Émile Claus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Claus.
Émile Claus en 1917


Émile Claus (27 septembre 1849 à Vive-Saint-Éloi14 juin 1924 à Astene), est un peintre belge, figure la plus brillante du luminisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Émile Claus naquit à Vive-Saint-Éloi, petit village des Flandres sur les bords de la Lys, seizième enfant d'une famille de commerçants ruraux en 1849. Sa vocation est précoce, à l'âge de vingt ans il s'inscrit à l'Académie d'Anvers et décide de se consacrer entièrement à la peinture. Il expose pour la première fois deux scènes de genre à Bruxelles en 1875 et en 1879 il s'embarque pour l'Afrique du Nord, trois ans avant le peintre Théo van Rysselberghe. À son retour la lumière sera la vie de ses toiles et sa propre vie : il peint avec des couleurs élémentaires, il décompose le prisme et le réfracte à travers les tons.

Au contact de son ami Théo Verstraete, sa peinture, teintée de réalisme (Le vieux Jardinier de 1885, Les Sarcleuses de Lin de 1887), devient lumineuse et s'éclaircit.

En 1889, il loue un atelier à Paris pendant trois ans qu'il occupe l'hiver, après ses étés passés à Astene. Son ami Camille Lemonnier nous parle de sa vie de fièvre et de passion qui l'exalte, en revivant les heures héroïques de l'Art au contact des Maîtres de l'impressionnisme qui triomphe. Il se lie d'amitié avec le peintre intimiste et symboliste Henri-Eugène Le Sidaner et rompt avec son ancienne manière conventionnelle de peindre.

Les grandes expositions internationales le réclament avec enthousiasme, les musées acquièrent ses œuvres et il fonde, en 1904, le cercle Vie et Lumière auquel participent Ensor, et Georges Lemmen.

En 1905, il expose à Bruxelles, au Cercle artistique, cinquante-deux toiles qui le consacrent comme le peintre qui a fait entrer dans l'art un paysage nouveau ; il a créé une Flandre des peintres que la peinture ignorait encore[1].

Réfugié à Londres durant la guerre, il revient à Astene en 1918. Fidèle à sa vision de la nature et méritant son nom de Peintre du Soleil, il y meurt le 14 juin 1924[2]. Il est enterré dans le jardin de sa villa.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Vaches traversant la Lys / Passage des vaches, 1899, huile sur toile (200x305), Musées royaux des beaux-arts de Belgique (Bruxelles)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Camille Lemonnier
  2. Source : Fondation de l'Hermitage à Lausanne, Chefs-d'œuvre des Musées de Liège 1988-1989