Freeware

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Un logiciel gratuit, gratuiciel, ou freeware est un logiciel propriétaire distribué gratuitement sans toutefois conférer à l'utilisateur certaines libertés d'usage[1],[2],[note 1] associées au logiciel libre. Les termes « gratuiciel » ou « logiciel gratuit », dont l'usage est préconisé par la commission générale de terminologie et de néologie en France, sont des traductions du mot anglais freeware, qui est une contraction de free (gratuit) et software (logiciel) - contraction qui prête à confusion en anglais avec free software qui désigne en anglais un logiciel libre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon la Free Software Foundation, le terme freeware » est souvent utilisé dans les années 1980 pour distribuer des programmes seulement en exécutable, sans fournir le code source[3].

Motivations[modifier | modifier le code]

Dans les premiers temps de l'informatique, les logiciels étaient distribués avec le matériel et n'étaient pas considérés comme une marchandise vendable. Cela résultait de la forte dépendance qui existait entre le logiciel, généralement écrit en langage machine comme l'assembleur, et le matériel. L'apparition de langages informatiques portables, tel que le C mirent fin à ce couplage. Dès lors, vendre du logiciel devint une activité spécialisée et lucrative.

La distribution gratuite de logiciel présente un intérêt évident pour les grands acteurs du monde logiciel. Il peut s'agir dans un cas, de distribuer gratuitement un logiciel aux fonctions réduites, sous la forme d'un produit d'appel, pour inciter une partie des utilisateurs à utiliser la version payante ou d'autres produits du même éditeur. La distribution gratuite peut aussi être réalisée dans le but de créer une addiction aux produits de l'éditeur ou dans le but de devenir un standard de facto. C'est le cas avec la distribution du lecteur de contenu Flash.

Dans le cas de développement réalisé par des amateurs éclairés, la distribution gratuite du logiciel est une nécessité, du moins dans un premier temps, pour s'assurer de la propagation du logiciel. Ces auteurs de gratuiciel ne peuvent pas se permettre, s'ils veulent que leur logiciel soit utilisé, de le faire payer.

Terminologie[modifier | modifier le code]

En France, la Commission générale de terminologie et de néologie conseille d'employer « logiciel gratuit »[4].

Le mot gratuiciel est le terme recommandé par l'Office québécois de la langue française[5] pour remplacer l'anglais freeware. On trouve également distribuciel L'origine de partagiciel est attribuable à une conversation dans la Conférence Français de Fidonet à la fin des années quatre-vingt et début quatre-vingt dix sous l'objet : Subj : Partagiciel / Share Ware ! Un Européen lançait la demande si on ne pourrait pas proposer un équivalent valable pour shareware. Un canadien offre partagiciel et en profite pour offrir aussi graticiel pour freeware. L'usage se charge du reste en suggérant une préférence pour gratuiciel.[réf. nécessaire]

Il ne faut pas confondre logiciel gratuit (freeware) ou gratuiciel (idem) et partagiciel (shareware) qui permet d'utiliser le logiciel complet ou bridé gratuitement mais pendant une durée déterminée : un logiciel de traitement de texte pourrait par exemple interdire la sauvegarde des fichiers créés, ou fonctionner uniquement pendant les deux mois qui suivent son installation. Le gratuiciel et le partagiciel sont cependant tous deux des logiciels commerciaux. Il faut aussi distinguer le logiciel gratuit du logiciel libre. Le logiciel libre est non seulement gratuit (à de très rares exceptions près), mais offre en outre des libertés que la gratuité ne prend pas en compte. Le logiciel gratuit est notamment diffusé sans les sources du programme[1]. Sa modification ou la redistribution de versions améliorées sont donc impossibles. La licence de distribution peut être restrictive (pas de diffusion sur cédérom, ou uniquement sur certains sites internet). La FSF recommande d'éviter d'employer le terme « gratuiciel » comme synonyme de logiciel libre[3].

Exemples[modifier | modifier le code]

Ces logiciels comprennent des limitations particulières, indiquées entre parenthèses, en plus de posséder les limitations habituelles du logiciel propriétaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « L'auteur conserve [...] tous les autres droits, y compris les droits de copier, distribuer et faire des œuvres dérivées à partir du logiciel.».

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Freeware », sur gnu.org (consulté le 20 septembre 2011).
  2. (en) « Legal battles that shaped the computer industry », sur Google Books,‎ 1999 (consulté le 25 novembre 2009).
  3. a et b (en) « Words to Avoid (or Use with Care) Because They Are Loaded or Confusing - GNU Project - Free Software Foundation (FSF) », sur gnu.org (consulté le 20 septembre 2011).
  4. « Logiciel gratuit », sur FranceTerme (consulté le 20 septembre 2011).
  5. « Gratuiciel - définition », sur granddictionnaire.com (consulté le 4 décembre 2014).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]