Shareware

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Partagiciel Un shareware, un partagiciel, ou un logiciel à contribution[1], est un logiciel propriétaire, qui peut être utilisé gratuitement généralement durant une certaine période ou avec des fonctionnalités limitées. Après cette période d'essai, l'utilisateur doit rétribuer l'auteur s'il veut continuer à utiliser le logiciel ou avoir accès à la version complète.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Shareware est un mot valise venant de l'anglais composé de to share (partager) et software (logiciel).

Le mot partagiciel est recommandé par l'office québécois de la langue française comme traduction du mot shareware. On peut aussi trouver plus rarement le terme « contribuciel » (pour logiciel contributif).

L'origine de partagiciel est attribuable à une conversation dans la Conférence Français de Fidonet à la fin des années quatre-vingt et début quatre-vingt dix sous l'objet : Subj: Partagiciel / Share Ware ! Un Européen lançait la demande si on ne pourrait pas proposer un équivalent valable pour "shareware". Un Canadien offrit partagiciel et en profita pour offrir aussi graticiel pour "freeware". L'usage se chargea du reste. [réf. nécessaire]

Erreurs fréquemment commises[modifier | modifier le code]

Un shareware peut facilement être confondu avec un donationware (donaciel), un freeware (gratuiciel), avec un logiciel abandonné (abandoneware) ou avec un logiciel libre.

Un shareware n'est pas forcément un logiciel libre car il peut être livré sans son code source. De plus, lorsque celui-ci est fourni, le droit de le redistribuer n'est pas automatiquement accordé. Enfin, la distribution du logiciel lui-même n'est pas forcément libre. Comme pour toute œuvre de l'esprit, il faut s'assurer d'en avoir explicitement le droit (soit en le demandant directement à l'auteur, soit en regardant si la licence généralement fournie avec le logiciel l'y autorise)

Généralités[modifier | modifier le code]

Un shareware peut être utilisé gratuitement et librement pendant une durée ou un nombre d'utilisations qui sont indiqués par l'auteur. Cela permet de tester les fonctionnalités et voir si elles correspondent à ses besoins.

Au bout de cette période d'essai, il est possible soit de payer une contribution (souvent modique) et continuer à utiliser le logiciel, soit de le désinstaller. Il est également permis de distribuer le logiciel à une autre personne, toujours pour essai.

Hormis l'utilisation légale du produit, le paiement de la licence peut aussi débloquer un certain nombre de fonctionnalités jusqu'alors inaccessibles comme la sauvegarde, la réception régulière de mises à jour, l'impression et, parfois, la possibilité de prendre contact avec l'auteur.

Certains sharewares sont des harceliciels (agaciels, hassleware, nagware, annoyware ou guiltware), qui se contentent de rappeler à intervalles plus ou moins fréquents, à l'aide par exemple d'alertes ou de dialogues, que la période d'essai est échue.

Certains auteurs ne demandent que l'envoi d'une carte postale comme paiement de la licence, dans ce cas on parle de carticiel (postcardware). D'autres suggèrent simplement que l'utilisateur verse une contribution à l'organisation charitable ou humanitaire de son choix : c'est ce qu'on appelle un caritaticiel (careware).

Évolution du concept[modifier | modifier le code]

Les premiers sharewares étaient disponibles en version complète et non limitée dans le temps. Ce mode de distribution n'a pas vraiment fonctionné : les clients continuaient d'utiliser le logiciel sans le payer. Depuis lors, les sharewares ont évolué en trois branches selon la conception qu'en a l'auteur :

  • L'auteur peut choisir de maintenir la disponibilité de son logiciel en version complète et non limitée, mais y ajouter un message récurrent (écran de rappel, nag screen) pour rappeler à l'utilisateur qu'il doit payer ce logiciel s'il l'utilise régulièrement (voir harceliciel).
  • Il peut préférer limiter l'usage de son logiciel, en le distribuant comme une version de démonstration : l'usage du logiciel ou de certaines fonctionnalités sont bloquées après une période d'essai, afin de forcer l'utilisateur à payer le logiciel. Certains de ces partagiciels (en réalité, ce sont des versions de démonstration) ont des fonctionnalités bloquées même pendant la période d'essai ; dans ce cas ce sont souvent des fonctions de confort. Elles sont débloquées lors du paiement de la contribution.
  • Enfin, il peut au contraire décider que les utilisateurs soient libres de choisir de payer ou non le logiciel, selon l'utilisation qu'ils en font.

Exemples[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]