ou dans la société en recouvrant à la conjugaison des couleurs vives contrastées ou sombres et empâtées avec des formules du post-cubisme ou du constructivisme. Il crée par des correspondances, des répétions, un rythme qui pénètre l'œuvre.

"Le port d'Ostende" (1925)

Œuvres[modifier | modifier le code]

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